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 Eléonore du Fresne ◆ Now is the time to understand more, so that we may fear less.

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Sam 30 Juin - 1:16

Eléonore du Fresne

A life spent in the routine of science need not destroy
the attractive human element of a woman's nature.
Prénom(s) : Eléonore Marianne. ◆ Nom : du Fresne par son mariage, Marais par adoption aux secondes noces de sa mère, et enfin Pensier de naissance. ◆ Surnom : Enfant, son père l'appelait Léo, et le surnom est resté pour les très proches, avec toute la saveur douce-amère qu'il apporte.  ◆ Date de naissance : Une nuit glaciale de l'hiver 1641, un 9 janvier, juste après la nouvelle année. ◆ Âge : 31 ans. ◆ Orientation sexuelle : Il y eut des baisers ça et là, mais à part cela elle est hétérosexuelle... ou l'est-elle ? ◆ Situation matrimoniale : Cadenassée dans le confort étouffant d'une femme mariée à un bourgeois gentil, riche, et beaucoup trop vieux pour elle. ◆ Métier : Versée dans les sciences de la santé des femmes, des enfants, de la fertilité et de l'anatomie, elle est une sage-femme réputée capable de miracles. ◆ Religion : Catholique par tradition, elle croit davantage en la science, bien qu'elle taise ses convictions toujours plus athées. ◆ Groupe : Mercure. ◆ Célébrité : Natalie Dormer. ◆ Crédits : tumblr (gif), wanderlust (avatar).
Pardonnez-moi, je cherche à me rendre dans les jardins, le roi y organise ce soir une fête superbe mais avec tous ces déménagements, je suis totalement perdu quelque soit le lieu où je me trouve ! Pourriez-vous m'aider ma chère ? Ah, Monsieur, vous n'êtes pas du tout au bon endroit, mais combien en ce palais vous sont semblables ? Elle rit devant son regard interloqué. Ne vous offusquez pas d'un trait d'humour malheureux, et venez plutôt par ici, je vais vous remettre sur le bon chemin. Merci ! Je ne saurais vous exprimer toute ma reconnaissance. Mais, vous qui m'êtes d'une aide si précieuse, saurez-vous me dire où je puis trouver quelqu'un capable de m'aider dans une affaire délicate ? Gabriel de La Reynie s'est montré si zélé qu'il nous a assurément privé de certains services que ces diables pouvaient nous rendre. Intéressante façon de formuler la persécution des pauvres, n'est-ce pas, mon cher ami ? Sa voix n'a pas cillé, et elle garde placardé sur le visage un sourire charmant. Monsieur de La Reynie a su en effet faire montre de tout son talent en la matière. Mais rassurez-vous, il restera toujours en ce bas-monde des affaires délicates à régler et des gens de talent pour y contribuer. Nul besoin d'aller jusqu'à Paris, d'ailleurs... Ne sommes-nous pas à la Cour de France ? Vous devriez y trouver tout ce dont vous avez besoin, croyez-moi, monsieur. D'ailleurs, en parlant de service, vous me semblez des plus agréables... Peut-être pourriez-vous m'en rendre un ? Elle éclate d'un rire franc, et sans perde son air jovial écarte sa main, enfonçant dans le procédé ses ongles dans le tendre du poignet de l'homme en face d'elle. Ah, messieurs, que seraient nos vies de femmes sans votre présence toujours si charmante ? Ne vous offusquez pas ainsi, monsieur, je suis sûre que vous trouverez à la fête qui vient une demoiselle qui cèdera à votre charme sans égal... Pour ma part, je devrai, ah, refuser cet honneur, malheureusement. Profitez de la soirée, monsieur. Le temps est splendide, la cuisine généreuse, et les esprits légers. Et en ces temps troublés qui sont les nôtres, qui sait de quoi demain sera fait ?
De son père, elle garde peu de souvenirs. Homme silencieux, amoureux du papier et des couleurs davantage que de sa femme, il pouvait passer des heures assis, recroquevillé sur sa table de dessin. Et toujours dans ce silence absolu, apaisant et apaisé. Parfois, dans l’embrasure de la porte, apparaissait la forme menue d’Eleonore, venue observer avec une timidité naïve son père à l’ouvrage. Alors celui-ci relevait la tête, lui souriait, et lorsqu’elle s’était approchée, la hissait sur ses genoux, puis reprenait son travail.

De son père, elle se souvient du silence. Et du cri de démon lancé à l’injustice du ciel alors que la lame s’abattait, un matin d’exécution, sur le cou de ce sympathisant à la Fronde. Et tandis que la mère et la fille fendaient la foule à contresens, la mère priant le ciel de lui pardonner, Eleonore regardait en vain vers cette estrade, la foule compacte et hurlante lui cachant la tête séparée du corps qu’elle surmontait l’instant d’avant.

_____


« Nous vivons dans un monde d’hommes, ma fille. Et pourtant nous sommes celles qui faisons tourner le monde. » Vérité maternelle acceptée comme parole d’évangile, ces quelques mots laisseraient sur l’adolescente une impression durable. Sa mère lui transmit son art, celui de faire naître les enfants et de garder les mères en vie. Celui d’accompagner le déchirement d’une délivrance, celui de protéger les mères, celui d’accomplir des miracles. Elle apprit durement, les mains dans le sang et la mort la regardant droit dans les yeux. Et face à l’adversité de l’épreuve la plus grandiose et la plus dangereuse de la vie d’une femme, l’adolescente choisit de combattre. Délaissant la grâce de Dieu, elle choisit de s’en remettre davantage à la science.

Mais elle apprit aussi de sa mère la fierté féminine, celle de naître femme et de devoir se battre toujours pour son indépendance dans un monde d’hommes. Caractère indomptable de femme que d’aucuns jugeraient trop intelligente, l’enfant caractérielle grandit en une adolescente insoumise. Suivre les pas maternels ne la satisfaisait pas, pas entièrement, pas tout à fait. Elle voulait plus, avec cet appétit du monde qui inquiétait les siens. Apprends ta place, ma fille. Mais sa place ne lui suffisait pas, ne lui suffirait jamais.

_____


Il arriva dans leurs vies comme ça, sans que personne n’ait rien demandé, un peu par hasard. Elle comprendrait plus tard que l’union était d’intérêt sans être dénuée d’affection. La mère en se remariant assurait l’avenir de sa fille. Et ainsi les épousailles de Gilbert Marais et Madeleine Pensier effacèrent définitivement le nom de son sang. Et Eléonore devint Marais en même temps que sa mère.

Par une grâce du sort, l’affection entre Gilbert et la fillette grandit vite, l’un trouvant la fille qu’il avait secrètement désirée, l’autre trouvant la figure paternelle qui lui manquait tant. Et l’esprit aigu de l’adolescente s’enflamma des recherches de son beau-père et nouveau père adoptif. Soudain la science du chirurgien donnait à son métier de sage-femme un sens nouveau. Délaissant la grâce divine, elle forma le vœu encore jamais trahi de s’en remettre à la science. Cédant à l’inextinguible soif d’apprendre de l’adolescente, Gilbert soigna son éducation. Lecture, écriture, histoire, littérature, et en secret, sciences de l’anatomie et de la médecine. Jouant des relations du géniteur de l’enfant et des siennes, il introduit la jeune fille aux cours de dessins botaniques au Jardin du Roi, car comprendre l’anatomie exige de pouvoir la représenter.

Et à mesure que l’adolescence avançait, sa vie et son avenir, soudain, lui semblaient moins assombris d’ennui.

_____


Elle découvrit les travaux de son géniteur un matin, par hasard. Cherchant un livre, elle ouvrit le mauvais tome, réveillant les fantômes englués dans le brouillard des mensonges dont les vivants les avaient couverts. Sa mère lui avait parlé d’exécution injuste, mais jamais de révolte. Elle lui avait parlé du dessinateur, mais jamais du révolutionnaire. Des heures passées à lire la correspondance de son père et à étudier ses dessins, dans le secret de ses appartements, et voilà que soudain s’enflammait en elle un feu nouveau. Une colère si grande, d’abord, qu’on lui ait caché la vérité. Mais aussi la rage de celle qui a finalement mis des mots sur des phénomènes qu’elle subissait jusque-là sans pouvoir les nommer. La toute-puissance du roi, et l’excès insoutenable d’une noblesse financée par les classes qu’elle méprisait pourtant.

Ce ne furent là que ses premiers pas trébuchants dans un monde qu’elle ferait bientôt sien, celui des révolutionnaires de l’ombre, des complots fomentés dans l’anonymat des foules parisiennes, des secrets échangés dans des correspondances passées sous le manteau, et surtout des promesses de jours meilleurs et d’une France plus juste.

Ce que son père avait commencé, elle se le jura, elle le continuerait. Mais la manière frontale ne fonctionnait pas, la Fronde l’avait prouvé. Elle choisit la subtilité. Elle deviendrait l’une des leurs, d’une façon ou d’une autre. Ils lui confieraient leurs secrets comme on offre une rose, et elle bâtirait sous leurs pieds un réseau de petites mains fatiguées de leurs caprices. Jusqu’à ce qu’un jour, les fondations mêmes de la noblesse soient si rongées que le château s’écroule de lui-même.

_____


Elle avait les joues en feu d’avoir forcé une journée de sourires, une nausée insoutenable d’un corset trop serré, un corps fourbu d’une robe de mariée aussi grandiose que pesante. Son tombeau s’était refermé. Elle avait à peine vingt-deux ans. C’était un mariage tardif, à tel point qu’elle avait espéré y échapper. Une partie d’elle se doutait que son insoumission et son indépendance avaient provoqué ce mariage. On voulait l’assagir ; car soudain sa mère et son père avaient précipité cette union avec ce Crésus à deux doigts du trépas. Une bonne âme, à n’en pas douter, mais il y avait en elle la douleur d’une jeune femme qui par son union à un vieillard, faisait le deuil de passions jamais vécues et d’émois jamais éprouvés.

Elle découvrirait plus tard que l’homme n’était pas mauvais, et étrangement très épris de sa jeune épouse. Couverte de cadeaux par ce tailleur fortuné, elle découvrirait un homme doux, gentil, mais surtout cultivé, qui s’éprendrait de la science de son épouse et encouragerait son indépendance et sa poursuite de la connaissance.

_____


Protégée des fureurs de la Faculté de médecine par les relations de son père adoptif et de son mari, elle continua de seconder sa mère. D’apprentie lors de sa jeunesse, elle finit par surpasser celle qui lui avait appris, accompagnant les bourgeoises puis les nobles dans la naissance, épreuve qui prenait autant de vies qu’elle en donnait. Rejetant les savoirs ancestraux et surannés, ses connaissances et ses incessantes recherches en anatomie se montrèrent vite payante, car la jeune femme se tailla vite une réputation de faiseuse de miracles.

Plus encore que les naissances, elle lut les travaux des femmes avant elle qui fustigent les conseils insensés d’hommes antiques ; elle s’engagea dans la préparation des femmes à la naissance, les conseillant quand elles le souhaitent dans la nutrition et leur style de vie qu’elle considère comme primordiaux dans la santé de la mère et l’enfant. Elle s’intéressa aussi aux travaux controversés qui attribuaient les malheurs de fertilité et de descendance d’un couple non pas seulement à l’épouse, mais aussi à son mari. Trop moderne et surtout femme, la Faculté de médecine pèse sur elle comme une ombre malfaisante que seules écartent les relations qu’elle maintient par sa famille et ses patientes.

Puis vint un jour celle qui fit tout basculer. Il est des naissances qu’une sage-femme n’oublie jamais, et celle-ci resterait dans sa mémoire jusqu’à son dernier souffle. Une nuit sans sommeil, de souffrance et d’enfer. Du sang jusqu’aux coudes, la sueur sur le front et la rage aux tripes, elle arracha à la mort une marquise et son fils nouveau-né. Soudain la sage-femme favorite de la haute-bourgeoisie avait fait ses armes aux yeux d’une noblesse méfiante, et voilà soudain qu’on appelait la femme aux mains bénie et à l’esprit de science aux chevets des mères nobles et nouveau-nés au sang bleu. Derrière ses sourires et ses révérences, son sang révolutionnaire bouillonnait : enfin, elle touchait du doigt le rêve, celui de s’insérer dans les intrigues de la noblesse de France, de tisser un réseau qui détricoterait le leur. Femme de chambres, valets, marchands, petite noblesse et bourgeois méprisés : les désenchantés de la Cour ne manquaient pas. Et tandis que les familles nobles lui confiaient leurs secrets, elle faisait renaître de ses cendres la Fronde avec d’autres partisans.

_____


La première fois qu’elle le vit, c’était avec à l’esprit toute l’acidité que son père y avait instillé. Voici que revenait de contrées barbares le neveu inattendu, celui qui allait leur disputer un héritage qu’elle n’avait pu s’assurer ; la seule chose qui aurait pu sauver la chose était un héritier que son mari n’était plus capable de concevoir. Alors il leur faudrait discréditer le neveu en flattant le vieillard, ternir l’image de cet aventurier dont finalement, personne ne savait rien.

La première fois qu’elle le vit, son esprit s’efforça de le haïr tandis que ses yeux s’obstinaient à le suivre. Elle ne se comprenait plus ; elle n’était plus une de ces écervelées qui tournaient la tête à chaque homme vaguement charmant qui croisaient leur route. La France était rempli de mâles qui aurait faits de parfaits amants ; alors pourquoi le sort la maudirait-il à une attirance sans espoir envers cet inconnu ? Qui plus est, l’alliance insensée qui la liait faisait de cet homme qui avait son âge son neveu par alliance. Le Destin s’amuserait-il de son sort à ce point ?

Qu’à cela ne tienne. Les attirances passaient, la raison finirait par supplanter la faiblesse du cœur.

Du moins, elle parvint ce soir-là à s’en convaincre.


Pseudo : Yavanna. ◆ Âge : 24 ans. ◆ Trouvaille du forum : AH. Bonne question. Sur fb, c'est possible ça ? ◆ Avis sur le forum : . ◆ Le mot de la fin : J'ai hâteuh. ◆ Rang souhaité : scientia potentia est
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Invité
Invité
Sam 30 Juin - 1:21
:crazy: :crazy: :crazy: :crazy:

Bienvenue officiellement!
Moi aussi j'ai hâte!!! On va faire de beaux enfants toi et moi! *sort vite avant de tomber dans le nsfw*
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Invité
Invité
Sam 30 Juin - 8:20
Bienvenue parmi nous ! :sheep:
Quelle magnifique idée de personnage ! J'adore ! :eyes:
Et tu as fait une heureuse ! Bonne rédaction de ta fiche ! :rp:
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Invité
Invité
Sam 30 Juin - 8:33


Sois le bienvenue avec ce superbe personnage :olala: :fire: !

Je te souhaite de vivre de jolies aventures sur le forum cheers !
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Invité
Invité
Sam 30 Juin - 8:59
La bienvenue ! cheers
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Invité
Invité
Sam 30 Juin - 9:10
Bienvenue parmi nous !
Hâte d'en savoir plus sur ce personnage!
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Augustine Delacour
poupée de porcelaine
Pseudo : Typocampe
Multi-compte(s) : Gabrielle, Hector, Roland et Marion
Célébrité : Gabriella Wilde
Crédits : Typocampe
Messages : 294
Points : 10

Âge : 28 printemps.
Rang : Marquise de Mainvillier bien que ce titre ne lui revient plus de droit
Situation matrimoniale : Veuve du héro de guerre Xavier Delacour après qu'il soit tombé au combat



Sam 30 Juin - 9:51
Officiellement bienvenue par chez nous !

Si tu as besoin d'aide n'hésites pas !
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Diane de Villancourt
croqueuse de diamants
Pseudo : Antiva.
Multi-compte(s) : Guilhem / Esmée
Célébrité : Jodie Comer.
Crédits : Typocampe.
Messages : 105
Points : 30

Âge : 22 ans.
Rang : Roturière, élevée grâce à l'art de l'amour et à son ambition vorace.
Métier : Courtisane, elle revendique sa liberté.
Situation matrimoniale : Si son corps est son outil, son coeur n'appartient à personne.

Sam 30 Juin - 17:29
Quel personnage Wink

Bienvenue par ici mon petit, je te souhaites bien du bonheur parmi nous I love you
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Invité
Invité
Sam 30 Juin - 18:20
Welcome à toi :cute:

Une sage-femme pour mon babynou :cute::love:
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Invité
Invité
Dim 1 Juil - 12:12
Bienvenue parmi nous :iheartu: Bon courage pour la suite de ta fiche, hâte de la lire :lick:
avatar
Invité
Invité
Ven 6 Juil - 16:07
Quel beau début de fiche, ma Léo! Courage pour la suite!!
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Marion Lalézarde
empoisonneuse en herbe
Pseudo : Typocampe
Multi-compte(s) : Gabrielle, Hector, Augustina et Roland
Célébrité : Ashley Madekwe
Crédits : Typocampe
Messages : 170
Points : 25

Âge : 29 ans.
Métier : Apothicaire bien qu'on la dise aussi empoisonneuse et faiseuse d'anges.
Situation matrimoniale : Célibataire.



Dim 8 Juil - 16:49

Félicitations !

bienvenue à la cour de France
Ta fiche est magnifique ! :iheartu:
Tout comme ton personnage :lick:

On tient juste à ajouter que si Léo est athée, c'est en secret qu'elle se doit de garder pour elle :hide:

Bravo, tu es le bienvenu à Paris ! Tu peux maintenant aller recenser ton métier si tu en as un. Une fois cela fait, tu vas pouvoir créer ta fiche de liens et ta fiche de rp. D’ailleurs, tu peux dès maintenant commencer à rp ! Tu peux rechercher un partenaire par ici. Amuse-toi bien parmi nous !
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