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 Anna Belle ◆ Plume menteuse

Anna Belle
Anna Belle
plume menteuse
Pseudo : Typocampe
Célébrité : Sophie Skelton
Crédits : Typocampe
Messages : 458

Âge : 24 ans
Métier : Faussaire, elle produit de faux documents. Un peu actrice, elle vous persuadera de leur véracité.
Situation matrimoniale : Célibataire et, d'après ce que l'on dit, ce n'est pas prêt de changer si elle ne fait pas rapidement quelques efforts en ce sens.

Anna Belle ◆ Plume menteuse Qfuo

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Mer 9 Jan - 19:54

Annabelle "Anna Belle" Beaucieux

améliorer la vérité n'est pas mentir
Prénom : Annabelle à sa naissance, aujourd'hui Anna seulement. ◆ Nom : Beaucieux, un nom qu'elle a abandonné en faveur de "Belle". ◆ Surnom : Certains, la connaissant bien s'amuse à l'appeler Bella pour la taquiner. ◆ Date de naissance : D'après le registre du bordel, elle serait née le quatrième jour du quatrième mois de la quatrième année après que fut célébrée l'entrée du monde dans la seconde moitié du XVIIe siècle, soit le 4 avril 1654. ◆ Âge : 24 ans. ◆ Orientation sexuelle : Hétérosexuelle. ◆ Situation matrimoniale : Célibataire et, d'après ce que l'on dit, ce n'est pas prêt de changer si elle ne fait pas rapidement quelques efforts en ce sens. ◆ Métier : Faussaire, elle produit de faux documents. Un peu actrice, elle vous persuadera de leur véracité. ◆ Religion : Autrefois, Dieu était sourd à ses prières, aujourd'hui elle est muette à ses appels. ◆ Groupe : Mercure, comme le dieux protecteur des voyageurs et des voleurs. ◆ Célébrité : Sophie Skelton. ◆ Crédits : Typocampe.
Oh ! Bonjour ma toute belle ! Que puis-je pour toi aujourd'hui ? Une beauté aussi éclatante qu'éternelle ? Quelques philtres d'amour ? Ton avenir peut-être ? Ah moins que tu ne sois là aujourd'hui pour une raison plus sombre ? Comme tu devines bien Claude... Ou mal justement. Pardon, je suis cynique. Mais tu me connais, et c'est pas demain que je changerais. Ou du moins pas ce soir, laissons demain où il est pour le moment... Je viens te voir parce que j'aurais besoin d'assister à une de tes séances de jeux de cartes... Ouais ouais, c'est pas un jeu c'est tout un art, j'connais la chanson. Mais j'aurais besoin de voir comment ça se passe vraiment pour pouvoir plumer du pigeon.

Ah ! Le contraire m'aurait surpris, mais as-tu conscience des risque que tu as encouru pour venir jusqu'à moi à une telle heure par les temps qui courent ? J'espère que tu as été prudente en chemin. T'as pas vu mon écriteau "J'vais chez la sorcière du Tout Paris" ? Tu m'as prise pour qui ? Pour une chèvre ? Bien sûr que j'ai été prudente, je sais que La Reynie te cherche des poux depuis un moment. Et je veux pas plus d'emmerdes que toi alors sois tranquille.

Bien bien... Tu sais, on est jamais assez prudent en ce moment... Je préférais demander. Donc, revenons-en à l'affaire pour laquelle tu es venue me consulter. Es-tu seulement prête à en payer le prix ? Le prix ? Parce que faut payer pour être spectatrice ? Non t'as pas dû bien me comprendre, je veux pas être impliquée dans tous toutes tes histoires d'avenir tout ça, j'y crois pas de toute manière. Moi je veux juste voir. Allez quoi, t'as peur que je te vole de la clientèle ?
Les nuits n'étaient jamais calmes à La Maison Sophie, lieu de plaisirs et de débauches de la capitale française. Quand le soir tombaient, le luxueux établissement se voyait envahir d'hommes de tous horizons. Il y avait ceux d'en haut, et ceux d'en bas, les plus pauvres descendaient, les plus riches montaient les étages. L'échelle sociale y était parfaitement représentée. C'est au plus haut qu'est née Annabelle, dans une jolie chambre confortable et chaleureuse, la chambre où habituellement travaillait sa mère, la chambre où elle accueillait ses clients. Juliette aurait tout donné pour avoir un garçon, un fort petit gaillard qui aurait pu échapper à cette vie misérable. Mais il n'en fut rien, c'est une petite fille que l'on déposa das ses bras à l'issue d'un long et périlleux travail. Cette petite chose fragile qu'elle serra dans ses bras avec tant de désespoir, n'avait pas de père, seulement elle, pour seule famille. Cette peine, cette détresse, Adam Beaucieux l'entendit. Le proxénète n'était pas homme mauvais, homme d'affaire, certes, il avait toutefois toujours veillé au bien-être et à la sécurité des filles qu'il employait. C'est ainsi qu'il promis à cette jeune mère d'être pour cette enfant le père dont elle aurait besoin, lui faisant même don de son nom.

C'était chose assez peu courante dans la maison close toutefois, on mit dans un premier temps cette générosité pour de la compassion, un sentiment humain. Mais, quand le duvet brun couvrant la tête du nouveau-né se changea en une épaisse chevelure rousse, à l'instar du maître des lieux, les chuchotements se firent parmi les filles de joie. C'était là deux faits d'une coïncidence trop improbable pour ne pas éveiller les soupçons qui pèserait sur la paternité de cette fille pendant longtemps, probablement toujours. Et rien de ce qu'il pu suivre les années suivantes ne vint à dissiper les soupçons. Quand les autres enfants de la maison servaient de petites oreilles à Adam Beaucieux entre les murs de l'établissement ou dans les rues de Paris, la petite Annabelle était couvée et dorlotée, elle apprenait la lecture et l'écriture sur les genoux de celui qui l'avait adoptée. Cette différence éveilla des rancœurs au sein du bordel mais personne n'osa jamais contester la position si particulière de cette jeune fille souriante et particulièrement éveillée. Pouvait-on après tout lui reprocher ce faciès, à elle qui n'avait fait que naître sans n'avoir jamais rien demandé ? Sans doute pas.

Les années s'écoulèrent ainsi, de manière plutôt paisibles et l'intelligente enfant devint une perspicace jeune fille. Cette vie douce qui l'avait tant épargnée prit toutefois un jour sa revanche. Jour maudit que fut celui de la mort de sa mère, emportée par la tuberculose. Elle ne garde de ce matin là qu'un vague souvenir.
Cela faisait des jours que l'on ne lui permettait plus d'entrer dans la chambre, d'approcher cette femme qui lui avait donnait la vie et tant d'amour par la suite. C'était trop risqué, elle était trop précieuse. Alors, à défaut de pouvoir se tenir à son chevet, Annabelle restait assise sur les marches proches de la pièce, ne quittant pas la porte des yeux. Quand elle l'avait vu s'ouvrir, elle s'était redressée, réprimant les tremblements de ses doigts alors que le médecin lui adressait un regard désolé avant de détourner les yeux en prenant la direction de la sortie.
C'est à cet instant précis que la mémoire lui fait défaut. Elle se souvient du cri qui resta coincé dans sa gorge, des deux bras solides qui entourèrent sa taille pour l'empêcher de se précipiter dans la pièce tout en lui apportant le réconfort dont elle avait soudainement tant besoin.
Par la suite, on vint pour porter le corps jusqu'à la fausse commune du Cimetière du Père Lachaise qui n'était pas bien loin, la chambre fut nettoyée pour être donnée à une autre prostituée et pour La Maison Sophie, la vie reprit son cour. Sans Juliette, sans sa mère.

Cette maison qui avait été le lieu de ses jeux et de ses plus beaux souvenirs se changea alors lentement en une prison dans laquelle elle se sentait oppressée. Et tout n'alla que de mal en pire puisqu'un soir, un client ayant un peu trop bu la trouva parfaitement à son goût. Naturellement, - rassurez-vous - son protecteur de toujours ne laissa rien lui arriver. Toutefois, ce fut pour elle la goutte de trop et elle partit dès le lendemain matin, bravant le destin qui la rattachait à ces murs, sans un mot, sans un regard.
Paris est un lieu dangereux pour une jeune fille d'à peine quinze ans, mais dans son malheur, la chance lui sourit et lui tendit une main lorsque, à quelques pas d'elle, une noble dame se fit voler un bracelet si violemment que son gant se déchira et qu'elle tomba à terre, ruinant sa toilette hors de prix. N'écoutant que son grand cœur, quand la scène ne sembla pas émouvoir grand monde, elle s'approcha de la dame et l'aida à se redresser avant de se proposer pour lui recoudre au moins son gant, d'aucun prétendaient qu'elle avait des doigts de fée et que personne ne verrait jamais que le tissu avait été malmené de la sorte. Et en effet, elle n'avait pas menti, le gant était comme neuf quand elle le lui rendit un moment plus tard. Grandement satisfaite, la femme lui demanda son nom et lui demanda comment la remercier, ce à quoi Annabelle répondit, reniant son nom : "Je me nomme Anna Belle Madame, et c'est moi qui serais votre obligée si vous pouviez venter mes talents dans votre entourage afin que je puisse trouver une place."
C'est ainsi que la jeune fille se retrouva au service d'Aubépine de Cuigy. C'était une femme d'âge mur, veuve, usée par une vie de désillusions et qui vie en la rouquine un véritable rayon de soleil, goutant sa compagnie avec plaisir. Annabelle Beaucieux avait disparu sans laissé de trace. Anna Belle avait trouvé une maison, fraîchement arrivée à Paris en vivant sur son chemin mille et une aventure plus fantasques que des contes d'Orient.

Dans ce cadre agréable, empli de bienveillance, la brillante jeune fille ne tarda pas à devenir une pétillante jeune femme, pleine d'esprit et d'assurance. C'est sans doute cela qui séduisit le fils de la baronne douairière quand il en vint à lui faire d'entreprenantes avances. Elle refusa et se réfugia dans la chambre de sa maîtresse qui ne fut grandement attristée de l'entendre formuler son souhait de la quitter alors mais accepta, lui proposant même de la recommander à quelques de ses amies si elle le désirait. Anna refusa gracieusement et quitta donc une nouvelle fois son foyer. Ses pas la menant cette fois-ci jusqu'à un lavoir où elle commença à flâner en écoutant les chants entrainant des blanchisseuses. C'est à cette endroit précis qu'elle croisa son destin, quand une voix théâtralement puissante interrompit la mélodie qui la berçait, prétendant être en possession d'un philtre d'amour qui permettrait à toutes ces belles dames présentes de garder leurs époux auprès d'elles. Une arnaque. Une mauvaise arnaque. Anna avait plissé le nez avant de faire remarquer qu'aucun médecin - puisque c'était ainsi qu'étaient déguisés les deux charlatans - ne viendrait à parler de sentiment puisque c'était des êtres cartésiens qui ne parlait que de raison, puis que ce dit philtre sentait la pisse à trois kilomètres quand l'amour était la plus belle chose sur Terre, de plus, si un tel produit existait, à le crier ainsi sur tous les toits, ils n'en auraient déjà plus une goutte, et qu'enfin, quelqu'un capable de dire que toutes les femmes sont belles n'est qu'un menteur hypocrite - sans vouloirs blesser personne -. C'était surjoué, cela sonnait faux et il ne fallu que peu de temps et d'arguments pour ruiner la vente des deux hommes.

Cela ne dû pas vraiment leur plaire puisqu'ils lui tombèrent dessus quelques heures plus tard. Elle aurait sans doute reçu une bonne correction si elle n'avait pas eu tant de bons arguments et leur expliqua ce qu'ils devaient corriger pour la prochaine fois :
"Vous voulez faire croire à quelque chose ? Ne le scandez pas à pleine voix dans la rue comme un poissonnier le ferait. Soyez attentif aux détails, évitez les tâches de boue dans le dos de vos costumes et les fautes d'orthographe quand vous écrivez Amour."
Elle ne se démonta pas un seul instant et c'est sans doute cela qui plu à Gaston puisqu'il l'engagea dans sa petite bande de voyous faussaires. Lui révélant bientôt qu'il ne savait en vérité pas écrire et qu'il apprécierait avoir son aide pour cela si elle ne voulait bien.
Cette voie n'est sans doute pas la plus honnête mais elle paye, bien. De plus, Anna préfère encore cela à devenir une prostituée. C'est donc un risque à prendre. Pour défier le destin.

Cela fait maintenant plusieurs années qu'elle a intégré la Bande à Gaston, qu'elle a gentiment rebaptisé les pigeonniers, et elle y a sa place, personne ne pourrait plus en douter. Capable de jouer la comédie pour convaincre les clients, elle préfère toutefois les coulisses, travaillant dans l'ombre à l'organisation et à la mise en scène de leurs petites escroqueries. Toutefois, attention aux faux pas, Paris ne le lui pardonnerait pas.
Pseudo : Typocampe. ◆ Âge : 24 ans. ◆ Trouvaille du forum : Au coin d'une ruelle. ◆ Avis sur le forum : Loin d'être objective, je le trouve génial ! ◆ Le mot de la fin : Fin. ◆ Rang souhaité : Plume menteuse.
Anna Belle
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Âge : 24 ans
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Ven 11 Jan - 0:30

Félicitations !

bienvenue à la cour de France
Vive l'auto-validation pas vrai ? :rp:

Bravo, tu es le bienvenu à Paris ! Tu peux maintenant aller recenser ton métier si tu en as un. Une fois cela fait, tu vas pouvoir créer ta fiche de liens et ta fiche de rp. D’ailleurs, tu peux dès maintenant commencer à rp ! Tu peux rechercher un partenaire par ici. Amuse-toi bien parmi nous ! Anna Belle ◆ Plume menteuse 2510646787
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