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 La clé du mystère d'une matinée en février [Léopoldine]

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Dim 26 Nov - 15:56
Elsa du Plessis a écrit:



Avec Léopoldine Derosier

Février 1667

La rosée du matin m’obligea à retourner à l’intérieur de la résidence des du Vernay afin d’enfiler une veste plus chaude. Mon corps tout entier frissonnait à cause des basses températures de l’hiver.
Malgré cela, la saison de l’hiver reste ma préférée parmi toutes : la neige qui recouvre les rues de Paris est un spectacle éblouissant. Mais ce matin, je m’étais levée du mauvais pied.

Mes pas crissant sous la neige fraichement tombée la veille, je réfléchissais aux raisons qui me poussaient à être autant négative. Aujourd’hui, j’avais le sentiment que ma journée allait être terriblement ennuyante, et je cherchais désespérément un moyen de m’occuper.
Déprimée à l’idée de ne savoir quoi faire, j’avais décidé, sur un coup de tête, de partir me balader dans les bois entourant la bâtisse.

Alexandre dormait toujours, je le sais parce que je le connais mieux que quiconque, et vu l’heure qu’il est, cela m’étonnerait fortement qu’il soit réveillé.
C’est donc seule que je marchais à travers les sapins et les buissons, récemment taillés par le jardinier de la famille du Vernay.

Après une quinzaine de minutes à observer les alentours, un bruit attira mon attention. Des pas crissaient dans la neige, mais cette fois-ci, ce n’étaient pas les miens. Sur mes gardes, je refermais mes mains sur ma veste que je tenais fermement afin de ne pas laisser passer l’air frais.
Je m’arrêtais et tentais de percevoir d’où venait le bruit.
En tournant ma tête à gauche, j’aperçus une jeune femme qui s’éloignait de la résidence d’un pas pressé, elle avait l’air assez perturbée.

La première chose qui me frappa fut sa chevelure rousse. Un roux magnifique, éblouissant comparé à la neige blanche qui s’étalait sous ses pieds. Je fus immédiatement intriguée, et je décidais d’aller à sa rencontre, mais le temps que je commence à marcher, elle était déjà en train de s’enfoncer dans la forêt, le côté opposé au mien, et elle disparaissait.
Soupirant légèrement, je regrettais de ne pas être une grande sportive, si cela avait été le cas j’aurais peut-être pu la rattraper.

Durant toute cette journée, je me suis demandé qui était cette femme, pourquoi avait-elle l’air si pressée, et surtout, j’espérais la recroiser un jour, afin qu’elle réponde à mes interrogations.
Finalement, cette journée n’était pas si ennuyante.


Juin 1667

La chaleur de cette matinée me réchauffait le cœur. Me promenant dans les rues de Paris, je prends un grand plaisir à observer les marchands et la population qui m’entourent.
Après avoir acheté quelques fruits dont je raffole tels que des fraises ou encore des mandarines, je continue ma route et observe le visage des passants. Je ne reconnais personne, puisque Paris est une ville très peuplée et que je passe beaucoup de temps avec les nobles.
Lors de mes sorties, je prends beaucoup de plaisir à observer ce qui m’entoure, et notamment le peuple.
Alors que je rêvassais légèrement, un visage attira mon attention. Mes yeux ne comprirent pas de suite et dévièrent leur trajectoire, mais très vite, je cherchais à nouveau à observer le mystérieux visage qui se trouvait quelques mètres devant, face à moi.

Lorsque mes yeux se posèrent sur elle, je la reconnus immédiatement. C’était elle la jeune femme mystérieuse aux cheveux roux, celle que j’avais vu sortir de la résidence des du Vernay il y a quelques mois de cela. Mes yeux s’écarquillèrent et je faillis faire tomber mon panier. J’avais espéré la recroiser, et après quatre mois, elle se tenait là, devant moi.

Cette fois-ci, je pouvais l’observer de près. J’avais un avantage, et pas des moindres : elle ne savait pas qui j’étais, donc elle ne pourrait pas se poser de questions. Du moins, pas si je restais discrète.
Je devais réfléchir, trouver un moyen de l’aborder. Non pas que je sois timide, mais je ne voulais pas l’effrayer. Le fait qu’elle paraissait angoissée lorsqu’elle avait quitté la demeure des du Vernay me fait me méfier. Peut-être a-t-elle fait quelque chose de mal ? Qui est-elle ? Je m’attelais à la détailler, et je trouvais ses cheveux roux encore plus beaux de près.

Prenant une légère inspiration, je décidais de la suivre durant plusieurs minutes, en faisant mine de regarder des marchandises pour ne pas paraitre suspecte. Il fallait absolument que je lui parle, et après avoir formulé une vingtaine de phrases d’amorce pour l’aborder, je décidais qu’il valait mieux que j’improvise et que je sois sincère.

J’attendais le bon moment pour l’aborder, c’est-à-dire qu’il fallait qu’elle soit écartée de la foule, mais pas trop. On ne sait jamais, je ne la connais pas et je n’ai pas envie d’avoir à faire à une voleuse, ou pire, une empoisonneuse.
Après un temps qui me parut interminable, je la vis s’éloigner légèrement et je profitais de cette occasion pour m’approcher, discrètement. Ne souhaitant pas l’effrayer, je m’avançais face à elle.

Au fur et à mesure que mes pas me rapprochaient de la clé de mes mystères, je sentais mon cœur tambouriner dans ma poitrine. Boum. Boum. Boum. Allez Elsa, un peu de courage, tout de même !
Même ma conscience tremblait en me disant ces quelques mots.
Enfin, j’y étais. Tout d’abord, j’hésitais. J’ouvris la bouche, puis la refermais. En réalisant que si je ne parlais pas maintenant, j’allais me taire à jamais, je prenais mon courage en mains et me lançais.

- Bonjour, eum…, je marquais une pause, excusez-moi de vous déranger. Je vous ai vu il y a quelques mois de cela, sortir de la résidence des du Vernay. Je…je suis très curieuse et je voulais savoir qui vous étiez. En fait, je ne vous ai jamais vu auparavant et je connais très bien les du Vernay. Vous devez sûrement avoir peur, mais je souhaite juste savoir qui vous êtes, et ce vous faisiez là-bas et surtout pourquoi vous pariassiez si perturbée. Je voulais vous aborder, mais vous avez disparu avant même que je ne puisse venir vers vous.

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Mar 28 Nov - 21:27

La clé du mystère d'une matinée en février

Elsa et Olympe
Février 1667

« Je suis navrée de vous annoncer, mademoiselle, que monsieur du Vernay nous a quitté voilà plusieurs mois de cela. J'ignore quelles affaires vous conduisent jusqu'ici mais je peux peut-être avertir monsieur le marquis, son fils, de votre visite. » La gifle lui coupa le souffle. Son cœur manqua plusieurs battements tandis qu'elle essayait de trouver un sens aux paroles du vieux domestique. Mais celui-ci continuait de la fixer avec un œil où elle percevait autant d'empathie que de méfiance, l'obligeant à retrouver une certaine constance. « Je...je vous remercie, c'est inutile. » Elle lui adressa un sourire figé qu'elle voulait le plus détendu possible. Peine perdue, elle en était conscience. « En êtes vous certaine ? Je peux peut-être donner votre nom à Monsieur, il sera ravie de recevoir de nouvelles condoléances. Feu son père était un homme apprécié. » « Je vous assure, c'est inutile. » trancha-t-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu. « Mon nom ne lui dira rien, ne l'ennuyez pas pour si peu. Je regrette de vous avoir dérangé, je...je vous souhaite une bonne journée. » Avant même que l'homme ne la salue à son tour ou cherche une fois de plus à s'interroger sur la venue de cette mystérieuse inconnue, elle tourna les talons, le cœur au bord des lèvres. Qu'était-elle venu chercher au juste ?

Elle ne s'était préparé à rien en particulier, ses pas l'avaient mené jusqu'ici sur un coup de tête. Avant même de frapper à la porte, elle ne savait même pas comment mener l'entrevue qui aurait pu suivre. Elle n'attendait rien de cette visite mais jamais elle n'aurait imaginé devoir faire face à un mort. « Feu son père était un homme apprécié. » Foutaises... Son père à elle lui avait tout pris, y compris le privilège de lui cracher toute sa rancœur au visage. Elle faisait son possible pour se concentrer sur le son de la neige fraîche crissant sous ses pas, sans y parvenir. Les paroles du domestique martelaient son esprit, la laissaient vide de tout espoir et de tout but. Elle n'était plus qu'un spectre errant dans les rues immaculées de Paris. Pourquoi était-elle venue au juste ? Sans même un dernier regard en direction de la demeure qui aurait pu être la sienne, elle tourna les talons en direction des ténèbres dans lesquelles elle évoluaient.


Juin 1667

Le mois de juin était de tous celui qu'elle préférait. Les jours se faisaient plus longs, les matinées plus chaudes, les visages moins moroses. Elle avait la sensation de revivre. Le soleil réchauffait délicatement sa peau tandis qu'elle parcourait les étals du marché, un léger sourire accroché aux lèvres tandis que ses prunelles azures balayaient la foule avec une curiosité satisfaite. Elle aimait les douces matinées de juin, simplement. Elle qui semblait toujours tellement insatisfaite qu'elle en paraissait hautaine, elle qui était devenue tellement cynique et sombre que chacun de ses sourires semblaient figés. Cette créature froide et mélancolique retrouvait quelques couleurs sous le soleil de juin. Elle n'avait pas encore laissé ses sombres pensées derrière elle, pas tout à fait. Mais au moins faisait-elle son possible pour se les remémorer moins souvent. Alors qu'elle achetait quelques fruits qu'elle souhaitait partager avec ses comparses, elle croisa le regard d'une jeune noble à laquelle elle n'accorda que peu d'attention. Elle retrouvait son humeur joviale, elle n'avait aucun envie de s'attarder sur pareille créature au risque d'en devenir aigrie. Elle eu tout juste le temps de remarquer son visage altier et ses traits anguleux avant de tourner le regard. L'autre l'avait fixé plus intensément semblait-il mais Léopoldine n'en avait cure. Une curieuse qui admirait sa toilette, une envieuse qui jalousait sa tenue ou une cocue qui reconnaissait la catin, peu lui importait. Elle ne voulait pas laisser sa journée s'assombrir. En ce jour, elle ne rêvait que de simplicité.

Elle poursuivit sa promenade avec autant de légèreté qu'au commencement avant de se décider finalement à quitter l'agitation joviale de la foule. Avant que son regard ne croise une nouvelle fois celui de la jeune aristocrate aux yeux sombres. Cette fois-ci, nul doute possible, c'était bien elle qu'elle fixait. Mais la demoiselle semblait mal à l'aise. Quand elle s'approcha de la prostituée, la curiosité de cette dernière s'éveilla. Ce qu'elle regretta presque aussitôt. En quelques phrases, sa bonne humeur matinale s'évanouit. « Vous devez faire erreur, je suis navrée. » répondit-elle en faisant son possible pour se contenir. Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait obligée de mentir de la sorte. Peut-être aurait-elle du trouver un mensonge plus plausible mais il était trop tard, celui-ci venait de s'échapper trop rapidement, trop facilement. La jeune femme qui lui faisait face ne devait pas être une imbécile, six mois après elle n'aurait pas abordé une parfaite inconnue sans se dire qu'elle était certaine de son coup. Elle ne goberait jamais une fable pareille. Mais elle ne pouvait décemment pas lui avouer avoir été jusqu'à la demeure des du Vernay. Encore moins lui révéler pourquoi. Hors de question. Elle ne connaissait rien de cette femme, ne savait pas qui elle était pour la famille. Le risque était trop grand à présent qu'elle avait réussi à mettre la main sur son jeune frère. Mais à présent qu'elle venait de mentir éhontément, elle venait par la même occasion de fermer toute issue pour pouvoir assouvir sa propre curiosité. Le meilleur moyen était donc de clore cette entrevue et vite. « Je ne vais guère pouvoir soulager votre curiosité, vous m'en voyez sincèrement désolée. » lança-t-elle alors avec un petit rire entendu. Elle voulait paraître détachée à tout prix quoique cela puisse lui en coûter. Même si, au fond de son esprit, les paroles de cette jeune inconnue venait de faire revivre ses douloureux souvenirs de l'hiver dernier qu'elle tentait pourtant de taire plus que jamais.
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Lun 11 Déc - 16:50
Elsa du Plessis a écrit:



Avec Léopoldine Derosier


Au fur et à mesure que je parlais, je sentis la jeune femme en face de moi se tendre comme une corde d’arc. Malheureusement pour moi, son état est communicatif et je me sens peu à peu mal à l’aise, gênée, et terriblement timide. Bon sang Elsa, tu as écrit un livre sur les plaisirs féminins, tu ne devrais pas être autant désorientée. Ce que je craignais se produisit, lorsqu’elle prononça ces quelques paroles.

« Vous devez faire erreur, je suis navrée. »

Je dus mordre ma joue intérieure pour ne rien laisser paraitre. Même si vivre à la Cour est un supplice, je remarque tout de même quelques points positifs, que je vais utiliser ici. En effet, j’ai tellement appris à mentir, que je me trompe rarement lorsque je juge quelqu’un. Et là, je suis quasiment persuadée qu’elle ment. Son expression figée, les traits de son visage tirés par la nervosité, me laissent penser qu’elle n’a aucunement envie de me parler d’elle.

Je suis alors tiraillée entre deux sentiments. Celui d’assouvir ma curiosité et d’insister davantage en usant de la ruse pour qu’elle se livre à moi. Oui bien celui de la laisser tranquille, parce qu’elle doit avoir de bonnes raisons de ne pas vouloir me dire qui elle est.
En réalité, je ne sais pas quoi faire. Pour l’une des toutes premières fois, j’hésite entre jouer un rôle, comme à la Cour, ou être moi-même. Je ne connais rien de cette femme.
Le temps que je réfléchisse à tout ça, elle reprend la parole.

« Je ne vais guère pouvoir soulager votre curiosité, vous m'en voyez sincèrement désolée. »

Son rire se voulait rassurant, mais je sentais qu’elle souhaitait s’éloigner de moi au plus vite. Se sentait-elle menacée ? Je relevais alors la tête, ses paroles me faisant l’effet d’une eau glacée, et je décidais de laisser parler Elsa, la femme. Il ne fallait surtout pas qu’elle s’en aille, je voulais en savoir plus. J’avais besoin d’en apprendre davantage sur elle, sur ce qu’elle faisait à la demeure en février dernier, sur qui elle est.

« - S’il vous plait, ne partez pas, j’attrapais délicatement son poignet, sans trop le serrer pour qu’elle ne se sente pas oppressée. Écoutez, je vais être honnête avec vous. Je sais que vous êtes elle, j’en suis persuadée. Je vais vous dire qui je suis, je vais vous parler de moi, et après tout cela, si vous souhaitez toujours partir, je vous laisserais tranquille. En revanche, si vous jugez utile de vous confier et de répondre à mes questions, nous en parlerons. »

Je repris ma respiration, ayant enchainé ses phrases trop rapidement pour mon cœur emballé. Mes yeux toujours dans les siens, j’espérais avoir été convaincante. Ayant peur que malgré ma proposition, elle décide de partir, je préférais jouer la carte de la sécurité.

« Je vous en prie, c’est très important pour moi. Je sens que vous portez un lourd fardeau et j’aimerais vous aider. »

Pendant quelques instants, je me demandais ce qui m’avait poussé à lui proposer cela : lui parler de moi. De ma vie, de ce que je fais. Pourquoi ? Je ne la connais pas, je ne sais pas qui elle est, ni dans quoi elle travaille. Cela pourrait être quelqu’un de dangereux. En revanche, je suis persuadée d’une chose : elle a besoin d’aide, et j’ai le pressentiment qu’elle n’est pas mauvaise. Je ne suis pas du genre à parler de moi, à part avec Alexandre. Mais là, c’est exceptionnel. Depuis cette matinée de février, je me pose énormément de questions. Et j’ai vraiment besoin de réponses.

Soudain, la solution s’offre à moi. Pourquoi attendre qu’elle prenne une décision ? Et si je lui forçais la main ? Je vais prendre le risque de lui parler de moi, de me confier, en espérant gagner un peu de sa confiance. Une fois que j’ai pris une légère inspiration, je me lance à corps perdu dans le récit de ma vie, évitant d’évoquer certains détails tels que l’écriture de mes ouvrages.

« Je m’appelle Elisabeth, mais vous pouvez m’appeler Elsa. Elsa du Plessis, si vous ne l’aviez pas compris au vu de mon apparence, je vous l’annonce : je fais partie des nobles. Ce n’est pas avec fierté que je vous dis cela. Séjournant à la Cour, je dois constamment montrer un visage qui n’est pas le mien. Mentir, chaque jour. Je ne me sens pas à ma place, j’ai des idées assez…différentes de celles des autres femmes.
J’ai reçu l’éducation féminine, mais également celle de mon père, qui a toujours souhaité que je reste libre. A sa mort, beaucoup de choses ont changé. La dernière évolution est mon mariage avec Alexandre. Il est mon meilleur ami, mon confident. Mais nous ne nous aimons pas d’amour. Cependant, mon frère souhaitait que je me marie, alors j’ai préféré vivre avec quelqu’un que j’apprécie. Pour moi, le mariage était inconcevable, mais je n’ai pas le choix. Actuellement, nous sommes fiancés.
Je vous ai vu ce jour-là, et je n’ai pas compris pourquoi mais j’ai ressenti le besoin de vous parler, de vous connaitre. Vous savez, j’ai beaucoup de secrets, je me doute que vous aussi. Qui n’en n’a pas ?
Mais je suis sûre que vous avez envie de vous confier, d’en parler. Et je suis persuadée que vous ne pourrez pas trouver meilleure oreille attentive que moi. »


Je pince mes lèvres et inspire longuement, avant d’expirer l’air néfaste pour mes poumons. Va-t’elle se confier ?

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