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 Un peu d'air et de calme ◆ flash-back

Anna Belle
Anna Belle
plume menteuse
Pseudo : Typocampe
Célébrité : Sophie Skelton
Crédits : Typocampe
Messages : 458

Âge : 24 ans
Métier : Faussaire, elle produit de faux documents. Un peu actrice, elle vous persuadera de leur véracité.
Situation matrimoniale : Célibataire et, d'après ce que l'on dit, ce n'est pas prêt de changer si elle ne fait pas rapidement quelques efforts en ce sens.

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Mar 29 Jan - 9:29

Un peu d'air et de calme

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Depuis plusieurs jours, l’hôtel particulier où logeait, à Paris, le jeune baron de Cuigy et sa mère, Aubépine de Cuigy, était devenu un véritable moulin à vent où tout du long de la journée défilait une multitude de gens à de divers sujets. Tantôt les soieries dont serait drapée la grande salle de réception, tantôt la viande qui serait servie au repas, il avait aussi été question de vins, de fruits, de toilettes neuves pour les dames et les hommes de la maison, de bijoux et d’innombrables autres choses qui auraient pu faire tourner la tête à n’importe quelle autre jeune domestique qu’Anna. Mais la jeune fille se faisant prénommer ainsi était en vérité accoutumée à ce genre de grands chamboulements pour venir d’un bordel où pareille agitation était coutumière, pour ne pas dire quotidienne.

Mais y être habituée ne signifiait en rien qu’elle était très à l’aise et si elle avait participé à sa manière à l’organisation des festivités, elle était restée en retrait de sa maîtresse, se contentant de lui donner son avis lorsqu’elle le lui demandait. La veuve avait tenu à ce que sa jeune amie soit présente à ses côtés le grand soir venu et on avait, à ce titre, insisté pour qu’elle-même soit plus présentable que d’ordinaire. Le corset enserrait sa taille et sa poitrine dans une cage désagréable qui était loin de la laisser libre de ses mouvements, le tissu la grattait et elle sentait ses épaules trop larges pour la robe, tant et si bien qu’elle était tenue de se cambrer pour soulager un peu sa colonne vertébrale, redressant sa silhouette qui paraissait soudainement bien digne pour une simple servante. Mais après tout, elle avait toujours était d’une nature fière, ce qui plaisait à la veuve.

Un pas en arrière de celle qui était encore pour le moment la maîtresse de maison – puisque son fils ne semblait pas pressé de prendre épouse, ce qui était le sujet de cette soirée mondaine bien évidemment –, Anna avait assisté à l’accueil des invités en silence, observant leurs riches toilettes et leurs beaux atours scintillants sans broncher, s'armant d'un sourire courtois. Tant de faste n’était guère à son goût et elle se demandait comment faisaient ces dames pour réussir à respirer dans cette atmosphère qui chaque instant devenait un peu plus étouffante. Elle en était même venue à bénir le courant d’air s’engouffrant par la porte d’entrée à chaque fois que celle-ci venait à s’ouvrir pour laisser entrer de nouveaux invités. Parfois, elle et sa maîtresse échangeaient un regard au travers duquel toutes deux se comprenaient parfaitement et il en fallait alors de peu qu’elles ne pouffent de rire. Mais heureusement, il n’y eut aucun incident de ce genre à déplorer et bientôt la dame se joignit plus avant aux festivités, se lançant avec quelques riches amies dans des conversations endiablées auxquelles sa jeune suivante n’entendait rien. Anna demanda alors la permission de se retirer et on lui rendit dès lors sa liberté.

Se sentant oppressée par la foule, la jeune fille décida donc de monter dans les étages pour trouver un peu de calme et un air plus doux. C’est ainsi qu’elle pénétra dans la galerie. La longue pièce était difficile à chauffer et donc toujours la plus froide de la maison ce qui, en cette soirée était une véritable bénédiction pour la rouquine qui fut toutefois surprise de trouver là quelqu’un. Sans doute celui-ci désirait-il aussi un peu de calme et elle se fit donc aussi discrète que possible pour ne pas attirer son attention, l’observant discrètement jusqu’à le reconnaître parfaitement. Il s’agissait du nouveau genre de Madame de Cuigy, Estienne d'Escorches si elle avait bonne mémoire – quelque chose lui faisant rarement défaut. Le jeune marié semblait songeur devant un portrait de sa dame et de feu son époux à leurs noces, attentif aux détails de la toile, sombre même. Elle hésita un instant encore avant de s’approcher de lui, soufflant timidement :

« C’était une bien belle mariée – bien que les années lui aient été clémentes –, nul doute que votre femme tient d’elle toute sa grâce. »

Elle ignorait que dire de plus, tenant toutefois à lui être agréable pour lui apporter un peu de réconfort, ignorant la raison des nuages qu’elle voyait flotter au-dessus de son front.
Estienne d'Escorches
Estienne d'Escorches
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Pseudo : Estienne d'Escorches de Sainte Croix
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Âge : 25 ans
Rang : Fils d'un marquis, il est de coutume de l'appeler Comte
Métier : Diplomate à la cour du roi
Situation matrimoniale : Veuf, père d'un fils de trois ans.

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Sam 2 Fév - 14:26

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Ambiance

Le valet ouvrit la porte de la calèche. Estienne précéda son épouse afin de lui tendre la main avec une galanterie non feinte. La jeune mariée, Eurydice de son prénom, était ravie qu'il ait accepté ce long voyage jusqu'à Paris dans l'unique but de lui faire plaisir, avant qu'il ne parte lui-même à la guerre. Même s'il n'avait pas voulu se marier, il ne pouvait lui faire endurer la colère qu'il ressentait envers son père. Cela aurait été injuste que la jeune femme, à l'esprit romantique, ne se retrouve la proie des émotions volcaniques qui sévissaient sous le calme apparent d'Estienne. C'est ainsi qu'il tentait de lui être le plus agréable possible, faisant croire à son père que tout était désormais réglé, alors qu'une part de lui ne cessait de partir en révolte. Mais contre qui ou quoi? Cela restait indéfini. Il ne pouvait renier sa naissance et les responsabilités qu'elle incombait. Mais il ne voulait pas croire que son père l'ait si rapidement marié, simplement car il ne croit pas en lui. Il ne croit pas qu'il reviendra vivant de la guerre.

Eurydice se saisit de son bras, son sourire toujours aussi éclatant en vue de revoir sa mère et son frère. Lui aussi se devait de prendre épouse, mais il avait le luxe de ne pas posséder de père qui l'obligerait à cela. Sa mère, la baronne de Cuigy, s'y employait d'une façon plus agréable, en faisant venir du beau monde lors de cette soirée, ce qui lui permettrait d'avoir le choix de sa future épouse. Estienne trouvait cette façon de faire bien plus respectueuse, mais il commençait à se faire une raison par rapport à son propre père: il l'avait toujours éduqué en partant du principe que ce qu'il faisait était mal, pas assez bien, sans aucun doute pour qu'il vise l'excellence. Estienne n'était juste pas de ce type d'homme, il avait hérité d'un cœur sensible, autant à la beauté, qu'à la détresse des hommes. Il ne savait toutefois pas qui le lui avait légué. Tout cela s'effaça bien vite de son esprit quand la mère de son épouse vint les saluer. Il était évident qu'il y avait beaucoup d'amour dans cette famille, la baronne n'hésitant pas à prendre sa fille dans ses bras, se retenant de justesse de faire de même avec son gendre. Même s'ils étaient désormais de la même famille, il n'en restait pas moins qu'il était un marquis, et il y avait une étiquette à tenir.

C'est ainsi qu'il fit bonne impression auprès des autres convives, même s'il était clair que c'était un défilé de bonnes manières et de faux semblants. Il se montra digne de sa réputation dans les salons, ayant le verbe facile et les anecdotes toujours déroutantes. Toutefois, plus la soirée avançait et la chaleur des lieux également, plus il se mettait en retrait de ce beau monde, accompagnant sa femme auprès de ses anciennes amies, avant de la laisser seule avec elles et de s'éclipser dans les étages en recherche d'une nouvelle respiration. Il avait du mal à appréhender la guerre qui l'attendait. Il avait même du mal à imaginer pendant qu'ici on mangeait, buvait, festoyait, d'autres risquaient leur vie, et il allait en faire de même prochainement. Il était toujours désarçonné par la façon dont le monde était fait. Il avait toujours trouvé cela étrange comme leur société reposait sur des codes, qu'ils soient vestimentaires ou au sein des livres de lois, sans parler sur la richesse de chacun. Il connaissait ainsi son privilège, mais en même temps il voulait se sentir vivre pleinement, pas sous la coupe d'un père.

Il débarqua dans la fameuse galerie dont lui avait parlé sa dulcinée à maintes reprises. Cette dernière lui avait assuré que l'endroit lui plairait, lui qui adorait et pratiquait les arts de la toile. Naturellement, le regard de l'artiste se posa sur chacune des peintures, tandis qu'il vint croiser les bras afin de venir se réchauffer, cette pièce semblant plus froide que le reste de la demeure. Il commença à marcher dans cette pièce qui s'étirait dans la longueur, jusqu'à s'arrêter devant un immense portrait où il reconnaissait les traits gracieux d'Eurydice, même s'il était évident que ce soit sa mère sur ce portrait de couple. Son regard s'assombrit quelque peu, tandis qu'il observait attentivement la technique qu'avait du utiliser le peintre pour donner de la profondeur à ce qu'il regardait. À peine son regard plongea dans la toile qu'il entendit une voix féminine s'élever tout en faisant référence à son épouse. Le visage d'Estienne se tourna vers l'étrangère dont la beauté harmonieuse et simple - sans une couche de maquillage - le saisit un instant. Au moins savait-il qu'elle connaissait son identité, mais la sienne lui restait inconnu: «J'entends que vous savez qui je suis...puis-je connaître votre nom?» Sa voix était grave et douce, sans entourloupe.

Il se tourna à nouveau vers la toile et fit suite à tes propos: «J'avais reconnu là Eurydice en effet.» Un sourire naquit sur ses lèvres. Même s'il ne l'avait pas choisi, il appréciait les manières de sa jeune épouse qui semblait curieuse de tout, bien loin des voiles de froideur de certaines nobles. «Mais j'avoue que j'étais attentif au grain de cette peinture...à la technique qui a été faite pour rendre ce bleu, ici, si profond.» Il te montra du doigt le ruban de feu monsieur le baron, avant de se tourner à nouveau vers toi: «Êtes-vous sensible à l'art?» Il n'avait que faire des titres, bien qu'il aimait toujours connaître le nom de ceux à qui il s'adressait. Il trouvait agréable que de discuter avec toi, dans ce lieu vide et calme tandis que le monde festoyait sous vos pieds. «Mais peut-être préférez-vous rejoindre la soirée? Je n'aimerai pas vous retenir.»

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Ce qui brille n'est pas d'or. Les ombres sont mêlées de silences et de secrets. Étant au-delà des apparences, elles ne mentent pas elles. À l'image d'un croquis dessiné maladroitement aux côtés d'un amant.
Anna Belle
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Lun 4 Fév - 10:51

Un peu d'air et de calme

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Avec ses cheveux élégamment coiffés, remontés en une savante coiffure qui mettait à leur avantage ses boucles rousses, sa robes sobre et pourtant soigneusement brodée qui soulignait ses courbes féminines et le collier qui ornait son cou – souvenir d’une vie antérieure dont elle n’avait pas réussi à se séparer –, il était difficile de reconnaître la jolie et discrète suivante de la maîtresse des lieux. Non qu’Anna Belle était habituellement disgracieuse, mais sa sobre robe de domestique et son chignon élaboré n’avait rien à voir avec l’élégance qu’elle dégageait ce soir-ci. Son port noble n’en était effectivement que plus prononcé, semant un peu plus le doute sur son identité. Aussi, elle ne fut guère surprise que son interlocuteur ne la reconnaisse pas. Sans doute ne l’avait-il jamais remarqué avant ce soir-ci d’ailleurs, elle qui demeurait d’ordinaire dans l’ombre des pas de la baronne douairière de Cuigy.

Quand il lui demanda de décliner son identité, elle marqua un moment d’hésitation. Quelle que soit la réponse qu’elle donnerait à cette question, elle ne pourrait révéler sa véritable identité : Annabelle Beaucieux. Bien que contrairement à d’autres faciès qu’elle avait pu apercevoir ce soir, elle n’avait pas le souvenir qu’Estienne d’Escorches de Sainte-Croix soit un habitué de La Maison Sophie, elle ne pouvait risquer qu’il connaisse le nom et la réputation de celui qui avait fait d’elle sa fille, Adam Beaucieux, maître du réputé bordel parisien qui l’avait vu naître et grandir. Tous ici pensaient que son nom était Anna Belle ce qui lui valait l’honorable appellation de Mademoiselle Belle quand on ne l’appelait pas simplement Anna. Mais donner ce nom-ci reviendrait à admettre le manquement à l’étiquette fait par Aubépine de Cuigy pour avoir autoriser sa domestique à se joindre à de si fastueuses célébrations. Devait-elle alors mentir plus avant et se faire passer pour une jeune noble, cousine d’Eurydice, sa jeune épouse ? Ce serait une idée, quel nom pourrait-elle alors donner ? Anne serait plus naturel pour une noble qu’Anna mais qu’elle nom pourrait-elle imaginer ? Elle n’en connaissait pas assez pour en trouver un qui puisse le tromper. Aussi, elle abandonna cette tentante entreprise pour lui révéler la vérité. Après tout, s’il était ici à préférer la compagnie de toiles muettes à celle de tous ces nobles gens en bas, il ne s’en formaliserait sans doute pas.

« Je suis Anna monsieur, Anna Belle, suivante de Madame de Cuigy, votre belle-mère… »

Plutôt que de s’indigner qu’une domestique se permette de venir le troubler dans sa contemplation, il approuva sa remarque en disant avoir reconnu dans les traits de la baronne la jeune femme qu’il tenait à son bras un peu plus tôt. Si l’un ou l’autre des deux protagonistes savait qu’il n’existait aucun lien de sang entre les deux femmes, ils en auraient sans doute été surpris et embarrassés en cet instant. Toutefois, le futur marquis eu tôt fait de changer de sujet quand il lui révéla alors que son intérêt se portait davantage sur la technique de l’artiste que sur la beauté de ses modèles. Il lui désigna notamment le bleu si intense et si profond du ruban qu’avait porté le baron ce jour-là, les ombres et les reflets en étaient effectivement si travaillés qu’il paraissait réel. Anna Belle sourit, elle ne l’avait jamais remarqué jusqu’à présent et se montrait plutôt curieuse qu’ennuyée par ce genre de détails. Elle lui adressa donc ce franc sourire dont elle avait le secret et qui avait tant séduit la baronne pour qu’elle refuse de s’en séparer le plus souvent.

« Je n’ai pas l’œil aussi sensible que vous aux détails visiblement Monsieur, toutefois, malgré mon rang, je peux dire ne pas être insensible à la beauté qui m’entoure et aux œuvres qu’elle inspire aux artistes. Aussi, vous ne me retenez aucunement, j’étais venue ici en quête d’un peu d’air frais et de calme mais votre compagnie est tout à fait rafraîchissante et votre conversation intéressante, me montreriez-vous donc d’autres détails ayant attiré votre œil où me permettrez-vous de vous montrer ceux m’ayant interpelés ? »

Il pourrait-être étrange qu’une domestique ait pareille conversation et le maniement de la langue et des mots si aisé, toutefois, Anna, était une jeune fille tout à fait accomplie, éduquée avec soin, Aubépine avait veillé à lui donner la culture pouvant lui faire défaut et elle savait s’exprimer avec plus de clarté que ne le faisaient de nobles dames.
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Sam 23 Fév - 15:57

Un peu d'air et de calme

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Ambiance

À l'énonciation de ton nom, il se souvint de toi. Autrefois, lors de sa première venue à Cuigy, tu étais habillée comme la suivante de la baronne comme tu le mentionnais. Mais ce soir, il en allait tout autrement, et même s'il ne le montra pas, il devait avouer que tu possédais une grâce que ceux de ton rang n'avaient pas toujours. Mais cette dernière ne l'intéressait pas en cet instant, c'est ainsi qu'il te questionna sur ta sensibilité à l'art, son regard azurite cherchant réponse dans le noisette du tien. Ce fut bien entendu ta parole, claire, intelligente, qui vint ensuite retenir son attention. Tu avais beau être une domestique, tu possédais des manières exemplaires et un esprit vif, d'après le jugement d'Estienne en cet instant. «Ce sera une joie pour moi de partager avec vous les détails qui ont retenus mon attention.»

Il fit une pause, un sourire enjolivant ses traits avant qu'il ne reprenne: «Je suis heureux d'entendre que ma présence par ici ne vous importune nullement...Je dois bien vous avouer que je recherchais la même chose que vous...Il commençait à faire une chaleur épouvantable.» Des considérations qui lui apparaissaient tellement frivoles en cet instant. Bien que ce besoin de solitude était sa clef de voûte, ce sur quoi il s'était bâtit pendant toutes ces années. Il n'était pas coutumier qu'une autre personne partage ce plaisir du silence, ou tout du moins des moments plus privés. Il avait souvent déploré le manque d'esprit de ses contemporains. Pas du point de vue littéraire, ou de tout ce qui touche leur culture, mais bel et bien d'un point de vue de l'âme et de ses besoins. Bien sûr, c'était la religion qui était sensée s'occuper de ces derniers, mais Estienne avait noté depuis longtemps que l'âme se nourrissait également de beau, de silence, de compagnie profonde. Partageais-tu cet avis?

Il préféra ne pas te questionner là-dessus. Il savait comme tout le monde avait quelque chose à redire sur Dieu. Comme beaucoup dénigrait la religion parce-que Dieu ne pouvait être si cruel envers certains de ses enfants, tandis qu'il en gâtait d'autres. Les différences sociales, notamment financières, étaient quelque chose qui marquait votre époque, et il avait beau avoir le cœur sur la main, ne pas dédaigner ceux qui n'étaient pas du même rang que lui, il y avait des vérités bien trop ancrées. «J'apprécie votre sensibilité au beau. J'ai toujours su que cela n'était pas une affaire de rang, mais de personne.» Il était reconnaissant envers toi. Envers ton ouverture à cet univers qu'il aimait bien plus que son statut. «Il y a bien d'autres détails que je prendrais plaisir à vous dévoiler...mais j'avoue que vous avez piqué ma curiosité en me proposant de partager ce qui vous a attiré l’œil.» Un sourire vint illuminer son visage tandis qu'il continuait de te contempler. Pas uniquement la beauté de tes traits, mais celle qu'il entrevoyait dans ton âme. Tu lui apparaissais comme farouche et en même temps surprenante.

«Puis-je vous demander si vous agissez toujours de cette façon?» Son regard pétillait d'intérêt avant de poursuivre: «Ce qui est rafraîchissant pour moi est cette franchise qui transparaît de vous. Vous me donnez la sensation que rien ne peut vous résister...» Mais sais-tu résister aux attraits de l'aventure? Il sentait une fougue qui était inexistante chez sa femme, ou chez toute autre personne qu'il avait la chance de connaître. «Je ne voudrais pas me montrer impoli ou insistant, mais je trouve que vous avez un caractère affirmé, chose qui est particulièrement rare pour être souligné.» Chez les femmes en particulier. Celles qui se le permettaient étaient des femmes de grands pouvoirs, sans mari, ou effacé, qui pouvait leur faire de l'ombre.

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