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Deus Ex Machina
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Dim 28 Oct - 0:37

Artistes

d'ombre et lumière
Le XVIIe siècle est réellement l’âge d’or de la France, et son influence culturelle touche l’Europe entière et même au-delà.

Littérature

Le classicisme bât son plein, et on voit l’émergence du roman tel qu’on le connait aujourd’hui, bien qu'il soit encore considéré comme un genre mineur. Il faut remercier le mouvement précieux, avec les œuvres de Madeleine de Scudéry, dite Sappho, pendant que Marie-Madeleine de Lafayette crée le célèbre roman psychologique.

Dans les salons précieux, fréquentés par de grands personnages tels que Madame de Montespan elle-même, on se rebaptise avec des noms inspirés de l’Antiquité grecque ou romaine, et le bel esprit règne en maître : on se lance des bons mots, on déclame des vers écrits par soi pour laisser le cercle décider si les vers sont de bon ton ou pas… L’hôtel de Rambouillet a connu sa gloire dans les années 1650, mais il reste tout de même bien des cercles qui, eux aussi, aspirent au même bel esprit dont ont fait preuve Catherine de Vivonne, Julie d’Argennes et Madeleine de Scudéry…

Jean de La Fontaine, le célèbre fabuliste, ne fréquente presque pas la Cour, ayant soutenu Nicolas Fouquet par le passé. Il fréquente tout de même les salons littéraires de Paris, et y est fort apprécié. On retrouve également dans ces salons Nicolas Boileau, qui, tout comme son ami Molière, critique la société qui l'entoure et contribue à établir les règles de base de la littérature classique. Madame de Sévigné dit de lui, d'ailleurs, qu'il est "tendre en prose, mais cruel en vers".

Théâtre

Depuis que le Roi a fait de la troupe de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, sa troupe officielle, ils ne font qu’accumuler les succès. Malgré les scandales du Tartuffe et de nombreuses critiques du clergé, le Roi ne se fatigue pas des pièces de Molière.

Un fort préjudice plane sur les comédiens, qui se voient excommuniés, c’est-à-dire privés des sacrements de l’Église catholique. Ce comportement bien gallican, qui ne se reproduit pas dans les autres Cours d’Europe, est une particularité bien française. Il est possible pour les comédiens, lorsqu’ils sentent leur mort venir, « d’abjurer » leur métier, afin de recevoir les derniers sacrements. Hélas, si l’Église ferme ses bras à certains de ses fidèles, il n’en reste pas moins qu’ils ont besoin d’Elle…

Pierre Corneille, malgré le succès rencontré quelques années plus tôt avec Le Cid, Polyeucte ou Horace, est quelque peu relégué au second plan notamment à cause de la montée d’un jeune dramaturge au nom de Jean Racine. Avec des pièces telles qu’Andromaque, Britannicus, Bérénice et, tout récemment, Bajazet, Racine est la nouvelle coqueluche de la Cour et bénéficie de la protection du Roi. Sa troupe, logée à l’Hôtel de Bourgogne, est la principale rivale de Molière. Après tout, les deux grands ne peuvent pas se sentir…

Musique

L'ère classique bat son plein: les deux grandes écoles, celle italienne, qui se dit baroque, et celle française, se livrent une guerre sans répit, au point que les musiciens de l'une peuvent souvent expréssément refuser jouer une pièce de l'autre. Le chef de file de la musique classique, fièrement de l'école française, est, bien sûr, Jean-Baptiste Lully, surintendant de la musique royale qui, par une ironie du sort, est un Italien naturalisé français.

L'opéra, qui a fait son apparition vers la fin du 16e siècle, est en plein essor. C'est d'ailleurs Lully qui, le premier, a adapté des tragédies en musique.

Philosophie

Dans les universités, c’est encore la Somme théologique du docteur angélique, Saint Thomas d’Aquin, basée sur l’œuvre d’Aristote et les enseignements de l’Église catholique, qui forme la base de la pensée philosophique. Chérie par le clergé, grands cardinaux comme bénédictines, ils l’étudient avec ferveur, prouvant par leurs pensées qu’ils écrivent parfois, tout comme Blaise Pascal, que logique et foi vont main dans la main.

René Descartes, père du célèbre Cogito, ergo sum et de la philosophie moderne telle que nous la connnaissons aujourd'hui, a rendu l'âme en 1650: néanmoins, ses oeuvres, mises à l'Index de l'Église catholique en 1663, gagnent en popularité aux Pays-Bas et en France. Son contemporain, Blaise Pascal, est l'un des nombreux critiques de la pensée cartésienne: influencé par les jansénistes, Pascal est revenu vers la foi catholique vers la fin de sa vie: Les Provinciales, texte satirique témoignant de l'influence de Port-Royal, oppose Les Pensées, texte philosophique et théologique représentant son évolution religieuse, et qui sert d'argument contre les sceptiques et les libres-penseurs engendrés de la philosophie cartésienne.

Peinture et sculpture

C'est l'Académie royale de peinture et de sculpture qui règne en maître, établissant d'une main de fer ce qu'est le bon goût et ce qui ne l'est pas, préconisant l'élégance du classicisme et rejetant le baroque, jugé trop excessif. Après la toute-puissance de l'Italie et des Pays-Bas, c'est en effet la France qui s'établit, peu à peu, en tant que chef de file de l'art en Europe. Si l'art religieux est encore très dominant et se manifeste de façon grandiose dans les chapelles de l'époque, richement décorées, l'influence de l'Antiquité gréco-romaine est encore très présente et ce, depuis la Renaissance. Les Grands se complaisent à se faire représenter sous les traits de Minerve, de Sainte Marie-Madeleine en pénitente, ou de Mars, histoire de sublimer des traits qu'ils possèdent quelque peu, ou du moins, croient posséder.

Malgré la dominance des peintures d'histoire et des portraits, les paysages et les natures mortes, peu à peu, tentent également de gagner en importance. Pour l'instant, cependant, ils doivent obligatoirement représenter des extraits de scènes mythologiques, historiques ou bibliques: mais pour la première fois, ce n'est plus l'être humain qui domine ces oeuvres, mais la nature.

Architecture

Tout comme l'art, l'architecture s'inspire fortement de l'Antiquité gréco-romaine, sous l'influence de la Renaissance. Face à l'orgueil de Nicolas Fouquet et l'insolence de Vaux-le-Vicomte, le Roi veut s'imposer en France tel Auguste, comme seul maître: l'architecture, donc, réflète les rêves de grandeur de Louis XIV, où il ose se poser en tant qu'égal des Césars.

Versailles, bien sûr, est l'apogée de la vision de Louis XIV: si son architecte originel, Louis Le Vau, a rendu l'âme en 1670, les travaux ont été repris par Jules Hardouin-Mansart, assisté par André Le Nôtre pour les jardins, qui suit les plans de Le Vau et compte bien offrir au Roi le palais qu'il désire, symbole ultime du contrôle total que Louis le Grand veut exercer sur sa Cour.

Danse

Le ballet de cour, présent depuis la fin du XVIe siècle, est encore présent, bien qu'il soit en plein déclin. Réunissant poésie, chant, musique, danse et art de la scène, il est dansé non seulement par la famille royale, mais aussi par les courtisans à lesquels se joignent des danseurs professionnels. Utilisé par le Roi comme outil de propagande pour montrer à tous et chacun sa toute-puissance, il y renonce dès 1670, la comédie-ballet prenant peu à peu le dessus. Issue du génie réuni de Molière, de Beauchamp et de Lully, elle mêle musique et danse dans une scène unique, théâtrale à sa manière, représentant des scènes de la vie quotidienne.

Lors de bals, des danses telles que le menuet, la sarabande ou la gigue sont favorisées, chacune suivant un ordre et un temps de mesure bien défini.

Académies royales

Les Académies, instaurées par Richelieu et poursuivies par Mazarin puis par Louis XIV et Jean-Baptiste Colbert, établissent le bon ton dans l'art et ce, sans contestation. Pour être reconnu parmi les grands, mieux vaut être membre de l'Académie ayant rapport avec son art. Il s'agit d'un environnement assez masculin, où les femmes ne sont pas admises mais tentent tout de même d'apporter leur influence derrière la scène. Elles sont au nombre de cinq : l'Académie française, qui fixe la langue française et lui établit des règles d'écriture, l'Académie royale de musique, l'Académie royale de danse, l'Académie royale d'architecture, et l'Académie d'opéra.
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