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 Tout n'est pas rose, même au printemps ◆ Anne & Flavie

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Mer 25 Juil - 12:26

Tout n'est pas rose, même au printemps

Anne & Flavie

Tandis que sa servante peaufinait sa coiffure, perfectionnant les ondulations naturelles de ses cheveux, Flavie chantonnait. Elle s'était rendue, voilà déjà quelques semaines, à une représentation de Lully, le musicien favori du Roi, et pour une raison inconnue, les airs joués n'avaient pas encore quitté son esprit. C'était là toute la magie de la musique : imprégner celui qui écoute de vibrations qu'il retiendra encore plus aisément que les mots. Ce matin, pourtant, Flavie n'allait pas tout de suite s'installer devant son clavecin pour en retranscrire quelques passages : elle avait rendez-vous. Anne, femme aussi charmante que mélancolique - c'était à se demander si sa mélancolie ne participait pas à son charme - lui avait proposé de la rejoindre pour sa promenade quotidienne. Flavie était impressionnée par Anne, puisqu'elle représentait à la vérité tout ce qu'elle se devait d'accomplir lors des prochains mois à la Cour : elle était mariée à un homme influent duquel elle attendait un enfant. Que demander de plus ? Et puis, la jeune Ravalet appréciait beaucoup sa compagnie ; se sentant souvent perdue, Anne était une figure rassurante à laquelle elle vouait une confiance entière.

«Celle-ci», désigna Flavie du doigt lorsqu'on lui donnait le choix entre trois coiffes. Apprêtée, la jeune femme emprunta une série de couloirs qui l'emmenèrent de ses appartements jusqu'à la terrasse, où elle se posta pour attendre l'arrivée de son amie. Ces dernières semaines, son ventre arrondi devenait de plus en plus proéminent, et Flavie, à la limite de la jalousie, ne pouvait s'empêcher de loucher dessus. Mais il est mauvais d'envier son voisin ; la jeune femme savait qu'elle portait en elle ce défaut, et se confessait régulièrement à ce sujet.

Tandis qu'elle l'attendait, Flavie espérait voir Anne arriver de bonne humeur : trop souvent, celle-ci semblait triste, éteinte. Flavie avait du mal à le comprendre, se disant que le jour où elle porterait un enfant, elle ne saurait, à toute heure du jour ou de la nuit, réprimer sa joie et son impatience ; elle attribuait donc cette apparente tristesse chez son amie aux mystérieux changements internes qui altèrent souvent les humeurs des femmes enceintes. Finalement, Madame du Plessis apparut. La jeune Ravalet lui adressa un grand sourire et la salua, avant de la détailler. «Ma chère, vous êtes d'une beauté ! La grossesse vous va à merveille», affirma-t-elle, admirative. Flavie tourna son regard vers les jardins qu'elles s'apprêtaient à arpenter. «Vous êtes bien courageuse de perdurer ce rituel ; j'espère tout de même que vous ne vous fatiguez pas de trop».
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Lun 30 Juil - 19:33

chapitre 1

 
Je demande à ma servante de ne point serrer le corset. Je me sens inconfortable quand il est trop serré.  Je lui souris puis elle m'aide à me coiffer. Après cette tâche, il est temps pour moi de me rendre au lieu de rendez-vous. Avec qui ? Avec la jeune Ravalet. La petite Flavie est ma protégée. Elle ne me considère pas comme une moins que rien et je suis ravie de pouvoir l'aider dans cette cour. Bien qu'il m'arrive de me tromper.

Je quitte mes appartements. Je me demande où est mon époux. Je ne le vois pas très souvent ces temps-ci . Me trompe-t-il encore ? Je l'ignore. Je me sens triste de ce comportement. Pourquoi fait-il cela ? Je porte son enfant et il se conduit comme un malpropre. Je respire calmement. Je vois enfin la douce enfant. Je lui fais un grand sourire. Elle est plus qu'une protégée, elle est comme une petite sœur.

Ma cadette me fait une révérence. Je fais de même. Je lui adresse un nouveau sourire. Malgré que mon cœur soit brisé par mon époux. Je prie que Flavie n'épouse pas un homme comme mon époux. Je dois essayer de la mettre en garde contre ce genre d'homme. Mais, pas ici. Ce n'est pas l'endroit pour converser de ce genre de chose.

Flavie - Ma chère, vous êtes d'une beauté ! La grossesse vous va à merveille. Elle se tourne vers les jardins. Vous êtes bien courageuse de perdurer ce rituel ; j'espère tout de même que vous ne vous fatiguez pas de trop

Anne – Je vous remercie mon amie. Je dois avouer que j'ai peur d'affronter les chaleurs estivales. J'ai bien peur que la délivrance se situera en juillet. Je soupire. Pensez-vous être présente lors de mon accouchement ? Je sais que je vous demande beaucoup mais j'ai besoin de la présence d'une chère amie. Je lui souris. Oui, parcourir les jardins me fait du bien. J'aime admirer la beauté des magnifiques plantes. Je préfère cela que rester dans mon lit.

Je lui prends le bras et nous commençons à marcher en direction du jardin du roi. Je regarde avec émerveillement la beauté des jardins. J'ai beau venir ici tout les jours, chaque jour, j'observe les fleurs du jardin d'un regard nouveau.

Anne – J'ai entendu que le roi allait organiser une tragédie lyrique à Versailles. Je la regarde avec un sourire. Seriez vous présente ? Je pense qu'avec Philippe, nous irons là-bas.

Quand je prononce le prénom de mon époux, mon visage change. Je n'ai pas la même expression de visage qu'avant. J'ai un visage moins doux. Je respire et je regarde Flavie.

Anne – J'ai une idée mais je ne sais point si vous l'acceptez chère amie. Je lui adresse un sourire. Êtes-vous libre ce soir ? Si oui, voulez-vous dîner avec moi ? Mon époux n'est presque jamais là le soir et je dois avouer que je serais ravie si vous venez. Bien entendue, si je ne suis pas fatiguée, nous pourrions rejoindre les autres aux salons ?

J'aimerais tant que la jeune fille accepte ma proposition . Si son avis est favorable, nous pourrions manger ensemble et pouvoir converser plus facilement de sujets que je ne peux pas aborder ici. De même, nous pourrions parler de tout et de rien  … Quoique. Nous devons faire attention aux serviteurs, ils peuvent entendre des propos.

annetout n'est pas rose même au printemps
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Jeu 2 Aoû - 20:02

Tout n'est pas rose, même au printemps

Anne & Flavie

L'honnêteté était innée chez Flavie. Certes, il arrivait qu'elle omette une partie de la vérité, si le contexte le justifiait, et si elle pensait qu'un petit mensonge lui permettrait de s'en sortir, mais les compliments qu'elle formulait, aussi nombreux soient-ils, étaient toujours sincères. Peu avertie de ce que les flatteries répétées pouvaient refléter de sa personnalité (on la croirait peut-être niaise, sans véritable goût ou encore avide d'attention), elle ne faisait en réalité que partager un peu de sa joie avec les êtres concernés, et si elle eût pu signifier aux fleurs, ce matin-là, combien leur teinte printanière lui plaisait, elle l'eut fait sans attendre. Anne avait donc, ce matin-là, une allure ravissante : sa toilette raffinée mettait en avant le renflement prometteur de son bas-ventre, et son sourire, toujours teinté de cette mélancolie que Flavie peinait à saisir, l'embellissait d'autant plus.

Anne n'avait que quelques années de plus, et pourtant, beaucoup les séparait, ce qui signifiait pour Flavie qu'un long chemin était encore à parcourir. Elle était un modèle, l'exemple à suivre, voir à surpasser : Flavie était en effet intriguée du retard relatif de la grossesse de son amie, qui n'allait enfanter pour la première fois qu'à l'aube de ses trente ans, et même si elle ne le formulait pas devant elle, elle espérait avoir déjà donné naissance à plusieurs descendants une fois cet âge atteint. Il s'agissait maintenant de trouver un mari, rapidement, pour s'atteler à la mystérieuse tâche de procréation dont elle ne savait que bien peu.

Flavie écoutait les inquiétudes que formulait Madame du Plessis, alors qu'elles descendaient l'allée principale, bras dessus, bras dessous. Un accouchement en juillet pouvait s'avérer compliqué, surtout si la chaleur était au rendez-vous ; aucun moyen pourtant de savoir ce qu'il en serait. Lorsqu'elle travaillait aux côtés de Monsieur Morel, il lui était arrivé d'assister à des accouchements en période de forte chaleur, dont un avait été fatal : elle priait pour qu'un malheur de la sorte n'arrive pas à Anne. A la question de sa présence à l'accouchement, Flavie fut à la fois surprise et flattée. « Votre requête est tout à fait naturelle, et je serai ravie de pouvoir vous épauler lors de la délivrance, si ma présence peut vous apporter du réconfort », affirma-t-elle en lui adressant un sourire qui scella sa promesse. Pour s'être intéressée à la médecine durant sa jeunesse, elle avait déjà été témoin de ce type de scènes, et n'était plus de celles à s'évanouir à la simple vue du sang.

Changeant radicalement de sujet, Anne l'informait à présent du spectacle auquel elle se rendrait avec son mari. Une drôle d'expression s'était affichée sur son visage, sans doute due à la fatigue. Flavie n'avait raté que peu de représentations théâtrales depuis son arrivée à la Cour, et se déplacer à Versailles était toujours un plaisir, elle informa donc son amie de son intention de s'y rendre. « A défaut de prétendant, je m'y rendrais sûrement avec mon frère, si le cœur lui en dit, et si ses occupations ne le retiennent pas », lui dit-elle, ironisant son célibat. Elle fut prise de court par la proposition qui suivit, et certainement enthousiasmée par la perspective d'une soirée entre amies. Un élément pourtant l'intrigua : à quoi Monsieur du Plessis était-il donc occupé, si ce n'était à tenir compagnie à sa femme le soir venu ? Flavie tentait de déterminer, d'après l'expression d'Anne, si ces absences répétées la gênaient. Elle avait ouï que les relations du jeune couple n'étaient en effet pas toujours des plus harmonieuses, mais jusqu'alors, elle n'avait jamais eu vent de ce genre de désagréments. Ne voulant pas s'immiscer de trop dans la vie de son amie, craignant que son imagination débordante ne l'emmène trop loin, elle se contenta simplement d'accepter sa proposition. « C'est avec joie que je me joindrai à vous ! En espérant ne pas dérober à Monsieur votre mari votre si précieuse compagnie », dit-elle en lui souriant.

Il y avait quelque chose, dans le ton et l'expression d'Anne, qui intriguait de plus en plus la jeune femme. Un mal-être, qu'elle avait d'abord mis sur le compte de la peine qu'elle avait connue à tomber enceinte, avant de le classer comme un simple trait de personnalité. Mais il n'existait, à la vérité, aucune mélancolie permanente sans source explicable. Et tandis qu'elle remarquait l'air préoccupé de son amie, elle sentait elle-même une certaine inquiétude grandir à son sujet. « On doit beaucoup vous parler de votre futur enfant, et même s'il me brûle la langue de le mentionner également, tant le sujet est réjouissant, je comprendrais que cela soit devenu lassant pour vous ; parlez-moi donc plutôt de vos activités personnelles : à quoi vous adonnez-vous, ces jours-ci ? ». Flavie changeait de sujet, espérant par-là renouveler les pensées de son aînée.
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Dim 12 Aoû - 17:52

chapitre 2

 

Je déclare à ma jeune protégée que mon premier-né naîtra en juillet. Plus quelques mois à attendre avant de découvrir le visage de mon enfant et de le serrer dans mes bras. Je prie que ce soit un fils, je dois avoir un fils pour mon salut. Je demande à ma jeune amie s'il est possible qu'elle m'accompagne lors de mon accouchement. J'ai besoin de sentir la présence des personnes qui me sont chères. Et la jeune Flavie fait partie de mon cercle intime.

Flavie - Votre requête est tout à fait naturelle, et je serai ravie de pouvoir vous épauler lors de la délivrance, si ma présence peut vous apporter du réconfort.

Anne – Je vous remercie ma chère amie, c'est un plaisir de vous compter parmi mes plus proches amis. Lui dis-je avec un léger sourire sur mes lèvres.

Par la suite, j'évoque un autre sujet. Ce dernier concerne le spectacle lyrique. En effet, notre bien-aimé roi organise un spectacle à Versailles dont une représentation lyrique, une danse ainsi que des feux d'artifices. J'ignore si je pourrais assister à toutes les festivités mais je prie au moins d'assister à la première. J'aime entendre la musique ou voir du théâtre. En revanche, avec ma grossesse, je ne sais pas si je pourrais aller danser ou encore voir les feux d'artifices. Peut-être que le roi conscient de mon état pourra me laisser me reposer.

Flavie - A défaut de prétendant, je m'y rendrais sûrement avec mon frère, si le cœur lui en dit, et si ses occupations ne le retiennent pas.

Je lui offre un grand sourire. Par la suite, je lui demande s'il est possible qu'elle vienne dîner dans mes appartements. J'aimerais passer plus du temps en compagnie de ma chère amie. Pourquoi ? Est-ce un crime de vouloir être avec ces amis ? Je n'ai pas tellement envie de manger seule ce soir … Philippe mange si rarement à mes côtés … Où va-t-il ? Est-il avec ses maîtresses ? Oh, seigneur, faites qu'il s'arrête de faire cela. Faites qu'il puisse changer. Or, on ne change pas un homme. Rien pourra changer le cœur de cet homme.

Flavie -  C'est avec joie que je me joindrai à vous ! En espérant ne pas dérober à Monsieur votre mari votre si précieuse compagnie 

Anne – Je vous remercie ma chère amie. Je ne pense pas que cela puisse gêner Philippe. Peut-être que votre frère voudra venir lui aussi ? Je serais ravie de pouvoir le revoir. Je dois avouer que je vois peu souvent votre frère aîné.

De longues minutes s'installent entre nous. Je pense à mon époux, à son comportement. Ce dernier me blesse. Je pourrais confier mes problèmes à la douce Flavie mais elle est jeune et je ne veux pas la brusquer. Les hommes ne sont pas tous des brutes ni des idiots. Elle ne doit pas faire une généralité de mon cas.

Flavie -  On doit beaucoup vous parler de votre futur enfant, et même s'il me brûle la langue de le mentionner également, tant le sujet est réjouissant, je comprendrais que cela soit devenu lassant pour vous ; parlez-moi donc plutôt de vos activités personnelles : à quoi vous adonnez-vous, ces jours-ci ?

Anne – Oh ce n'est rien, ne vous en faites pas Flavie. Posez-moi toutes les questions qui vous brûlent la langue. Je souris. Et bien, je confectionne un mouchoir pour mon enfant. Je n'ai pas encore mis son prénom car je n'ai pas encore discuter de ce sujet avec Philippe. Je la regarde. Mais, sinon, je passe mon temps à me promener dans les jardins. J'espère que je pourrais continuer ma marche avant d'entrer en confinement. Je ne veux pas être alitée à cause de ma grossesse. Je pose ma main sur mon ventre un instant puis je retire ma main de mon gros ventre.

Nous continuons de marcher, je vois un banc, je commence à avoir mal à mes jambes, je regarde ma jeune amie.

Anne – Allons nous asseoir sur ce banc ? Je vais demander à un serviteur de nous apporter des mets. Je dois avouer depuis que je suis grosse, je mange beaucoup ! Je la regarde. Mais, ma chère, parlez-moi de vous. Dites moi-tout.

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Jeu 16 Aoû - 19:36

Tout n'est pas rose, même au printemps

Anne & Flavie

La présence d'Anne à ses côtés avait toujours le don de rassurer Flavie. Non pas qu'elle ne se sente mal à l'aise ou en danger lorsqu'elle était seule, mais la compagnie de son aînée lui donnait davantage d'assurance. Parce qu'elle admirait Anne, et qu'entendre qu'elle faisait partie de son cercle intime avait de quoi la flatter. Et lorsqu'elle était flattée, d'ailleurs, Flavie était loin de le cacher, car c'était cela aussi, l'avantage d'une amitié de confiance : elle pouvait être elle-même et révéler l'entière vérité de ses émotions, ces mêmes émotions que son frère lui avait fait promettre de ne partager qu'en petites portions une fois à la Cour, puisque dans ce monde impitoyable, elles avaient vite fait de se transformer en faiblesses, et que les âmes sournoises ne manquaient pas autour. Mais en Anne, elle avait confiance ; sur cette certitude, elle ne serait revenue pour rien au monde.

« Je vous remercie ma chère amie. Je ne pense pas que cela puisse gêner Philippe. Peut-être que votre frère voudra venir lui aussi ? », s'enquit Anne, alors qu'elles atteignaient une bifurcation. Malgré l'apparente réjouissance que se faisait Anne de ce dîner, elle conservait une mine anxieuse, et la façon dont elle avait nié la possible inconvenance de Philippe du Plessis n'arrangeait rien à l'inquiétude de Flavie. Mais pour ne pas l’embarrasser de si bon matin, la jeune femme préféra omettre la première partie de sa phrase et se concentrer sur ce qu'il y avait de bon. « Je lui proposerai avec plaisir ! Je ne le vois que peu, ces jours-ci, peut-être encore moins que vous ! ». Elle parlait avec ironie, tout en se rappelant à quel point sa propre présence à Saint-Germain-en-Laye était dérisoire par rapport à celle de son frère, qui y résidait depuis bien plus longtemps, et qui entretenait de ce fait une amitié bien plus vieille avec Madame du Plessis. D'un côté, Flavie bénéficiait d'un guide, de l'aide de son propre frère, mais d'un autre, elle arrivait sur un terrain déjà foulé et devait trouver une place qui ne soit pas dans l'ombre de son aîné.

Anne lui énonçait brièvement ses dernières actualités, tandis qu'elles se dirigeaient lentement vers un banc parfaitement placé. Bien sûr, le quotidien d'Anne était presque exclusivement orienté sur l'attente de son futur enfant, ce qui était prévisible. Flavie se faisait une joie de récolter les petits détails, impatiente de connaître ces étapes à son tour : la confection d'un mouchoir, le choix du prénom, tant de moments qu'elle brûlait d'envie de vivre. Une fois assises, Flavie fut surprise de la vitesse à laquelle la conversation fut recentrée sur elle. Encore une fois, Anne impressionna la jeune noble par son altruisme. « Ne pas manger eût été beaucoup plus inquiétant, je vous l'assure ! Je vous accompagne volontiers dans cette gourmandise. », la rassura-t-elle, se réjouissant déjà de combler le petit creux qui commençait à s'installer dans son estomac. « Si seulement, hélas, j'avais des choses à raconter ! Bien entendu, j'irai me confier à vous, ma chère. Vous savez sûrement qu'il me tarde de me marier, mais jusqu'ici, je n'ai rencontré que peu d'hommes pouvant convenir, à mon père comme à moi, et lorsqu'ils convenaient, ils étaient déjà en ménage. Mon frère me surveille, je compte sur lui pour m'aiguiller ; mais je sens bien qu'il me faut me dépêcher, et cela m'angoisse ». 

Elle leva les yeux vers son amie, et esquissa un sourire, malgré la platitude de ces révélations, et conclut, faussement insouciante : « Des inquiétudes des plus banales, en somme, et je dois avouer que je me sens un peu bête de laisser les tracas m'envahir aussi facilement ». Flavie laissa parler le silence, attendant peut-être être la sagesse de Madame du Plessis qui saurait la guider.
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Lun 27 Aoû - 14:31

chapitre 3

 
Je suis ravie d'être en compagnie de Flavie pendant quelques instants. Cette jeune enfant est une personne que j'apprécie. Je n'ai pas encore décidé les parrains ou les marraines de mon futur enfant. Il faudrait que j'en parle au père de ce dernier. Or, Philippe fuit souvent les conversations ! Je dis à ma jeune amie que cela ne gênera pas Philippe que du monde vienne souper dans nos appartements. Je demande alors à la jeune enfant s'il est possible que son frère puisse nous accompagner lors de ce repas. Par la suite, nous changeons notre trajectoire.


Flavie - Je lui proposerai avec plaisir ! Je ne le vois que peu, ces jours-ci, peut-être encore moins que vous ! 

Anne – Envoyez moi une missive quand vous seriez s'il souhaite venir. J'ignore ce que la cuisinière va nous préparer mais avez-vous des plats que vous voulez manger chère Flavie ? Je pense surtout que mon palais va apprécier les douceurs et les sucreries …

Par la suite, j'évoque ma routine et nous arrivons près d'un banc. Je demande alors à ma jeune amie si elle souhaite m'accompagner dans le goûter. Je ne souhaite pas paraître un monstre quand je grignote plusieurs mets. J'écoute les paroles de mon amie et je souris à ces mots.

Flavie -  Si seulement, hélas, j'avais des choses à raconter ! Bien entendu, j'irai me confier à vous, ma chère. Vous savez sûrement qu'il me tarde de me marier, mais jusqu'ici, je n'ai rencontré que peu d'hommes pouvant convenir, à mon père comme à moi, et lorsqu'ils convenaient, ils étaient déjà en ménage. Mon frère me surveille, je compte sur lui pour m'aiguiller ; mais je sens bien qu'il me faut me dépêcher, et cela m'angoisse . Elle leva les yeux au ciel. Et, elle rajoute.   Des inquiétudes des plus banales, en somme, et je dois avouer que je me sens un peu bête de laisser les tracas m'envahir aussi facilement .

Pendant de longues minutes, je ne lui réponds pas, je réfléchis aux paroles qu'elle avait prononcé. Nous arrivons près du banc et nous prenons place. Je continue de réfléchir à la réponse que je dois énoncer à Flavie. Je prends une profonde inspiration et mon regard croise celui de la jeune femme.

Anne - Il n'est jamais facile de trouver un bon parti. Je me souviens que c'était difficile pour moi de trouver un époux convenable pour mon père et puis j'ai rencontré Philippe. Mon père m'a marié avec Philippe. Si je peux vous donner un conseil, soyez prudente avec les hommes. Ne leur donnez rien. Je la regarde. N'ayez crainte, vous trouverez un époux formidable. Un homme qui vous aime et vous respecte. Je souris. Un homme qui ne vous humiliera pas avec des maîtresses. Je respire. Oh, ce n'est pas mon cas. Dis-je en avalant péniblement ma salive. Honteuse de ce mensonge que je lui dis. Je pose ma main sur la sienne. Parfois, j'aimerais avoir des tracas si futiles Flavie … Des problèmes qui ne sont pas importants. Je retire ma main après avoir serrer nos deux mains. Je souris tristement.

Je vois un valet et je lui demande de nous apporter de quoi nous ravitailler. Le serviteur disparaît et nous laisse avec Flavie. Je la regarde avec un léger sourire quelques instants plus tard, ce sourire n'est pas le même que celui que je lui ai fait quelques instants plus tôt. Paradoxe ? Oui ... Je n'ai pas envie que le valet voit mon regard triste. Je veux que ce soient des personnes comme Flavie qui puissent voir ma peine. Des personnes à qui j'ai confiance.

Anne – L'amour entre les époux n'est jamais facile. Il est possible que les deux conjoints s'aiment dans les meilleurs des cas … Et, dans certaines situations, et bien, le couple n'est pas heureux. Le mari prends souvent des maîtresses et trompe sa femme. Dis-je en murmurant. Parfois, j'aimerais revenir en arrière et changer mes erreurs Flavie. Je n'aurais pas dû épouser Philippe mais c'est le cas. Ma plus grosse erreur. Je me mordille les lèvres. Il ne m'aime pas … Voilà la vérité. La gorge se serre et je la regarde. Je … Je sais pas ce que je lui ai fait pour qu'il soit ainsi … Qu'ai-je fait pour mériter cela ? Demande-je avant de soupirer.

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