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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 « Bitch, bitch, bitch - Alexandre & Sophie »

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Lun 23 Oct - 16:55

Bitch, bitch, bitch.
Les charmants Alexandre & Sophie.


La naissance de manigances, l’incessante persistance des murmures, le défilé des convoitises et des convoités, la parade des supériorités et le subtil jeu du paraître ce que l’on n’est pas et ce que l’on ne sera jamais. Somme toute, une nouvelle journée à la cour. Rien de plus que les jours précédents, mais rien de moins pour autant. Celui qui cherche bien trouvera toujours quelque chose à faire, quelque chose à dire ou quelque chose à entendre. Il suffisait de savoir se trouver au bon endroit, au bon moment, et à ses propres risques et périls.

Sophie se plaisait-elle à la cour ? En un sens, très certainement. En un autre, probablement pas. Si ce n’est pas du bonheur qu’elle en tirait, elle était comme plongée dans un océan d’opportunités pour développer et exploiter ces mêmes talents qui l’avaient conduite jusqu’au titre de Comtesse de Mecquenem. Elle était, en quelques sortes, l’essence-même de ce qui constituait la populace de nobles qui affluait quotidiennement dans les couloirs royaux. Conduite par son ambition, elle n’échappait et ne laissait échapper aucun souffle révélateur, aucune manigance opportune, et elle le faisait avec une prudence qui rivalise avec toutes les minuties du monde. À ce jeu-là, il fallait être délicat ; un seul pas pouvait suffire à vous faire resplendir tout comme il pouvait vous ruiner. Le pire -et c’est là un de ces risques que l’on prend en s’engageant dans une telle partie-, c’est que les pertes sont bien plus nombreuses que les réussites. Et pourtant, leur splendeur vous fait oublier tous les malheurs qui se sont abattus sur ceux ayant échoué. Alors vous vous y engagez, encore une fois, à vos risques et périls.
Mais si Sophie faisait preuve de présence, c’était bien évidemment à sa manière. Ces petits courtisans et leurs pathétiques manières, ces-mêmes gens qui avaient, il fut un temps, trouvé une certaine grâce à ses yeux de misérable inconnue, Sophie ne leur trouvait plus aucun charme et ce, depuis le premier jour. Ils étaient un échelon, somme toute ; ils étaient un moyen. Rien de plus, rien de moins.
Mais en attendant que passe cette étape, on se doute bien que la jeune Comtesse avait su trouver avantage à sa situation. Un moyen de s’amuser et de poursuivre ses intérêts à la fois ; voilà ce qui justifiait sa présence au sein de celle de tous ces gens pour qui elle n’éprouvait pas la moindre affection. Enfin, certains échapaient plutôt habilement à ses mauvais songes, et ces personnes-là, elles n’étaient pas des moindres. C’étaient eux que Sophie retrouvait quotidiennement, et avec qui elle parvenait à échanger, sous forme de flatteries et moqueries, tout son manque de respect envers ceux qui s’imaginent être bien plus que ce qu’ils ne sont.
Parmi ces personnes dont Sophie appréciait la délicate et cocasse compagnie se trouvait être le Marquis du Vernay. Un homme de goût, un homme de prestance, et un homme qui avait ce fâcheux point commun avec Sophie que celui de méprises les ridicules nobliaux. Fâcheux n’est peut-être pas le bon mot -en tout cas, ce n’était certainement pas leur avis. Les réflexions particulièrement bien placées venaient illuminer leur routine quotidienne, en attendant que le vent tourne en leur faveur de quelque autre manière.

« – Quelle journée ! s’exclama Sophie en s’approchant d’Alexandre, dans un des salons fréquentés du palais où ils avaient l’habitude de se retrouver. Il y a bien du monde, par ici.

En parlant, Sophie parcourait la pièce de regard où chacun s’adonnait à ses occupations, ses discussions et ses autres affaires. En disant qu’il y avait du monde, elle ne s’était pas trompée ; il y avait à la fois de la foule et une ribambelle de ridiculités.

– Comment vous portez-vous ? »

∞everleigh

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Mer 1 Nov - 2:36

Bitch, bitch, bitch

Sophie & Alexandre
A la cour du Roi, les jours passaient et se ressemblaient. Il y avait un temps où Alexandre était friand des drames de la haute société, des ragots qui se passaient de bouche en oreille, à demi-vois, dans les salons bondés des palais royaux. Il y avait eu un temps, oui, où il se réjouissait chaque jour de retrouver quelque complice avec qui critiquer tous ceux qui se prenaient pour l’élite de la France. Tout comme lui-même. Mais depuis la mort de Nicolas, Alexandre n’y trouvait plus son compte. La futilité de la cour, la superficialité dont il raffolait auparavant, tout cela lui semblait vain alors qu’il ne quittait plus la chambre de son hôtel particulier hormis pour ses errances nocturnes, secrètes, dangereuses, exaltantes autant que terrifiantes. Et pourtant, il était là de nouveau. Au milieu des drapés et des murmures, des complots, des secrets, des mensonges, des rumeurs. Tous autant qu’ils étaient, ils se voulaient cygnes mais n’étaient que des vautours. Lui le premier. Des charognards à l’affut de la moindre pièce de viande à jeter en pâture. Où étaient l’excitation, le plaisir qu’il ressentait auparavant ? C’était la première fois qu’il revenait à la cour depuis le décès de son petit frère et il savait pertinemment que l’on avait dû parler en son absence. Que son retour ferait lui aussi parler. Mais peu importait, la cour était son royaume autant que celui des autres.
A peine était-il entré dans ce salon que son regard s’arrêta sur la jeune comtesse de Mecquenem. Il lui sourit, l’un de ses premiers sourires francs depuis ce mois de malheur, alors qu’elle se dirigeait vers lui.  « Ma chère Sophie, resplendissante comme à votre habitude. Votre présence illumine ce stupide carnaval come le soleil perce les nuages, » l’accueillit-il. Des mots qui pouvaient sembler bien hypocrites mais ils étaient pourtant bien plus sincères que la moindre salutation qu’il aurait pu adresser à quiconque présent dans ce salon. Il avait espéré que la jeune femme se trouverait là, qu’elle adoucirait son retour à la cour.  « J’ai connu de meilleurs jours, » dit-il simplement lorsqu’elle lui demanda comment il se portait.  « Ne vous faites aucun souci, cependant, j’en ai aussi connu de pires, » ajouta-t-il. Même avec ceux qu’il appréciait, un salon empli de nobles de toutes envergures n’était certainement pas le lieu de dévoiler ses états d’âme. Ceux-là, seuls les deux personnes les plus proches de lui les connaissaient, dans l’intimité de sa chambre, loin des regards et des oreilles étrangères, indiscrètes. Oui, seuls Elsa et Laurent connaissaient le réel visage de sa peine. Eux seuls savaient les cauchemars, la terreur, et l’absence, le vide qui s’était creusé en lui lorsque son petit frère était mort. Et s’il était là aujourd’hui, c’était précisément pour oublier tout cela. Tenter de retrouver une vie normale. Sa vie d’avant. Oui, Alexandre vivait dans l’illusion que tout pourrait redevenir comme avant. Il chassa ces pensées et sourit de nouveau à Sophie en l’invitant à s’asseoir sur l’un des rares canapés que l’assemblée des ridicules n’avait pas encore investis.  « Et vous, ma chère, comment vous portez-vous ? De toute évidence, bien mieux que cette jeune femme à la robe passée. Mais où donc a-t-elle trouvé une telle étoffe ? Je préférerais encore ne pas sortir de mes appartements, à sa place.» Il étouffa un petit rire en échangeant avec Sophie un regard complice. Oui, cela lui avait définitivement manqué.
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