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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 Guilhem de Gassion ◆ Un Pour Tous

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Guilhem de Gassion
diable béarnais
Pseudo : Antiva.
Multi-compte(s) : Diane de Villancourt
Célébrité : Joshua Sasse.
Crédits : Typocampe.
Messages : 198
Points : 30

Âge : vingt-sept ans.
Rang : Noble, Comte de Gassion, fils d'un maréchal de France.
Métier : Brigadier dans le régiment des Mousquetaires du Roi.
Situation matrimoniale : Célibataire, trop jeune pour se fixer.

Lun 7 Mai - 22:15

Guilhem de Gassion

tous pour un
Prénom(s) : Guilhem, un prénom typiquement béarnais. ◆ Nom : de Gassion, un illustre nom porté par bien des soldats avant lui. ◆ Surnom : Fréquemment appelé "de Gassion" par ses supérieurs, il a hérité du surnom du "Diable béarnais". ◆ Date de naissance : 24 mai 1645. ◆ Âge : 27 ans. ◆ Orientation sexuelle : Hétérosexuel, les délicates courbes féminines l'ont toujours attirées. ◆ Situation matrimoniale : Célibataire, il considère sa profession incompatible avec le mariage. ◆ Métier : Brigadier dans le régiment des Mousquetaires du Roi, il est également Comte de Gassion. ◆ Religion : Venant d'une famille protestante, il a pourtant adopté la religion catholique pour plus de facilité. ◆ Groupe : Mars. ◆ Célébrité : Joshua Sasse. ◆ Crédits : Aslaug.
Pardonnez-moi, je cherche à me rendre dans les jardins, le roi y organise ce soir une fête superbe mais avec tous ces déménagements, je suis totalement perdue quelque soit le lieu où je me trouve ! Pourriez-vous m'aider mon cher ? Le soldat s’arrête dans son uniforme aux couleurs du roi, posant élégamment sa main sur sa rapière alors que son visage s’orne d’un sourire. La courtisane est charmante, et sa reconnaissance pourrait valoir l’information : « Très certainement madame, je peux vous y conduire puisque c’est également là ma route. Et si la sécurité du roi est ma priorité, celle de ces dames l’est tout autant. » Merci ! Je ne saurais vous exprimer toute ma reconnaissance. Mais, vous qui m'êtes d'une aide si précieuse, saurez-vous me dire où je puis trouver quelqu'un capable de m'aider dans une affaire délicate ? Gabriel de La Reynie s'est montré si zélé qu'il nous a assurément privé de certains services que ces diables pouvaient nous rendre. Un rire franc, sans retenu, fend le silence du couloir, résonnant de ces intonations béarnaises : « Vous voulez dire que notre lieutenant de police s’est avéré être d’une aide précieuse madame, nous voilà bien plus tranquille sans cette Cour des miracles qui nous menace à chaque coin de rue. ». D'ailleurs, en parlant de service, vous me semblez des plus agréables... Peut-être pourriez-vous m'en rendre un ? Un sourire entendu barre le visage de Guilhem, la joue se creusant d’une délicieuse fossette alors que – malgré tout – il s’écarte d’un pas. « Ce serait bien volontiers, chère madame, cependant le service du roi est un devoir sacré duquel je ne peux me détourner. Néanmoins, après cette soirée, je vous serai tout dévoué. » Sur ces mots, il dépose un baiser sur le dos de la main de la belle noble, lui proposant bientôt son bras pour la guider vers les jardins.

16 octobre 1647

Les tentures noires donnaient au salon de réception une allure macabre. Le comte de Gassion était mort, Maréchal de France, héros de guerre, fauché à l’âge de trente-huit ans aux pieds de la forteresse d’Arras. La comtesse, arborant une modeste robe sépulcrale, recevait avec une dignité fébrile tous ceux qui avaient fait le déplacement pour venir partager le deuil de son amour perdu. Des personnalités importantes avaient fait le voyage, depuis Paris jusqu’au manoir breton afin d’honorer le disparu et sa veuve. Ce décès avait ému une bonne partie de la haute société, le comte laissant derrière lui une épouse respectable et un fils de deux ans. Évidemment, certains s’étaient rendu à la réception dans un intérêt moins honorable, espérant pouvoir récupérer titre, terre et fortune en faisant un mariage avantageux avec la jeune veuve du comte. Ils ignoraient tous que Marie de Gassion ne viendrait jamais déshonorer la mémoire de son époux, et vivrait toujours dans le chagrin de cette perte.

Guilhem, engoncé dans ce vêtement ample arboré par tous les enfants de son âge, assistait à ce défilé de personnalités dans les bras de la nourrice. Les yeux clairs parcouraient chacun des invités, qui venaient parfois s’incliner devant lui en l’appelant « monsieur le comte ». Alors, dans un mouvement tout enfantin, il cherchait son père du regard, lui qui encore hier arborait ce titre qui lui revenait bien trop jeune. Lorsque sa mère, une main glissée sur sa joue et les yeux embuées de larmes, étaient venu lui annoncer que son père ne reviendrait pas, le garçon pensa qu’il était simplement reparti faire la guerre. Il était encore à un âge où la mort était trop abstraite, bien que l’ayant déjà côtoyé à plusieurs reprises. Son père reviendrait, il en était persuadé. Mais comment expliquer les larmes ? Le noir ? Le fait que sa nourrice le serrait dans ses bras plus fort que d’ordinaire, murmurant « Pauvre petit, pauvre petit » ?

Le souvenir de cette veillée funèbre resterait à jamais ancrée dans la mémoire de l’enfant qu’il était, marquant sa vie d’adulte des exploits militaires de son père, de sa bravoure, et de l’amour d’une mère que lui-même aimait follement.

◆◆◆◆


5 mai 1655

Le fracas d’un bureau renversé et d’éclats de voix retenti à travers le première étage du château. Tous se tendirent. Tous savaient : le jeune maître s’était encore remit à pousser son précepteur – un vieil homme érudit – à bout. Une porte s’ouvrit avec fracas, tandis que la voix d’un jeune garçon sûr de lui claquait dans l’air.

« Ne me dit pas quoi faire, vieux croûton ! Je me torche avec tes généalogies ! », et d’un geste vulgaire, l’enfant mima le geste avant de s’enfuir en courant. Prenant ses jambes à son cou, le précepteur poussait des cris outrés tout en agitant hystériquement un tas de feuilles au-dessus de sa tête.

Ce n’était pas la première, ni la dernière fois que ça arrivait. Alors, dès qu’elle aperçu la mine décidée et volontaire du garçon dans la cour, sa nourrice entreprit de réaliser l’impossible : le ramener à l’intérieur.

« Revenez ici monsieur Guilhem ! »

La nourrice, essoufflée, la main posée sur son ventre déjà très arrondi par une grossesse proche du terme, essayait désespérément de rattraper le jeune diable brun, qui déjà s’apprêtait à rejoindre les écuries. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait. Les leçons d’histoire – autre que celles concernant son père – l’ennuyait profondément. Et si la comtesse avait déjà menacé à plusieurs reprises de l’envoyer dans un Collège Jésuite pour qu’il apprenne à se comporter correctement, elle n’avait jamais eu le cœur de se séparer de ce petit garçon qui lui rappelait tant l’homme qu’elle avait autrefois perdue.

Mais alors qu’il saisissait une selle pour la poser sur le dos de sa monture à bout de bras, Guilhem entendit le cri perçant de sa nourrice au milieu de la cour. Aussitôt, il abandonna son entreprise pour se précipiter vers elle, comme un bon chevalier-servant.

« Nourrice ! Qu’avez-vous ? Je vais chercher le docteur tout de suite ! »

L’inquiétude avait percé dans la voix pleine d’aplomb du garçonnet, lui qui aimait sa nourrice presque autant que sa propre mère. Dans son regard perça une trace de culpabilité, que sa fierté l’empêchait d’avouer. Il posa un baiser sur son front, bientôt, alors qu’on l’emmenait à l’intérieur, où quelques heures plus tard elle donnerait naissance à une toute nouvelle créature de dieu : une fille. Gabrielle.

◆◆◆◆


15 septembre 1665

Le jeune homme de vingt ans brossait calmement la robe de sa monture. Voilà maintenant presque quinze années qu’il se préparait pour vivre ce moment. Paris. Les mousquetaires. La gloire de son père. Voilà tout ce qui l’attirait là-bas, cette envie de faire ses preuves et de ne pas vivre qu’à travers ce nom qui – pourtant – lui ouvrirait toutes les portes. En tant que comte de Gassion, il n’avait naturellement aucun besoin de partir. Il pourrait être un simple courtisan, vivant sur la rente spectaculaire et cet héritage soigneusement soigné par l’intendant, gestionnaire du domaine. De plus, hormis pour les femmes, il n’avait aucun goût pour la vie de Cour. Porter des perruques, et vivre engoncé dans des chaussures à talonnette ne lui plaisait pas. Alors, il empoignait son destin à bras le corps, prêt à vivre sa grande aventure de soldat.

Sa mère avait essayé de le convaincre de ne pas partir. De ne pas la quitter. Mais l’obstiné béarnais n’avait pas flanché, malgré les larmes et les suppliques, il était resté dans son idée, avait embrassé sa mère et lui avait promis de revenir dès qu’il aurait une permission.

Attachant finalement la rapière de son père – une arme de haute forge, superbement ouvragée -, il vit bientôt s’approcher une petite silhouette bien reconnaissable. Celle de Gabrielle, cette sœur qu’il avait gagné au fil des ans et qu’il quittait bien à regret. Un sourire mutin barra le visage du futur soldat qui se baissa au niveau de la maigrelette.

« Tu viens pleurer toi aussi, ou juste me dire au revoir ? »

Un haussement d’épaule accueilli ses paroles, assorties d’une mine boudeuse qu’il connaissait presque par cœur. D’un geste tendre Guilhem lui ébouriffa les cheveux, et la réaction de la gamine ne se fit pas attendre. Après l’avoir sèchement repoussé, elle se jeta à son cou, pleurant alors toutes les larmes de son corps. Le comte serra la petite fille dans ses bras avec douceur, la berçant quelques temps jusqu’à ce qu’on lui fasse signe qu’il était temps de partir. Posant un rapide baiser sur son front, il sourit bientôt.

« Je t’ai laissé un cadeau dans ma chambre, que tu ne m’oublie pas mon coquillage. »

Il lui fit un clin d’œil, se redressant avant de monter en selle sans lui laisser le temps de répliquer. D’un dernier geste d’adieu, il embrassa du regard cette demeure qui l’avait vu grandir avant de talonner en direction de Paris. Gabrielle découvrirait bientôt, sur le lit, une simple chaîne à laquelle était suspendue la chevalière de la famille de Gassion. Un cadeau précieux, témoignage de son affection pour cette qu’il considérait comme une sœur.

◆◆◆◆


3 mars 1672

Le petit groupe progressait silencieusement à travers les ruelles parisiennes. Le souffle court, contenu, Guilhem dirigeait d’un pas assuré la petite escouade jusqu’à une maison misérable des bas-quartiers. Les mousquetaires arboraient leurs uniformes derrière une épaisse cape sombre, dissimulant l’éclat de leurs armes, et le bleu trop reconnaissable de leurs costumes. La nécessité de tenir leur arrivée secrète était de la plus haute importance, s’ils ne voulaient pas se retrouver dans une embuscade.

La mission était arrivée ce matin. Convoqués dans les bureaux du Capitaine-lieutenant, on leur avait annoncé qu’une jeune femme de haute naissance avait été enlevée durant la nuit, par quelques truands isolés. Ceux-ci avaient planifié l’opération, envoyant une demande de rançon presque immédiatement, assurant qu’aucun mal ne serait fait à la dame si la somme était transmise dans les prochaines 48 heures. Le père, prêt à payer la somme astronomique demandé, en avait été vivement empêché par le Capitaine qui jugea plus opportun d’envoyer quelques mousquetaires de confiance secourir la dite demoiselle en détresse, et Guilhem de Gassion avait été nommé pour assurer le bon déroulement de l’opération

Ayant identifié la maison de la séquestration, les soldats se glissèrent discrètement à l’intérieur – protégé par l’obscurité. D’un geste sec, le brigadier ordonna à ses hommes de contrôler chaque pièce, une à une. Le meilleur des scénarii serait de retrouver la fille, et de la faire sortir d’ici sans alerter personne, mais Guilhem doutait que cela se passerait ainsi. Si quelques années d’expérience lui avait apprit quelque chose, c’est que rien ne se déroulait jamais comme prévu.
Continuant sa lente progression, pas à pas, le mousquetaire gardait la main sur le manche de sa rapière, prêt à dégainer au moindre doute. La maison était délabrée, tombait en ruine à de multiples endroits. Chaque coin d’ombre, chaque sofa crevé, était un endroit de plus où un des malfrats pouvaient se dissimuler. Il ne se doutait pas que la menace viendrait de la demoiselle elle-même. Sortant de l’ombre, elle lui fracassa un vase à l’arrière du crâne. Abasourdi, Guilhem se retourna plutôt vivement pour un homme ayant bien failli être assommée par la jolie et pas si frêle créature qu’il venait alors secourir. S’emparant des poignets de la jeune femme, il la ramena vivement contre lui pour éviter d’alerter un éventuel malfaiteur.

« Vous êtes folle ma parole, on vient vous sauver ! », murmura-t-il dans une exclamation étouffée, alors que la noble – visiblement sauvage – cherchait à échapper à la poigne du mousquetaire. Les dents serrées.

« Lâchez-moi, espèce de brute. Je ne vous crois pas, et je me débrouillai très bien toute seule ! »

Un sourire amusé barra le visage de Guilhem qui continuait de la maintenir fermement avant d’ajouter : « Je vois ça. »

Le fracas du vase avait visiblement alerté ses compagnons qui le rejoignirent bien vite. Ils étaient tombés sur trois hommes qui avaient rapidement pris la fuite. Mais ils avaient récupéré la fille, et ils purent rentrer jusqu’à la caserne sans encombre – Guilhem ayant balancé la noble sans ménagement sur son épaule.

Voilà sept ans qu’il était mousquetaire du roi. Une existence faite de coups, de missions secrète, et de protection royale. Jamais il n’échangerait sa vie pour une autre. Pour rien au monde.

Pseudo : Antiva. ◆ Âge : 22 ans. ◆ Trouvaille du forum : J'étais déjà échouée sur ses rives. ◆ Avis sur le forum : Il est booow  :uni: . ◆ Le mot de la fin : :pervy: . ◆ Rang souhaité : diable béarnais
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