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Nous sommes en avril 1672, la Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

 Retrouvailles

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Gabrielle Morvan
la demoiselle aux fleurs
Pseudo : Typocampe
Multi-compte(s) : Hector de Lestrange
Célébrité : Ellise Chappell
Messages : 172

Âge : Bientôt 17 ans, un âge où on est plus tout à fait une enfant sans être tout à fait femme, où l'on commence à faire tourner des têtes et des regards.
Métier : Domestique, elle sert aux cuisines où elle a la responsabilité d'orner les différents desserts et encas, présentés au roi et à la cour, de fleurs.
Situation matrimoniale : Célibataire



Mar 8 Mai - 12:19

Retrouvailles

guilhem & gabrielle
Gabrielle venait de terminer de fleurir une pyramide de fruits que le roi affectionnait particulièrement. Entre les pommes, elle avait glissé du lila et orné d'une couronne de rose la composition. Aussi, comme chaque jour, elle avait devant elle du temps, un temps qu'elle passait le plus clair de son temps dans les jardins. Au coeur des bosquets, elle se sentait un peu chez elle, ou du moins dans son élément. Les courtisans à cette heure tous affairés à tenter de croiser le regard de leur suzerain, la demoiselle aux fleur avait les allées fleuries tout pour elle.

Elle vit au loin l'uniforme bleu et étincelant des mousquetaires du roi, et comme souvent quand elle pensait à Guilhem, ses doigts effleurèrent la chaîne trônant à son cou et au bout de laquelle tombait la chevalière de la famille de Gassion qu'il lui avait confié des années plus tôt. Elle avait alors vu ça comme un honneur, un geste d'affection et de gratitude. Le noble béarnais était comme un frère pour elle, il aurait pu être seigneur, curé ou miséreux que cela n'aurait rien changé. Il était son frère. Frère de lait, frère de coeur. Et c'était bien pour cette raison qu'elle l'évitait depuis son arrivée à la cour. Elle craignait sa réaction alors qu'il apprendrait ce qui l'avait menée ici.
Et d'un bijou à un autre ses yeux tombèrent sur le bracelet de coquillage qu'elle ne quittait jamais. Avec le temps, il avait prit une toute autre connotation que le simple bijou offert par un homme aimé. Il était tout ce qui la ramenait chez elle. Sur la plage.

Assez soudainement, sa robe fut prise dans des épines de rose, surprise, coupée dans sa promenade et interrompue dans ses pensées, elle regarda ce qui l'avait agrippée avant de sourire et de se pencher, usant de patience et de douceur pour libérer le tissu du bosquet sans l'abîmer. Concentrée, elle ne l'entendit pas approcher. C'est quand elle eut terminé qu'elle remarqua une père de bottes devant elle. Surprise, elle sursauta avant de lever les yeux vers un visage familier mais qui la figea. Inclinant la tête alors qu'elle se relevait elle se mordit la langue, hésitante quand à la conduite à tenir. Les larmes lui montèrent soudainement aux yeux alors qu'elle se jetait à son cou.

« Tu m'as fait peur idiot... »
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Guilhem de Gassion
diable béarnais
Pseudo : Antiva.
Célébrité : Joshua Sasse.
Crédits : Typocampe.
Messages : 118

Âge : vingt-sept ans.
Rang : Noble, Comte de Gassion, fils d'un maréchal de France.
Métier : Brigadier dans le régiment des Mousquetaires du Roi.
Situation matrimoniale : Célibataire, trop jeune pour se fixer.

Mar 8 Mai - 14:34

Retrouvailles

guilhem & gabrielle
Plantée au milieu des bosquets du château de Saint-Germain, Guilhem dardait un regard sévère sur les allées du jardin, à la recherche du moindre geste suspicieux. Envoyé ici le matin même, cette tâche n’avait rien d’inhabituelle pour le brigadier. La sécurité du roi nécessitait parfois de faire le pied de grue toute la journée à un même endroit, sans relâcher son attention. Une activité plus épuisante qu’elle ne semblait l’être au premier abord.

Saluant d'un geste quelques camarades qui passaient par là, les effluves puissants des fleurs qui bourgeonnaient en ce début du mois d’avril, tenaient tous les sens du mousquetaire en éveil. C’était probablement l’un de ces endroits préférés avec les jardins de Versailles. Plus que Paris et ses ruelles crasseuses en tout cas. Oui. Ici, il pouvait aisément se rappeler sa demeure, et ses jeux d’enfants, ses premiers émois amoureux aussi, loin des odeurs prenantes de la ville. C’était un endroit idéal pour se replonger dans ses souvenirs. Aussi, lorsqu’il aperçu au loin une silhouette familière, il cru à un mirage. Non, ce ne pouvait être-elle. Gabrielle, la fille de sa nourrice et de son intendant, cette sœur de cœur qu’il avait laissé dans son château de province ne pouvait se tenir dans ces jardins. Ses yeux lui jouaient des tours. Mais lorsqu’elle se retourna avec une mimique agacée qui lui ressemblait plus que tout, Guilhem ne pouvait laisser place au doute. Alors, il s’avança.

Trafiquant quelque chose dans ses jupons, elle ne le vit pas approcher. Et lorsque la brune se retourna pour tomber nez à nez avec un officier des mousquetaires, il put lire la surprise dans son regard. Fier de son effet, un large sourire orna le franc visage du béarnais. Elle était bien là, ça ne faisait aucun doute, et lorsqu’elle fit mine de s’incliner, il voulu l’en empêcher lorsque finalement elle lui sauta au cou, les yeux déjà embués de larme.

Lovant son large visage dans la nuque de la jeune fille, il lui sembla qu’elle portait avec elle tous les parfums de son enfance.

« C’est comme ça que ta mère t’as appris à saluer ton seigneur et maître ? Les choses ont bien changées durant mon absence on dirait. »

Le ton était délibérément taquin, amusé. Guilhem cachait toujours ses émotions sous un vernis de dérision, et Gabrielle le savait. La gardant encore contre lui quelques instants, il lui colla un franc baiser sur la joue avant de la reposer à terre. Mais le plaisir de la retrouver fut vite assombri par d’autres pensées plus inquiétantes. Que faisait-elle ici ? Pourquoi était-elle seule, et pour quelles raisons ses parents n’étaient pas avec elle ? Le grand brun fronça les sourcils, croisant ses bras sur son puissant poitrail, l’interrogeant.

« Mais qu’est-ce que tu fais ici Gaby ? Tu ne m’avais pas prévenu que tu viendrais me rendre visite ! Si j’avais su, j’aurais pris quelques jours de congés pour te faire visiter Paris. »

Le béarnais était malin comme un singe. Tirer les vers du nez des criminels était une chose, mais s’attaquer à quelqu’un qui était comme un membre de son propre foyer en était une autre. Il devait savoir ce qui la conduisait ici, ou si quelque chose de grave était arrivée. Il ne pouvait s’agir de sa mère, il venait de recevoir des nouvelles de sa part qui se voulait rassurante. Alors quoi ? Il ne pouvait qu’attendre sa réponse pour le savoir.
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Gabrielle Morvan
la demoiselle aux fleurs
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Âge : Bientôt 17 ans, un âge où on est plus tout à fait une enfant sans être tout à fait femme, où l'on commence à faire tourner des têtes et des regards.
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Mar 8 Mai - 15:07

Retrouvailles

guilhem & gabrielle
Dans les bras de Guilhem, tout avait perdu de l'importance, tout semblait plus simple et si elle ne les avait jamais quitté elle aurait sans doute affronté l'avenir avec moins de crainte. Il avait toujours eu cet effet là sur elle, rassurant, protecteur. Son visage lové dans sa nuque, elle se sentait en totale sécurité, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Mais finalement, elle avait senti ses pieds toucher à nouveau le sol et elle s'était écarté pour le regarder, souriant en essuyant ses yeux et ses joues d'un revers de la main :

« Si mon seigneur et maître s'en préoccupe aujourd'hui c'est que c'est lui qui a bien changé. »

Et pourtant non, il était toujours égal à lui-même, grand, plutôt bel homme - on ne pouvait le nier - et souriant. Mais lorsque son sourire s'évanouissait et qu'il devenait sérieux, cela avait toujours été mauvais signe. Elle vit passer la suspicion devant ses yeux bleus alors qu'il croisait les bras et prenait c ton d'investigateur.

Cela lui rappelait le jour où elle était revenue toute mouillée chez lui et qu'il l'avait interrogée des heures durant pour comprendre pourquoi elle était sortie seule par ce temps, quelle idée lui avait prit d'escalader ce rocher duquel elle avait glissé et tout un tas d'autres choses qui témoignait de l'attachement qu'il avait pour elle. Mais en ce jour, il se demandait seulement ce qu'elle faisait ici. Dans ces jardins, dans ce palais. Si loin de chez elle. Et elle avait bien conscience que sa réponse ne lui plairait pas. Aussi, comme ce jour là, prise en faute, elle détourna le menton, fuyant son regard en cherchant les mots justes.

« Je suis arrivée il y a bientôt un mois... Mon père a souhaité m'éloigner de Suscinio quelques temps et mon oncle m'a trouvé une place à la cour. Je travaille aux cuisines... Enfin, en quelque sorte... »

Elle se mordit la langue, arrangeant sa robe avec calme pour s'occuper les mains, elle savait bien qu'il lui demanderait ensuite pourquoi donc son père avait décidé de l'envoyer ici. Et elle ignorait quelle réponse elle pouvait lui donner. Elle serra les mâchoires autour de sa langue en se tendant, avant de murmurer :

« S'il te plait, ne soit pas fâché... J'ai été pas mal occupée... »

Voilà qui était vrai, se faire à cette nouvelle vie n'avait pas été facile pour elle surtout qu'elle ne trouvait aucun terrain d'entente avec son oncle, son épouse ou ses enfants. Elle le regarda, lui sourit, espérant avoir réussi à faire diversion. Elle n'avait aucunement besoin d'une autre remontrance sur le sujet de ces relations humaines. Elle embrassa sa joue en se hissant sur la pointe des pieds.

« Mais je suis contente de te revoir. »
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Guilhem de Gassion
diable béarnais
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Rang : Noble, Comte de Gassion, fils d'un maréchal de France.
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Jeu 17 Mai - 17:11

Retrouvailles

guilhem & gabrielle
Scrutant attentivement le visage de sa protégée, Guilhem tentait de déceler la faille. Il y en avait toujours une dans un mensonge, ou dans une vérité dissimulée, exacerbé chez quelqu’un qui était incapable de sournoiserie. C’était le cas chez Gabrielle, que le mousquetaire connaissait par cœur. Et son côté ingénu accentuait cette partie de son caractère : le regard se voilait, cherchait un autre point auquel se raccrocher, la bouche se tordait avec anxiété, les mains se nouaient désespérément. Il dû retenir un sourire. Ah, petite Gaby, que fais-tu donc à la Cour lieu de toutes les dissimulations ? Il brûlait donc plus encore de découvrir ce qu’elle venait faire ici, et pourquoi tombait-il sur elle par hasard dans les jardins du palais de Saint-Germain.

Le mousquetaire glissa familière le doigt sur la poignée ouvragée de son arme, ses yeux rieurs ne cessant d’observer la jolie jeune fille qui ne savait visiblement plus où se mettre. Alors, enfin, elle lui avoua la vérité. Un lourd parfum fleurit vint parfaire la scène, alors que la mine de Guilhem se fit plus sévère. Les lèvres se pincèrent, tandis que ses doigts se crispèrent légèrement.

« Tu es arrivée il y a un mois ? Et tu n’as même pas pris le temps de venir me voir. Tu n’es pourtant pas du genre à oublier un ami, Gabrielle. »

Il était un peu vexé – et blessé – qu’elle ne soit pas venue directement lui rendre visite à son arrivée dans la capitale. Cela faisait sept ans maintenant qu’il évoluait ici, dans ce monde si particulier de la Cour, il aurait pu la guider : comme un frère l’aurait fait avec une sœur. Néanmoins, Gabrielle en avait décidé autrement. Elle s’était cachée, l’avait évité délibérément. Et si la chance – ou le destin – ne les avaient pas réunis aujourd’hui, l’intuition du militaire lui disait qu’ils ne se seraient sans doute pas retrouvés de sitôt. Il la laissa pourtant l’embrasser sur la joue, ne la repoussant pas. Pourtant, il ne la gratifia cette fois d’aucun sourire, arborant son masque de soldat.

« Si tu avais été contente de me voir, notre rencontre n’aurais pas autant tardé. Et tu veux que je ne sois pas fâché ? Alors que tu me caches la vérité de ta présence ici ? Tu sais pourtant qu’il ne me suffirait d’une lettre pour apprendre la véritable situation de la bouche de ta mère, ou de ton père. »

Il avait haussé un sourcil, laissant la proposition planer comme une menace – qu’il exécuterait sans hésiter. C’était donc son choix : soit elle lui dévoilait tout maintenant, soit il l’apprenait de quelqu’un d’autre. A ses risques et périls.

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