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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 Sarah Mercier

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Mar 7 Nov - 10:41

Sarah Mercier

Life shows no mercy
Prénom(s) : Sarah ◆ Nom : Mercier ◆ Surnom : Aucun, ou simplement "Maman" ◆ Date de naissance : Le 30 juin 1642 à Paris ◆ Âge : 25 ans ◆ Orientation sexuelle : Hétérosexuelle ◆ Situation matrimoniale : Veuve depuis peu ◆ Métier : Couturière◆ Religion : Catholique ◆ Groupe : Roturiers ◆ Célébrité : Eleanor Tomlinson ◆ Crédits : Indi
Eh toi ! Ma jolie, qu'est-ce que tu fais dehors toute seule à une heure si tardive ? Je vais retrouver mon fils ! Après une journée aussi horrible je n'ai qu'une envie c'est de rentrer chez moi ! C'est qu'il faudrait pas qu'il t'arrive malheur ma belle, le vieux Claude peut te raccompagner tu sais ! T'imagine ma mignonne, tu t'retrouves face à deux gars qui s'en prennent à toi, ils pourraient en vouloir à ton argent, à ta vie, à autre chose... Tu ferais quoi ? Merci, mais j'sais me défendre. J'ai toujours une petite dague dissimulée sur moi, je sais ce que les hommes sont capables de faire ! Si l'un d'eux s'approche trop, y'a de fortes chances qu'il s'en souvienne ! Ah j'te l'dis ! Tu s'rais bien contente que j'sois là si ça arrivait. Mais d'ailleurs, j'ai jamais été très physionomiste mais je me souviens pas de ton visage. Tu viens souvent par ici beauté, parce que l'on peut pas vraiment dire que ce soit un endroit très recommandable pour une fille comme toi ? D'habitude je passe par une autre route plus fréquentée, mais celle-ci est plus rapide et j'ai vraiment hâte de rentrer...
Je n’ai que de rares souvenirs de mon enfance. Quelquefois, il m’arrive d’y repenser et de redécouvrir des évènements que j’avais presque oubliés… Mais de ce que je me souviens, mon enfance fut des plus banales, parfois dure et parfois paisible...

Je suis née dans les bas-fonds de la capitale Française. Ma mère, d’après les histoires de mon père-, était une prostituée dont il avait recueilli l’enfant sans être sûr qu’il était le sien, à savoir moi. Mais il l’aimait et s’était jurée de prendre soin de ce petit être de chair qui lui ressemblait tant. C’est ainsi qu’il me donna son prénom : Sarah. D’après lui, cela signifierait “princesse”.  Mon père était un grand érudit, passant ses journées à lire de nombreux livres et à écrire des livres. Je n’ai jamais vraiment compris sur quoi il travaillait, car beaucoup de ces livres étaient écrits dans une langue qui m’était inconnue. Quoi qu’il en soit, c’est sans nul doute pour me donner le goût de la lecture qu’il prenait de son temps pour m’enseigner lui-même à lire et à écrire, ce dont je lui serai toujours reconnaissante.

Nous ne vivions pas dans l’or le plus absolu. Au contraire, nous avions une vie plutôt modeste, vivant des économies de notre famille et des faibles revenus de mon paternel. Lorsque j’en ai eu l’âge, père m’envoya travailler auprès d’une couturière pour remettre en état des vêtements de bourgeois. C’était une grande dame raffinée, mais qui ne m’aurait jamais laissé toucher à une des ces merveilleuses robes qu’elle réservait à ses clientes fortunées. Même si je n’étais qu’une seconde mains, je prenais plaisir dans ce que je faisais, et voir toutes ces magnifiques parures me faisais tourner la tête ! Je savais que jamais je ne pourrais porter de tels vêtements, mais ces journées de travail me permettaient de rêver un peu…

J’avais dix-sept ans lorsque mon père parti rejoindre le royaume des morts, au ciel. C’est dans son lit que je l’ai retrouvé, les yeux fermé, commes s’il dormait pour l’éternité. Ce fut l'événement le plus difficile à vivre jusqu’à maintenant pour moi… Père n’étant plus de ce monde, je me retrouvais seule… Par chance, je pu conserver mon travail, ce qui me permettait de continuer à vivre, même si je n’avais pas le confort d’autrefois.

Ma route croisa celle d’un jeune forgeron nommé Adrien Mercier, de quelques années mon aîné. J’étais seule dans la boutique lorsqu’il vint récupérer une de ces vestes et j’étais donc obligée de le servir, même si la patronne préférait que je reste à l’arrière boutique sans que les gens ne me voit. Il suffit d’un sourire et de quelques paroles pour que quelque chose naisse entre nous… Il revint par la suite de nombreuses fois pour refaire divers de ces vêtements et espérer me voir. J’étais naïve, seule, et aveuglée par ses belles paroles.
C’est à l’âge de vingt-et-un ans que je devins Madame Sarah Mercier. C’est à cet instant que je vis son vrai visage : celui d’un homme fréquentant de mauvaises personnes, aimant se promener aux bordels et abusant régulièrement de la bouteille. Ce que j’espérais être une vie normale se transforma rapidement en cauchemar. Adrien me força à rester à la maison et commença à se montrer violent à la moindre de mes réticences. Je vécu ma grossesse comme un enfer, ne souhaitant pas voir naître un enfant de cet homme je me mit à détester plus que n’importe qui en ce monde. C’est en voyant le visage fragile de mon fils pour la première fois que je compris qu’il était la chose la plus merveilleuse qui me soit arriver, et ce peu importe qui était son géniteur. Mon petit Thomas fut -et est aujourd’hui toujours- la chose la plus précieuse à mes yeux.

Malgré la naissance de notre enfant, Adrien se montrait toujours de plus en plus violent. Je n’arrivais plus à supporter ses sauts d’humeurs, ces escapades nocturnes auprès de prostituées et ses hurlements incessants. Un excès d’adrénaline me poussa à faire l’irréparable : il ne se débattit pas quand je mis sur son visage cet oreiller l’empêchant de respirer, son taux d'alcool était tel qu’il était incapable de bouger. Je ne ressentit aucune honte, aucune tristesse à voir la vie disparaître de ce corps m’ayant laissé tant de marques indélébiles…

J’ai pu reprendre une vie normale peu de temps après cet incident. Désormais veuve d’un homme décédé beaucoup trop tôt, par “suicide dans la Seine”, j’ai pu miraculeusement reprendre mon travail de toujours en tant que couturière attitrée, sans avoir à me cacher telle une non-désirée. Thomas est la seule chose qui m’importe en ce monde et pour laquelle je serai prête à tout.
Pseudo : EmmaLine ◆ Âge : 23 ans ◆ Trouvaille du forum : Google ◆ Avis sur le forum : Très sympatoche  :iheartu:  ◆ Le mot de la fin : Bonne lecture !
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