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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 Demoiselle en détresse

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Mar 26 Juin - 19:14

Demoiselle en détresse

Emmanuel et Adélaïde
Il était bien tard déjà alors qu'Adélaïde déambulait dans le palais désert. Le château jamais ne dormait mais elle profitait du calme apparent du soir pour s’octroyer quelques heures de liberté. Elle n'était pas à plaindre, sa place était avantageuse et nombreuses étaient les roturières à la lui envier, mais il n'empêchait qu'elle trouvait parfois les conditions de sa tâche pesante. Le fait, surtout, d'incessamment se sentir inférieure l'encombrait plus que tout autre chose. Lorsqu'elle sortait le soir, elle n'était rien d'autre qu'une jeune fille comme tout autre qui savait apprécier un moment hors du temps. Pas de classes ou de hiérarchie, elle était elle-même dans la quiétude de sa solitude.

Une personne néanmoins vint la rompre. Elle s'en offusquait sans le montrer lorsqu'on la confondait avec une servante dans la lueur nocturne, mais ce ne fut cette nuit pas ce qu'il se passa. Un gentilhomme en effet l'aborda et ils conversèrent un moment sans cesser leur ballade. La femme de chambre jugea sa discussion charmante, même si l'homme en lui-même, bien qu'à l'apparence avantageuse,  dégageait un aura étrange qui troublait la brune. Celle-ci pressentait qu'il lui fallait s'éloigner sans pour autant trouver une excuse suffisamment solide pour expliquer sa fuite. Elle ne s'inquiéta vraiment que trop tard, alors qu'ils se perdaient dans le jardin et qu'aucune autre présence n'était perceptible.

Le noble qui l'accompagnait saisit fermement le poignet d'Adélaïde, prononçant quelques phrases qui finirent de l'effrayer. Elle se débattit comme elle put dans tout sa panique, l'intimant sans conviction et d'une voix peu assurée de la libérer.

" - Lâchez-moi, je vous pris.

Ses mots n'eurent aucun effet et son accompagnateur se montra plus entreprenant encore. La demoiselle ne sut que faire, tentant en vain de se défaire de son emprise, essayant de l'éloigner avec plus de vigueur. Son ton se fit plus ferme, précipité, désespéré.

- Mais laissez-moi enfin ! "

Rien de ce qu'elle ne disait n'avait la moindre efficacité, et elle ne pouvait qu'appréhender. Il contrait sa résistance avec une étonnante facilité et elle ne parvenait à faire taire sa peur grandissante. Des larmes auraient put dévaler le long ses joues si elle avait été de celles qui pleuraient mais ce n'était pas le cas. Elle intériorisait sa terreur qui l'envahissait.
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Emmanuel de Carcassonne
le sauvage
Pseudo : Maeva
Multi-compte(s) : Alix de Saint-Aignan
Célébrité : Chris Hemsworth
Crédits : Typocampe.
Messages : 239
Points : 120

Âge : 34 ans
Rang : Comte de Carcassonne
Métier : Sous-lieutenant des Mousquetaires
Situation matrimoniale : Veuf de la magnifique Sarah de Châtillon, décédée en couche.



Ven 29 Juin - 0:12

Demoiselle en détresse

Emmanuel et Adélaïde
Les festivités étaient terminées, la plupart des nobles dormaient dans leurs appartements et avant de nous donner congé, notre capitaine avait ordonné qu'on fasse une dernière ronde pour s'assurer de la sécurité du château.  Lasse, mais alerte, je m'étais donc dirigé vers les jardins vêtu de mon uniforme de mousquetaire, ma tête recouverte de mon grand chapeau emplumée. C'est alors que j'entendis un cri de détresse...un cri de femme. 

- Mais laissez-moi enfin ! "


Celui me suffit pour que je dégaine mon épée et intérieurement, j'étais heureux qu'il y est du piquant dans ma soirée. J'avais participé à plusieurs combats sanglants, alors faire le piquet pour veiller à la sécurité de roi et de sa cour ce n'était pas ma tasse de thé. D'un pas très silencieux,  je me dirigeais vers où j'avais entendu le cri. Mon regard bleu se fit perçant et je distinguais dans la nuit deux formes entrelacées  Un homme, assez grand et une jeune femme en détresse qui luttait en vain. Déjà, l'homme lui vola un baisé vorace et voulu lui trousser sa jupe, mais une lame se posa sur le revers de sa main trop audacieuse.

-Vous avez entendu la dame? Laissez-là. Ordonnais-je d'un ton ferme, mes yeux froids dans ceux de l'inconnu qui se fit mauvais. Je connaissais cette expression pour l'avoir souvent vu quand le duel était proche, je reculais d'un pas, tandis que le noble se distança pour sortir son épée. 

-Je n'ai pas à recevoir d'ordre d'un soldat de pacotille.
-Mousquetaire, ne vous en déplaise et Comte de surcroît.  Et vous? J'imagine  que vous  n'êtes qu'un petit baron pour agresser une jeune femme de la sorte?
-Ce n'est qu'une soubrette et je suis le Vicomte de l'Eau!
-Ah...eh bien, Vicomte, vous employez des termes bien méprisants envers les sujets de sa majesté. Vous avez besoin d'une correction. 


Pour toute réponse, l'homme fit un coup droit que j'esquivais d'un petit sourire, tandis que j'observais attentivement l'infâme individu. À son odeur, il avait bu, ce qui était pour moi un avantage, ainsi que ma grande taille et la maîtrise de mon arme. J'avais eu pour maître Gilliam Lagardière, sans oublier  ma longue expérience au combat, alors l'homme allait devoir se montrer talentueux pour pouvoir me vaincre. Les lames s'entrechoquèrent, j'analysais promptement le déplacement, il était vacillant. D'un rictus, j'esquivais puis je fis dévier sa lame qu'il lâcha maladroitement.  J'en profitais alors pour faire un bond en avant afin de l'attraper au collet et de la plaquer contre une haie, l'épée contre la gorge. Le Vicomte perdit alors ce qui lui restait d'assurance et il pâlit devant mon regard féroce.

-  J'ai tué maintes hommes dans ma vie, Vicomte, mais ce soir, soyez heureux que je sois mousquetaire et non assassin. Je ne souillerais pas par le sang les festivités du roi, mais je vous avertis, la prochaine fois, je ne serais pas aussi clément. soufflais-je entre mes dents.

À ce dire, le noble pâlit un peu plus devant ce beau blond qui possédait un regard des plus perçants et menaçants. Il n'avait pas de difficultés à croire que le mousquetaire serait apte à exécuter son avertissement. Il n'eut pas le temps de respirer qu'il se retrouva à terre.

-Retournez dans vos appartements et restez-y. Pour ce qui est de votre délit,je puis vous assurez que mon Capitaine en sera  avertis. Dis-je sur un ton dur. Le noble déglutis et sans demander son reste, il se leva et déguerpis la peur au ventre. Je le suivis des yeux, puis rengainant mon épée, je tournais mon attention vers la belle jeune femme qui avait été témoin de la scène. Mon regard d'azur se fit rassurant et tendre, je m'approchais d'elle pour lui prendre doucement la main en demandant de ma voix grave:

-Vous n'êtes pas blessée, mademoiselle?




  

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On voyage autour du monde à la recherche de quelque chose et on rentre chez soi pour le trouver.
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