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 Alexandre du Vernay ◆ Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais

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Mer 9 Mai - 2:26

Alexandre du Vernay

the church of man-love is such a holy place to be
Prénom(s) : Alexandre Louis, son père et son grand-père. Chez les du Vernay, l'héritage est autant du prénom que du nom de famille. ◆ Nom : du Vernay, famille noble de marquis. Il est de la branche parisienne, dont il est le dernier représentant masculin. Enfin, masculin est peut-être un bien grand mot. ◆ Surnom : En règle générale, pas de surnom. Ou "mon chat", mais n'importe qui n'est pas autorisé à l'appeler comme ça.  ◆ Date de naissance : Le 2 août 1648. ◆ Âge : 24 ans. ◆ Orientation sexuelle : Ces messieurs ont son éternelle faveur. ◆ Situation matrimoniale : rès récemment fiancé à son amie d'enfance, Elsa du Plessis. Un mariage arrangé pour faire taire toutes sortes de rumeurs, sur l'un comme sur l'autre des futurs époux, et assurer la pérennité de la branche parisienne des du Vernay. Probablement peine perdue puisqu'il entretient depuis quatre ans une relation amoureuse avec un homme. ◆ Métier : Marquis du Vernay. ◆ Religion : Catholique, étonnamment. ◆ Groupe : Saturne. ◆ Célébrité : Alexander Vlahos. ◆ Crédits : Coatlicue.
Pardonnez-moi, je cherche à me rendre dans les jardins, le roi y organise ce soir une fête superbe mais avec tous ces déménagements, je suis totalement perdue quelque soit le lieu où je me trouve ! Pourriez-vous m'aider mon cher ? Bien entendu ! Ce n'est qu'une affaire de jours, je suis certain que vous saurez très vite vous repérer. Et puis se perdre ne peut qu'être agréable dans un décor aussi superbe. Merci ! Je ne saurais vous exprimer toute ma reconnaissance. Mais, vous qui m'êtes d'une aide si précieuse, saurez-vous me dire où je puis trouver quelqu'un capable de m'aider dans une affaire délicate ? Gabriel de La Reynie s'est montré si zélé qu'il nous a assurément privé de certains services que ces diables pouvaient nous rendre. Certains services ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, très chère. Il n'y a nul service que nous ne puissions nous rendre nous même. D'ailleurs, en parlant de service, vous me semblez des plus agréables... Peut-être pourriez-vous m'en rendre un ? Moi ? Je doute de pouvoir vous rendre un autre service que celui de vous guider jusqu'aux jardins... A moins que les fêtes du Roi ne soient pas assez divertissantes pour vous. J'invite quelques amis pour la prière demain soir, si vous souhaitez vous joindre à nous.
1655 + Les rires des deux enfants retentissaient contre les murs de l'hôtel particulier de la famille du Plessis, tandis qu'ils se couraient après dans un bruissement de robes. Alexandre était en tête, mais Elsa du Plessis, de quelques années son aînée, le rattrapa vite et lui toucha l'épaule. « C’est toi le chat ! » s’exclama-t-elle d’un ton enjoué avant de faire demi-tour. Le garçon appréciait par-dessus tout les séjours de sa famille chez les du Plessis, il aimait Paris, et surtout il aimait les après-midi à courir dans les couloirs avec son amie. Sa mère, marquise du Vernay, observait leurs jeux d’un mauvais œil. Alexandre était son fils aîné, elle n’aimait pas que cette petite énergumène aux manières peu élégantes l’encourage dans ses travers en la parant de ses propres robes et en subtilisant les fards de sa propre mère pour leur créer des maquillages grotesques. Mais elle se contentait de soupirer et de lancer des regards de reproches à son fils comme à son époux, le marquis, qui n’y prêtait que peu d’attention. Pour lui, en revanche, quitter les terres austères de l'Isère où il subissait l’éducation sévère préconisée par sa mère s’avérait un véritable moment de récréation et il savourait chacun de ces instants. « Allez, plus vite Alexandre ! Je suis sûre que tu ne peux pas me rattraper ! » Mis au défi par la jeune fille, Alexandre accéléra, encombré par la toilette qu’il n’avait pas l’habitude de porter et s’effondra devant une porte sous les éclats de rire de son amie. Alors qu’elle le rejoignait pour le relever, la porte s’ouvrit sur les visages de leurs pères respectifs qui, tentant de ne pas se montrer hilares, les envoyèrent dans les appartements d’Elsa. Là, ils s’effondrèrent sur un tapis dans un bruissement de robes, haletants, exténués par leur course. « J’ai entendu nos pères discuter tout à l’heure, commença le garçon. Nous allons venir habiter à Paris ! » La jeune fille s’enthousiasma à l’idée de passer plus de temps avec son ami d’enfance. Il déposa un baiser sur sa joue, y laissant une marque de fard à lèvres. Elsa était la seule qui le comprenait, qui ne le jugeait pas pour ce qu’il était.

1668 + Alexandre se souvenait avec précision de l'instant où il avait vu Laurent pour la première fois. C'était une petite fête mondaine réunissant la noblesse parisienne, et la première où il se rendait sans le chaperon de ses parents. Et il était là, Laurent, entouré d'hommes et de femmes buvant ses paroles alors qu'il racontait ses exploits militaires. Alexandre était immédiatement tombé sous son charme et il n'avait pas dû être bien discret puisque plus tard dans la soirée, le jeune homme l'avait entraîné dans une pièce dérobée qu'il ne semblait que trop bien connaître. Il irradiait dans la pénombre comme mille soleils avec ses boucles d'ange blond, sans nul doute un élu de la grâce divine, mais ce n'était pourtant pas pour prier qu'Alexandre s'était agenouillé devant lui, avait entrepris de dégrafer sa... « Mon chat ? Vous ne m'écoutez plus. » La voix de Laurent le tira de ses pensées. « Pardonnez-moi, je...
- Vous fixiez mon entrejambe avec insistance, très cher.» Alexandre pouffa. « Je me remémorais notre première rencontre, voilà tout, » expliqua-t-il. Laurent reprit alors des explications : il proposait qu'étant donné leur proximité certaine, ils arrêtent de se vouvoyer. Le jeune homme objecta qu'un « tu » malencontreux risquait de leur échapper en public, et que son cousin de Grenoble vouvoyait toujours son épouse après dix années de mariage. Laurent finit par révéler le véritable objet de sa requête. « Eh bien qu'on nous pende si l'on nous soupçonne ! Mais vous tutoyez Elsa du Plessis, alors pourquoi pas moi ? » Alexandre soupira. « Nous y voilà de nouveau. » Il avait beau avoir répété un nombre incalculable de fois qu'Elsa n'était que son amie d'enfance, que Laurent n'avait rien à craindre d'une femme quelle qu'elle fusse, il connaissait la violence des crises de jalousie régulières de son amant. Il ne voulait plus de cris, plus de larmes, plus de menaces. Alors il se leva pour l'embrasser tendrement. « Tu sais bien que je n'aime que toi, » murmura-t-il, lui donnant satisfaction. Il ne pouvait jamais lui résister de toute façon.

1672 + Quelques coups délicats furent frappés à la porte de la chambre où Alexandre restait cloîtré toute la journée. Seul avec ses souvenirs, ses larmes, sa culpabilité qui l’étreignait. Ses démons le cernaient, le rendaient aveugle et sourd, et seule la présence délicate qui s’installa à ses côtés parvint à les repousser légèrement. Elsa n'avait pas attendu de réponse pour entrer, elle savait qu'elle n'en aurait pas. Sa main, fraîche et douce, passa sur son front en repoussant quelques mèches brunes. Elle seule savait l'apaiser. « Ce n'est pas de ta faute, tu n'aurais rien pu faire,» dit-elle, sachant qu'il avait passé une journée de plus à ressasser le déroulement des événements, cherchant son erreur. « Mère m'avait dit de ne pas l'emmener, » finit-il par articuler. Et il ne l'avait pas écoutée, non, il avait emmené Nicolas avec lui.
Lorsque son petit frère était né, six ans auparavant, il avait changé la vie d'Alexandre. Pour leurs parents, qui s'étaient résolus à ne pas obtenir de descendance de leur fils aîné, ce garçon était l'héritier de la dernière chance. Pour Alexandre, l'enfant qu'il n'aurait jamais. Il s'était pris d'une affection folle pour le petit garçon et passait beaucoup de temps avec lui. Pourtant, tous savaient ses jours fragiles, le garçonnet étant atteint de la même maladie de coeur qui avait emporté l'une de leurs sœurs après quelques jours de vie seulement, et qui avait pris leur père seulement un an plus tôt. Cela n'empêchait pas leur mère de lui prescrire la même éducation qu'Alexandre avait reçue, et il avait alors pris l'habitude de l'emmener chevaucher, certains après-midi, sillonner les sentiers des forêts alentour pour s'échapper du carcan strict et ennuyeux imposé par la matriarche. Comme cet après-midi là. « Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver, » reprit Elsa. Comment l'aurait-il pu ? Lorsque le cheval sur lequel était monté le garçon trébucha et tomba, il eut peur que Nicolas ne se trouve blessé. Il était loin de se douter que la frayeur de son petit frère serait telle que son cœur s'arrêterait tout simplement de battre. « J'aurais dû le protéger. » Une énième larme coula sur sa joue, traçant un sillon dans la poussière qui maculait son visage. La jeune femme le remarqua à cet instant, autant que ses chausses maculées de boue. « Tu es encore sorti la nuit dernière, » remarqua-t-elle. Il n'y avait pas de jugement dans sa voix, seulement de l'inquiétude difficilement masquée. Elle seule savait pour ses sorties nocturnes. Seul face à lui-même. Laurent ne l'aurait pas compris. Depuis la mort de son frère, il était souvent venu le voir, essayer de le tirer dehors, il n'y était pas parvenu. Il ne parvenait pas à l'apaiser comme Elsa le faisait, et pourtant, il l'aimait tant. À s'en déchirer le coeur. Mais Laurent ne comprenait pas.
Voyant qu'Alexandre n'était plus vraiment présent, Elsa poussa un soupir et caressa ses cheveux avec un sourire triste. Elle prit le ton doux qu'ont ceux qui viennent à contrecœur annoncer une mauvaise nouvelle. « Écoute, Alexandre... Je suis là parce qu'en l'absence d'un autre héritier, ta mère a prévu de te marier et tu n'auras pas ton mot à dire. » Il ne réagit pas. Peut-être était-ce là la punition de Dieu pour ses péchés depuis toutes ces années. Alexandre ne vivait plus vraiment, il acceptait son sort sans rechigner. « J'ai parlé à mon frère et il a proposé ma main. Ta mère a accepté, un peu à contrecœur, que je devienne ton épouse. » Cette fois, un rire à la limite du sanglot secoua les épaules du jeune homme. « Tu vas te marier, toi ? Avec moi ? » A bientôt trente ans, il tenait du miracle et surtout de l’affection sans borne de son père qu’Elsa ne soit pas encore mariée et sa réputation en avait d’ailleurs largement pâti. Mais son ami, lui, savait à quel point elle tenait à son indépendance, à sa liberté. « Eh bien, nous devons tous les deux nous unir. Au moins, nous nous apprécions, et nous saurons nous épargner mutuellement le devoir conjugal. » Alexandre savait qu’elle avait raison, c’était la meilleure solution pour eux deux. Il n’était pas sûr de mériter autant d’affection. Il lui sourit timidement, mais il vit à son air qu’elle n’avait pas encore fini. « Il reste maintenant à l’annoncer à Laurent. »
Pseudo : Bad Seed. ◆ Âge : 21 ans. ◆ Trouvaille du forum : J'ai vu de la lumière, j'suis rentrée. ◆ Avis sur le forum : Il est beau :iheartu: . ◆ Le mot de la fin : Pizza. ◆ Rang souhaité : material girl
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