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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 Estienne d'Escroches ✦ Doit-on mériter de vivre?

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Estienne d'Escorches
Nouvel oiseau
Pseudo : Estienne d'Escorches de Sainte Croix
Célébrité : Evan Williams
Crédits : Sygin
Messages : 13
Points : 10

Âge : 25 ans
Rang : Fils d'un marquis, il est de coutume de l'appeler Comte
Métier : Diplomate à la cour du roi
Situation matrimoniale : Veuf



Dim 30 Sep - 20:00

Estienne d’Escorches de Sainte-Croix

Rien effacera le sang et les cris à part le silence. Celui rappelant dieu et non la mort. À moins que les deux ne soient liés?
Prénom(s) : Estienne ◆ Nom : D’Escorches de Sainte-Croix. ◆ Surnom. : Silencio. Un nom qui n'existe pas. Un nom qui se grave au bas de ses peintures. ◆ Date de naissance : Le 23 mai 1652 ◆  Age : 25 ans. ◆ Orientation sexuelle : La beauté l’attire, qu’elle soit sous les courbes veloutées d’une femme ou sculptées d’un homme. En vérité, une nette préférence envers les hommes est née au creux de son ventre mais il tente par la prière de s’y soustraire. ◆ Situation matrimoniale : La mort l’a délivré d’une bien charmante épouse qui lui a offert un fils en adieu. Veuf, il n’a plus à faire semblant...croit-il? ◆ Métier : Il délaissa les armes létales pour celles verbales. Diplomate à la solde du roi, en charge d’accueillir certains invités de marque du palais. ◆ Religion : Dieu a toujours été en son cœur, à l’image de cette croix qui se blottit contre ce dernier. Le catholicisme. ◆ Groupe : Saturne. Sa lignée jamais n’a faibli. Sa famille étant une des plus loyales à la couronne. ◆ Célébrité : Evan Williams. ◆ Crédits : Sigyn.
Pardonnez-moi, je cherche à me rendre dans les jardins, le roi y organise ce soir une fête superbe mais avec tous ces déménagements, je suis totalement perdue quelque soit le lieu où je me trouve ! Pourriez-vous m'aider mon cher ? Un sourire. Infime. Juste assez pour donner confiance et attirer inexorablement le regard de cette dame à la robe aux accents criards. Trop pour la délicatesse de la cour. Toutefois, Estienne lui tendit son bras, séducteur, avant de lui répondre. “Vous avez la chance, ma dame, que je connaisse le chemin qui nous mènera aux festivités.” Il l’observa, silencieux, tandis qu’elle glissa son bras au sien. Merci ! Je ne saurais vous exprimer toute ma reconnaissance. Mais, vous qui m'êtes d'une aide si précieuse, saurez-vous me dire où je puis trouver quelqu'un capable de m'aider dans une affaire délicate ? Gabriel de La Reynie s'est montré si zélé qu'il nous a assurément privé de certains services que ces diables pouvaient nous rendre. Interloqué. Ne savait-elle pas que certaines choses se taisent? À moins qu’il ne s’agissait que d’une manigance pour captiver son attention? Prudent, mais toujours aussi courtois, il reprit la parole: “Vous me voyez là désolé...ma dame?” À la recherche de son nom...bien qu’il lui serait aisé de vite apprendre son identité. À force de tourner en boucle au sein de la cour du roi, chacun avait un avis sur chacun. Une fourmilière qu’il lui faisait du bien de quitter de temps à autres pour Paris. D'ailleurs, en parlant de service, vous me semblez des plus agréables... Peut-être pourriez-vous m'en rendre un ? Les femmes étaient de plus en plus entreprenantes...Et il savait que jouer de ses charmes lui apporteraient toujours des faveurs, des informations dont il n’avait que faire, mais qui pouvaient s’avérer une garantie pour plus tard. Délicatement, il se saisit de la main de la gente dame afin d’y déposer un baiser sans que son regard ne quitte le sien. Il était toujours épatant de voir avec quelle assurance il se montrait face aux femmes. Une assurance qui fondait comme neige au soleil quand un homme faisait frémir son âme.
“Je crois que vous pourrez poursuivre sans moi...pour le moment.” En effet, après quelques pas, quelques couloirs, les jardins s’offraient à leur vue. Madame de Maricourt comme elle s’était présentée ne pourrait désormais qu’être en attente après lui...et qui sait, peut-être aurait-il besoin d’elle, un jour.
Pour l'histoire de votre personnage, nous vous demandons un minimum de 400 mots. Bonne rédaction !

L’éternelle Vérité - ta vie ne t’appartient pas.

Les journées s’allongeaient doucement sous les rayons du soleil. Le château était animé par les rires de ses frères qui courraient partout tandis qu’il devait se concentrer. Il était essentiel qu’il connaisse les mathématiques sur le bout des doigts. Comment croyait-il que sa famille était parvenue à posséder un aussi grand domaine et à maintenir ses titres? En faisant attention aux finances bien entendu! Mais le jeune Estienne, âgé d’à peine 7 ans, n’avait pas envie de compter l’argent de la trésorerie familiale. Il n’avait pas envie de prendre un air sérieux dès que son père se présentait pour savoir comment il se comportait. Tout ce qu’il souhaitait, c’était s’extirper du regard des adultes afin de dessiner dans son calepin de cuir.

Mais il était patient et d’une soumission à toute épreuve. L’influence de sa mère avait été notable dans cet état de fait. Elle prenait un soin fou à prier avec son aîné tous les jours dans la chapelle familiale. Elle en profitait pour lui rappeler son obéissance à son père, mais surtout envers toute sa famille. “Tu portes le destin des d’Escorche sur tes épaules, ne l’oublie jamais.” Ne cessait-elle de lui rappeler, comme un nouveau psaume qu’il se devait de se souvenir. Et il s’en souvint, au point de comprendre que dessiner c’était mal. Sauf quand l’une des domestiques sembla fascinée face à une de ses esquisses. Sauf quand il commença à remarquer que ses sœurs étaient curieuses de ses croquis.

Il prit alors confiance en lui-même, tant et si bien qu’il se fit surprendre par son père. Il sentit la rage dans son regard. Il sentit la trahison qui s’écoula dans ses veines! Son fils ne se cloîtrait pas dans sa chambre ou dans le parc environnant uniquement pour étudier! Il ne le faisait pas pour prier dieu, comme sa mère le lui en a donner l’habitude! Non. Il rentrait en solitude pour peindre des fruits, des animaux et que sait-il encore d’autres! Ce jour-là, Mathieu d’Escorches fut si furieux qu’il brûla sous les yeux de son fils tous les cahiers qu’il trouva dans sa chambre et qui marquait son intérêt envers le dessin! “Il ne manquerait plus que tu te mettes à la couture!”

Brisure. La douleur qu'il ressentit fut intense. Mais il tendit tous ses muscles afin que les larmes ne s'écoulent pas. L'amour qu'il avait ressenti jusqu'à présent envers son père se teinta d'une couleur noire, intense. Comme de l'encre qui rencontre de l'eau. Il était trop jeune pour savoir qu'en lui, la lumière se teintait d'obscurité.

Loin de se préoccuper des émotions de son fils, le marquis d'Escorches de Sainte-Croix redoubla de vigilance envers ce dernier afin qu’il n’ait plus d’énergie pour peindre ou encore d’occasion! Le maître d’arme devint l'ombre d'Estienne tellement les leçons devenaient de plus en plus rapprochées dans une journée!
Doué dans les langues et les abstractions, mais aussi bon combattant, son père commençait à être fier de lui, sans plus s'inquiéter de la tristesse qui habitait les prunelles de son aîné.
C’est à cette période, alors que l’adolescence allait bientôt sonner à sa porte, qu’Estienne comprit que sa famille devrait passer avant tout le reste! Que ses goûts personnels devraient se taire, tant que le prestige familial ne serait pas honoré. De telles pensées lui tordaient les entrailles...mais il ne voyait pas - encore trop jeune - comment sa vie pourrait lui appartenir.

Sans doute est-ce sa capacité de résilience, mais aussi son talent en tant que cavalier, qui amenèrent l’idée à son père que suite au collège, son fils devrait rejoindre la guerre, comme il l’avait fait de son jeune âge!

C’est avec toutes les attentes de son paternel et ses rêves d’enfants étouffés, qu’il s’en alla du château familial vers le Collège.


Renaissance

Se peut-il que naître ne se fasse pas d’entre les cuisses d’une femme, mais à travers la liberté? Celle de ne plus être sans cesse surveiller. Celle de ressentir des élans du coeur jusque là silencieux?

Estienne ne savait rien de tout cela, mais il découvrit avec admiration les autres jeunes hommes, tous sortis de la noblesse française, tous avec leurs souffrances savamment cachés derrière des rictus, des surnoms, mais aussi leurs espoirs pour les plus doux d’entre eux.

De son côté, il préféra fuir ces derniers. Il avait beau dessiner, il était loin d’être un rêveur sans ambition. Il pensait pouvoir changer le monde que ce soit par l’art comme semblait le croire le roi lui-même, ou par l’épée.

En effet, son engagement envers les causes justes se fit remarquer à cette période du collège. Beaucoup le remarquèrent pour son calme olympien et son air presque hautain quand il laissait dire ceux qui essayaient de le désarçonner. Mais si on le retint surtout, c’était pour sa passion quand il prenait la parole pour défendre le plus faible ou pour parler d’un sujet qui lui tenait à cœur, à l’image de celui de la religion!

Il n’avait ainsi rien à voir avec celui qu’on appela le guilleri. Celui qui, pour sauver l’honneur de sa famille, alla jusqu’à grimper dans un arbre! Estienne n’avait jamais su comment aborder ce dernier malgré l’attirance qu’il ressentait à cette époque. Une part de lui préférait se saisir de sa croix dès qu’il le voyait afin que ses pensées restent bien ancrées sur dieu, et non sur ce jeune homme. Il ne comprenait pas ce qu’il lui faisait vivre, et la vie l’amena à se concentrer sur son devoir plutôt que sur des désirs inavouables.

Alliance

C’était une belle journée pour rentrer sur les terres de sa famille. Une belle saison avant qu’il ne soit envoyé sur les champs de bataille. Une belle période pour qu’il se marie.

Avec Anne de Sainte-Foy. Bien née, avec une dot qui servira la famille. Elle adorait la couture et marcher dans les jardins. Elle avait les yeux noisettes, une poitrine plate mais un sourire d’ange. Elle était...une inconnue. Son épouse. Ils célébrèrent le mariage à peine un mois après son retour du collège.

Estienne était furieux! Il déclina à peine un regard à celle avec qui il devrait passer sa vie entière! Il se sentait dévasté par cette injustice - ce mariage - dont il ne voulait pas! Pas comme ça! “L’amour n’est pas une affaire de cœur mon fils.” C’était les uniques paroles que son père lui offrit en le voyant si révolté. Par la suite, il le félicita de ses bonnes dispositions à l’encontre de la guerre où il s’apprêtait à se rendre.

Et dans les tréfonds de son esprit, Estienne comprit: son père ne croyait pas qu’il reviendrait. Il voulait ainsi s’assurer que son fils aurait une descendance, même s’il avait encore deux fils qui se feraient une joie de le remplacer!

À peine rentré, Estienne avait l’impression qu’on lui retirait sa vie! Ses années au collège avaient été une vraie bouffée d’air! Il ne comprenait pas comment les autres nobles pouvaient s'enorgueillir d’une vie faîtes de mensonges et d’apparences? À chaque fois qu’il en avait parlé, on l’avait dit idéaliste, ou encore que c’était pour cette raison que certains préféraient la guerre à une vie de noble bien rangée. Sans doute qu’une vérité se trouvait dans cette dernière affirmation. Parce-qu’à peine rentré, il rêvait de la guerre; de ces champs de bataille où il n’aurait qu’à répondre à un Lieutenant, mais surtout plus à son père!

Malgré toutes ces émotions, il consentit à faire connaissance avec Anne durant les quelques semaines qu’ils avaient avant qu’ils soient mariés devant Dieu. Le mariage était pour Estienne très important. Toutefois, il se sentait bafoué de ne pas aimer celle qui était pourtant si charmante.

Finalement, le mariage fut célébré et consommé. Estienne réussit à trouver son plaisir dans la beauté des formes de son épouse. Il réussit à apporter l’art dans leur lit, tout en continuant à répondre à ses avances et à faire ce qu’on attendait de lui.

Il ne le sut qu’à travers une missive reçue sur le champs de bataille, mais Anne était déjà enceinte, ce qui faisait la fierté de sa famille.

Pour trouver la paix, il faut faire la guerre

Trouver la paix intérieure. Atténuer le tumulte qui le malmenait intérieurement depuis qu’il avait du se marier - se plier - aux désirs du père.

Mais peut-on parler d’apaisement quand les cris font rage? Peut-on parler d’apaisement quand la peur vous prend aux tripes tandis que les chevaux hennissent, fébriles - tous ensemble - face à ce moment où l’assaut sera lancé?

La guerre macula l’âme d’Estienne d’une façon si profonde qu’elle se fissura. Il ne chercha pas réconfort dans le dessin. Il ne chercha pas non plus réconfort dans les bras des autres hommes comme cela pouvait être le cas de Néhémie qui se trouvait dans la même faction que lui. Il décida de prier. Chaque jour. N’hésitant pas à faire des prières particulières pour chaque homme blessé au combat. N’hésitant pas à aider ceux qu’il appela ses frères et qu’ils l’étaient bien plus que ses propres frères! Son âme fut écorchée par la terreur, la douleur et le chaos. Mais ce fut son corps qui l’obligea au bout de six mois à rentrer au domaine familial plus tôt que prévu.

Il fut blessé à la cuisse par une balle ennemie. Suffisamment pour ne plus lui permettre de combattre. Il avait toutefois eu de la chance qu’aucune veine vitale n’avait été touché. Mais le médecin avait beau être rassurant, le fait de rentrer de façon précipitée lui vrillait les entrailles. Il entendait déjà son père le rabaisser…

Un nouveau départ

Son retour précipité lui permit d’assister quelques mois plus tard à la mort de sa femme en couche. Une hémorragie interne avait dit la sage-femme. Estienne - l’ombre de lui-même - ne pipa mot. Il accorda un simple regard à son fils avant de s’isoler dans sa chambre.

Cette attitude déplu lourdement à son père. “Ta femme est morte! N’as-tu point envie de la veiller?!” Avait-il envie de cela? Tous ses frères qui étaient morts il les avait veillé, il avait même prié pour eux! Mais aussi horrible que cela puisse paraître, cette femme n’était rien pour lui! Et ce constat l’effraya. Il avait du mal à se reconnaître, du mal à savoir qui il était réellement dans le fond.

Après une période de plusieurs mois pour permettre à sa blessure de se remettre totalement, il était temps pour lui de rejoindre son père et ses frères à la cour du roi. Sa mère attendait de lui qu’il fasse un nouveau mariage, tandis que son père lui avait trouvé une fonction de diplomate afin de l’amener à sociabiliser, à ne plus rester si renfermé sur lui-même.

Peut-être est-ce du au faste du château du roi, ou encore à cette seconde chance que la vie semblait lui offrir, mais doucement Estienne su se faire une place, et parvint même à prendre plaisir durant les discussions mondaines. En tout les cas, cela était apparence, avec lesquelles il savait danser. Parce-qu’en parallèle, il lui devint de plus en plus insoutenable de nier cette attirance envers les hommes qu’il sentait bouillir dans son bas-ventre. Il avait beau commencer à se laisser aller dans les couches de certaines nobles, en vue avant tout de les dessiner, il avait de plus en plus de mal à ne pas être tenté par ces messieurs.

Toutefois, il restait maître de la discrétion, surtout en sachant que son père, mais surtout ses deux frères étaient attentifs à ses faits et gestes.

Cet intérêt, marqué de la part de ses frères, commençait d’ailleurs à l’effrayer depuis que la cour du roi se transformait peu à peu en un nid de vipère où le poison piquait sans prévenir.

Pseudo : Aeve. ◆  Age : Une trentaine bien sonnante. ◆ Trouvaille du forum : Prd ◆ Avis sur le forum : Ça m’a fait un bien fou de découvrir un forum qui prend place sous Louis XIV :) Je sais que tout est en plein changement, mais j’ai accroché à ce que j’en ai vu :) ◆ Le mot de la fin : Répondre ici. ◆ Rang souhaité : Silencio

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Ce qui brille n'est pas d'or. Les ombres sont mêlées de silences et de secrets. Étant au-delà des apparences, elles ne mentent pas elles. À l'image d'un croquis dessiné maladroitement aux côtés d'un amant.
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