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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 Alliés d'Infortune /w Esmée

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Dim 22 Oct - 19:24

Alliés d'Infortune
Sampiero n’avait pas mis longtemps à constater que Nicolas de la Reynie n’était pas un rigolo, fier de sa promotion et sans doute désireux d’impressionner son jeune Roi, il avait transformé la police parisienne qui désormais ne laissait plus aucune chance aux criminels, qu’ils fassent partie de la Cour des Miracles ou non ! La capitale était en train d’être nettoyée de sa « vermine » et les voyous avaient de plus en plus de mal à se remplir les poches. Tranquillement adossé à côté de la porte d’une taverne, le corse aurait sans doute dû se réjouir de cette transformation, mais en voyant courir un groupe de bohémiens – sans doute poursuivis par la police – il ne put s’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur. Ces gars-là n’étaient certainement pas des enfants de cœurs, mais s’ils faisaient cela, c’était tout simplement parce qu’ils n’avaient pas eu la chance d’être bien nés, la plupart de ces gars-là volaient, braconnaient, trichaient et tuaient simplement pour essayer de survivre dans cette ville immense et impitoyable. En faisant la chasse à ces gens-là, Louis XIV était en train de sonner le glas de toute une partie de la population parisienne, qui n’allait bientôt plus pouvoir manger à sa faim et qui allait soit dépérir, soit quitter Paris pour essayer de survivre dans les campagnes en devenant des bandits de grands chemins…

Le dernier représentant mâle de la maison d’Ornano qui réfléchissait sans doute beaucoup trop pour un militaire, fut tiré de ses pensées par le bruit des sabots, si les policiers étaient à cheval, alors les gitans n’avaient presque aucune chance… Et tandis qu’il était en train de rouvrir les yeux, il aperçut une figure familière, une – belle – jeune femme à la crinière rousse qui semblait avoir du mal à se frayer un chemin dans la foule et à semer ses poursuivants. Ni une, ni deux, Sampiero attrapa la bougresse par la taille et l’attirer dans ses bras avant de l’amener avec lui à l’intérieur de l’établissement qu’il venait pourtant de quitter ! Il ne savait pas vraiment si les forces de l’ordre l’avait vu faire cela et d’ailleurs il n’eut pas vraiment le temps d’y penser, puisque la voleuse qu’il venait de sauver, lui donna un grand coup de coude dans les cotes pour s’échapper de son emprise. C’était bien l’Egyptienne, cela ne faisait plus aucun doute !

Alors après cette attaque – totalement gratuite – le méditerranéen s’éloigna un peu de la demoiselle en détresse avant de se frotter là où elle l’avait frappé en grognant un petit peu. Il esquissa ensuite un petit sourire, ôta son grand chapeau pour le poser sur la tête rousse de la sauvageonne. « Tu devrais plutôt me remercier, je crois que je viens de te sauver la peau l’Egyptienne. » Chuchota-t-il afin que les autres clients du troquet ne l’entendent pas. Malheureusement le repos des deux ‘alliés’ fut de courte durée puisque seulement quelques secondes plus tard, un homme de la police entra dans la salle en fusillant du regard tous les clients… Heureusement qu’il avait posé son couvre-chef sur la tête de la rouquine afin qu’il ne la reconnaisse pas du premier regard. Quoi qu’il en soit, la dénommée Esmée n’était pas encore sortie d’affaire.
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Guilhem de Gassion
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Rang : Noble, Comte de Gassion, fils d'un maréchal de France.
Métier : Brigadier dans le régiment des Mousquetaires du Roi.
Situation matrimoniale : Célibataire, trop jeune pour se fixer.

Dim 22 Oct - 20:14

Alliés d'infortune

Le Corse & L'Égyptienne
Esmée savait que cette mission était risquée. Dangereuse, risquée, et insensée. C’était son orgueil – piqué au vif – qui avait tout précipité. Une remarque désobligeante de la part d’un de ses principaux rivaux, et la donzelle avait réuni une petite troupe de ses plus fidèles associés pour prendre part à cette quête déraisonnable : un vol de bijoux précieux, dans une maison bourgeoise de la cité.
Le repérage avait été bâclé, et ils agirent de nuit – espérant qu’ils seraient protégés des regards des riverains. « Qu’est-ce-que tu fiches par les couilles du Seigneur ! On n’a pas toute la nuit ! » fit-elle nerveusement tandis qu’un gitan tentait de crocheter la serrure. « J’sais pas, ça veut pas s’ouvrir. ». C’est sans doute l’agitation familière du groupe devant la ruelle qui avertit les patrouilles policières. Ils furent bientôt interrompus par l’arrivée d’une escouade de soldats montés, armés jusqu’aux dents. « Écartez-vous de cette porte, au nom du roi ! » Le cliquetis familier du pistolet lui fit crisser les dents, et Esmée eut juste le temps de jeter une pierre au visage du policier à cheval avant de se mettre à courir, suivie de la plupart de ses compagnons. Certes, sa sortie manquait de panache – elle-même devait l’admettre –, mais la fin justifiait les moyens. Courant à en perdre haleine dans les ruelles étroites, devancée par la plupart des autres gitans, Esmée tentait désespérément de se frayer un passager parmi les badauds alcoolisés des tavernes environnantes. Distribuant des coups de coudes à toute personne lui faisant obstacle, l’Égyptienne insultait gaiement ceux qui refusaient de lui laisser la place agrémentés de « Bougez-vous ! » tonitruants. Le son des sabots qui se rapprochaient semblait sonner sa fin, et bien qu’elle cherchât une solution de sortie, elle ne voyait pas de solution pour pouvoir se retourner.

De fortes phalanges se refermèrent pourtant sur sa taille, les yeux de la jeune femme s’écarquillant de stupeur tandis qu’elle se voyait entrainée au sein d’un édifice aux effluves malodorantes. Décochant un coup de coude à celui qui l’avait attiré au sein de l’auberge, elle se dégagea de sa prise ferme – et un peu trop familière. Elle se retourna vivement pour lui faire face, prête à frapper encore lorsqu’elle reconnue le visage du Corse qu’elle avait affronté quelques semaines plus tôt dans une ruelle crasse de la cité des rois. Ses lèvres frémirent de colères tandis qu’il prenait la parole avec effronterie « Tu devrais plutôt me remercier, je crois que je viens de te sauver la peau l’Egyptienne. » Le regard azur d’Esmée se teinta d’une couleur plus sombre, tandis qu’elle frappait son torse avec force, murmurant « Je n’avais pas besoin d’aide. Encore moins de celle d’un chien du roi. » La porte claqua, s’ouvrant sur un policier au sombre uniforme – reconnaissable entre mille. Détournant rapidement son regard, elle eut le réflexe et l’intelligence d’attirer vers elle le Corse en l’attrapant par le col de sa chemise, plaquant férocement ses lèvres sur les siennes. Ces puritains – amateur de putains – ne viendraient jamais déranger un couple en pleine action, du moins l’espérait-elle, aussi continua-t-elle son manège attrapant sa main pour la plaquer sur sa poitrine. La gêne n’était pas de mise dans une pareille situation. Et elle espérait qu’il ne se ferait pas de fausses idées.

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Lun 23 Oct - 0:18

Alliés d'Infortune
De toute évidence, le policier qui venait de pénétrer dans la taverne semblait bien décidé à passer l’établissement au peigne fin afin de retrouver sa proie. Mais cette dernière, se sentant sans doute acculée, attrapa son « sauveur » par le col avant de l’embrasser avec fougue et d’attraper sa main pour la poser sur sa poitrine. D’abord – agréablement – surprit, Sampiero comprit assez rapidement qu’il ne s’agissait là que d’une diversion afin que l’homme en uniforme noir ne s’attarde pas trop sur elle. Plutôt amusé par cette situation, pas très catholique, le Corse posa son autre passe sur la croupe de la jeune femme et profita de ce moment pour la tâter pendant quelques instants. Lorsque l’officier s’éloigna d’eux pour jeter un œil dans l’arrière-boutique, le méditerranéen abandonna les lèvres de l’Egyptienne pour esquisser un petit sourire taquin. L’air à la fois amusé et faussement innocent, il passa son bras autour des hanches de la criminelle.

« Il faut bien jouer le jeu non ? Sinon le bougre risque de nous démasquer… » Lui murmura-t-il à l’oreille avant de se prendre un nouveau coup de coude dans les codes et de laisser s’échapper un petit rire jovial. Certes cette bohémienne n’avait pas le visage recouvert d’une tonne de poudre et oui, la bougresse n’empestait pas le parfum, mais elle avait beaucoup plus de charme que toutes les gentes dames de la cour ! En vérité elle avait beaucoup de chien et cela plaisait beaucoup au militaire qui n’avait encore jamais rencontré de femme de cette trempe. Néanmoins alors qu’il s’apprêtait à laisser la rouquine voler de ses propres ailes, il jeta un coup d’œil en direction de la fenêtre de la taverne et aperçu un autre policier qui semblait surveiller l’extérieur du bâtiment en attendant le retour de son collègue. « Il y en a un second à l’extérieur… Suis-moi… » Lui dit-il à l’oreille tout en faisant mine de l’embrasser dans le cou, il posa ensuite sa main sur le dos de la rousse afin de l’accompagner jusqu’à sa chambre située au premier étage de l’établissement. Avec un peu de chance, les hommes de Nicolas de la Reynie n’iraient pas jusqu’à fouiller les chambres de l’auberge… De toute façon, ceux-ci étaient sans doute trop prudes pour cela… Du moins il l’espérait ! Parce qu’en aidant ce hors-la-loi de la Cour des Miracles, il avait également mis sa carrière et peut-être même sa vie en danger. Mais bon, c’était un sanguin, il agissait souvent sans réfléchir et il ne regrettait que très rarement ses actes.

Ni une, ni deux, il ferma le loquet de sa chambre et se tourna vers la fugitive qui semblait déjà être hors d’elle. Il ne put donc s’empêcher d’afficher un petit rictus satisfait sur ses lèvres… Finalement son plan de sauvetage s’était plutôt bien passé et il avait pu se rapprocher un petit peu de cette gitane à la gueule en biais. Bref, une journée plutôt amusante et enrichissante.  « Je ne sais pas ce que tu as fait pour te retrouver dans cette situation, mais en tout cas ces gars-là semblent bien décidés à avoir ta peau… » Lâcha-t-il tout en jetant un petit coup d’œil par la fenêtre de sa chambre, pour constater que le policier était toujours là à faire le guet. Il soupira puis continua assez rapidement. « Tu n’as qu’à attendre là quelques temps, ils ne devraient pas tarder à repartir… » Après tout, il fallait bien qu’ils continuent à jouer à la prostituée et au client non ? Néanmoins plutôt que de laisser libre court à ses pulsions masculines, il se contenta d’enchaîner : « T’as un prénom l’Egyptienne ? »  Il avait du mal à réaliser qu'il était en train de discuter avec l'une des lieutenants de Jean Sansdieu, l'homme le plus recherché de toute la capitale...


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Guilhem de Gassion
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Mar 24 Oct - 17:52

Alliés d'infortune

Le Corse & L'Égyptienne
Ses lippes fines vinrent chercher plus avant celles du Corse, tâchant de rendre la chose aussi convaincante que possible aux yeux de l’officier de police qui n’avait décidément aucune envie d’abandonner sa proie. Les mains de son homologue glissèrent soudain le long de son dos, pas assez pour effaroucher la bohémienne, mais suffisamment pour qu’il la sente se crisper entre ses paumes. Elle conserva ses mains sagement posées sur la poitrine – qu’elle devinait musculeuse – du soldat, bien qu’elle brûlât de lui mordre la langue pour lui apprendre à conserver ses distances. Lorsqu’enfin le policier disparu plus loin dans la taverne, Esmée fut libérée de l’étreinte de l’homme qui s’empressa de la prendre par la taille. Elle marmonna, entre ses dents serrées tout en lui octroyant un nouveau coup de coude « Merci. Espèce de sale merdeux. »

Pendant quelques instants, elle se cru sortie d’affaire. Douce illusion, loin de faire transparaitre la ténacité de ces nouveaux agents de La Reynie qui tenait visiblement à attraper au moins un des bohémiens. Elle s’apprêtait à se libérer de l’emprise du militaire, lorsque celui-ci lui fit signe. Un autre se trouvait à l’extérieur. Très vite entraînée, sans aucune protestation de sa part, Esmée monta à l’étage, tendue et sur ses gardes. Après tout, il pouvait très bien lui avoir tendu un piège, et se jouer d’elle. Ses phalanges cherchèrent avec assurance les poignées d’ivoire de ses dagues, avant que la rousse ne s’engouffre dans la chambre du Corse, prête à filer à la première menace de sa part. La pièce n’était pas très grande, probablement renforcé par le peu de lumière qui passait par la fenêtre. Mais la jeune femme n’en fit pas la réflexion, elle était bien trop furieuse pour ça, et se contenta d’arracher le chapeau qu’il avait placé sur son crâne pour le lui lancer au visage « Mes affaires ne vous concerne en rien, espèce de gredin, malotru, raclure de Corse de mes deux ! » Esmée avait le souffle court, tendu par cette soirée, la course-poursuite, et l’idée que ses enfants resteraient des heures dans l’incertitude de son retour. Cependant, si elle avait bien d’autres projectiles sous la main, elle ne fit pas un pas de plus en ce sens. Après tout, il lui avait – d’une certaine manière – sauvé les miches, et elle ne pouvait sciemment lui reprocher.  Se détournant sans répondre à sa dernière question, la jeune femme parcouru la modeste chambre du regard, le bout de ses doigts glissant sur quelques étoffes qui traînait de façon éparse dans la pièce. Des vêtements, des armes, de l’artillerie portative. Une vraie chambre de soldat. Un sourire amusé barra le visage de l’Égyptienne qui s’installa avec aisance sur une des chaises trônant au coin de la pièce. « Et qu’est-ce qu’un beau sire dans vot’genre fait dans un bouge pareil ? Avec ce genre de trucs, on vous imagine plus à forniquer avec des putains de la haute. » Ses doigts se refermèrent bientôt sur une pomme, dans laquelle elle croqua avec volonté, essuyant du revers de sa manche crasseuse le jus gouttant sur son menton. « Si c’est pour vous planquer, j’comprendrais. Avec une gueule comme la vôtre, vous devez être reconnaissable à des lieux à la ronde. »

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Mar 24 Oct - 18:40

Alliés d'Infortune
Pourquoi diable Sampiero était-il venu en aide à cette criminelle de bohémienne dont il ignorait jusqu'au prénom !? En vérité il ne le savait pas lui-même. Etait-ce parce qu'il la trouvait mignonne ? Ou bien parce qu'elle avait une âme de guerrière et qu'elle l'avait réellement impressionnée lors de leur première rencontre ? Peut-être aussi qu'il avait été poussé par le destin, que le Bon Dieu, le Saint Esprit, appelez ça comme vous voulez, l'avait incité à sauver la peau de cette inconnue… A vrai dire il n'eut pas franchement l'occasion d'y réfléchir, puisque la belle jeune femme s'empressa de lui lancer son chapeau à la gueule et de le couvrir d'une pluie d'insultes, plus élégantes les unes que les autres ! L’Égyptienne n'était décidément pas une de ses Dames de la Cour et c'était surement ça qui la rendait intéressante aux yeux du militaire qui soupira longuement avant de se baisser tranquillement pour ramasser son couvre-chef, qu'il reposa ensuite sur la tête de son invité, qui ne manqua pas de lui lancer un de ces regards noirs dont elle avait le secret ! Lui se contenta de rire, de reculer et de croiser les bras sous son torse.

« Tu parles de ma gueule, mais tu n'es pas franchement mieux, avec tes cheveux de sorcière et tes yeux clairs on te voit arriver à dix lieux… Tu ferais mieux de garder ce chapeau ! » Dit-il en appuyant ce dernier sur la tête de la cambrioleuse. Il était un peu trop grand pour sa petite tête de fouine, mais il lui donnait une certaine allure. Cette roturière avait une tête à chapeau… fait rare pour les gens de son rang. « Je t'en fais cadeau ! Comme ça tu te souviendras toujours du jour où j'ai sauvé ta tête. » L'héritier de la maison d'Ornano accompagna sa phrase d'un clin d'œil qui allait sans doute monter dans les tours. Heureusement cette dernière n'eut pas le temps de répliquer, puisque seulement quelques secondes après, quelqu'un vint tambouriner à la porte du militaire.

« Police ! Ouvrez cette porte au nom du Roi ! » En entendant cela, le méditerranéen se précipita vers sa fenêtre et vit que plusieurs policiers étaient toujours là à faire le guet ! Ils étaient dans une impasse… Alors, ni une ni, deux, il ôta sa chemise, la lança à l'autre bout de la pièce et fit de même avec son pantalon et ses bottes. « J'arrive ! » S'exclama-t-il d'un ton faussement enjoué avant de s'approcher de son invitée d'infortune et de lui dire à voix basse : « Déshabilles toi et files au lit idiote ! Je te rappelle que t'es censée être une putain… » Séducteur et joueur comme beaucoup d'autres latins, Sampiero n'eut même pas le temps de regarder les courbes de la gitane et se précipita vers la porte pour ouvrir à l'agent de police qui fut plutôt surprit de le voir dans cet état. Avec un peu de chance, ce crâne chauve à l'air patibulaire n'ira pas jusqu'au lit pour voir sa « partenaire » d'un petit peu plus près. Du moins il espérait, car en aidant cette criminelle recherchait par la Police du Roi, le Corse s'était également mis en danger.

Mais bon au fond le corse se disait que le bon Dieu ne l’avait pas sauvé dans cette belle ville d’Arras pour qu’il meurt comme un hors-la-loi dans une auberge miteuse non loin du Chatelet. Si le hasard l’avait fait rencontrer cette femme à la crinière rouge, ce n’était surement pas pour le mener à la mort… Ce scénario était en tout cas beaucoup trop basique pour lui qui aimait les aventures rocambolesques !  « Ne vous inquiétez pas cher ami, je suis également au service de sa Majesté Louis XIV.
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Guilhem de Gassion
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Mar 24 Oct - 22:12

Alliés d'infortune

Le Corse & L'Égyptienne
Malgré l’élégant chapeau à bordures sombres vissé au sommet de son crâne, la rouquine ne parvint pas à retenir un grognement de colère. Était-il obligé à chaque parole qu’il prononçait, de lui rappeler son misérable échec ? Oh certes, c’était un superbe cadeau, du genre trop cher pour une pauvre bohémienne. Cependant, son orgueil outragé la contraignit à ouvrir la bouche pour le refuser avec toute la politesse dont elle était capable : c’est-à-dire aucune. C’est au moment précis où le tendre mot d’« Enfoiré » allait jaillir de ses lèvres que la police fit une apparition remarquée à la porte de son sauveur providentiel. « Putain de merde… » lâcha-t-elle à demi tétanisée. Immédiatement elle jeta un coup d’œil à la fenêtre. Impossible de fuir par ici, et toutes les autres entrées et sorties devaient être surveillée. Elle était coincée. Définitivement coincée avec ce militaire qui se mit soudain à agir plus étrangement que de coutume. Mais à quoi jouait-il nom de Dieu ? Bientôt il ne resta plus un morceau de tissu sur le corps du Corse, et si Esmée fut en partie interloquée, elle comprit rapidement de quoi il en retournait. « J’te permet pas de m’insulter » grogna-t-elle en silence, tandis que ses mains s’activaient à chercher les lacets de ses vêtements. Bientôt, elle fut elle aussi nue comme un ver, et se glissa dans les draps – leur donnant ainsi un peu de désordre. D’une autre main, elle glissa ses cheveux roux dans le chapeau, un peu grand pour elle, afin d’éviter d’attirer encore plus le regard. Dans quoi s’était-elle embarquée, nom de Dieu.

Lorsque la porte s’ouvrit sur l’agent, Esmée essaya d’agir le plus naturellement du monde. Tendant une main, elle se servit un verre de vin qu’elle avala d’un trait. Pour se donner du courage, pensa-t-elle, tout en observant le dos du Corse et ses quelques cicatrices. Elle se surprenait à l’observer tout autrement – un homme dépouillé de tout ornement avait toujours l’air plus vrai. Et celui-ci était, il fallait l’avouer, d’une carrure plutôt plaisante. Les voix rauques s’élevant de l’autre côté de la porte lui rappelèrent la réalité, et lorsqu’un regard curieux passa au-dessus de l’épaule de son hôte, Esmée prit soin de dévoiler distraitement un sein tout en lui décochant un large sourire aguicheur. « C’est une criminelle que nous recherchons messire, une bohémienne. On nous a donné l'ordre de passer toutes les pièces de cet établissement au peigne fin. » Un nouveau regard intéressé passa dans la pièce, et la rouquine fit mine de s’intéresser au fond du verre qu’elle tenait entre ses paumes avant de lever le nez, souriante « Monseigneur, je vais finir par mourir de froid. Vous faites entrer vos amis, oui ou non ? »  Elle minaudait, impossible pour eux de reconnaître en cette jeune femme, allongée à demi-nue dans les draps d’un officier du roi, une proche du roi de la Cour des Miracles. « Hum. Et bien pardonnez-nous pour le dérangement monsieur. Excellente soirée à vous. » La porte claqua bientôt, tandis que le bruit des lourdes bottes de cuirs résonnait dans le couloir. Esmée retenait sa respiration, jusqu’à ce que le silence revienne, puis lentement le bruit coutumier de la taverne qui reprenait vie. Avaient-ils abandonné ? Le bras de l’Égyptienne se tendit à nouveau pour se servir un nouveau verre. « Nom de Dieu, j’ai bien cru que c’était la fin de la cavale. » Elle vida son verre d’un trait, restant assise sur la couche du Corse. « Tu ne m’as pas balancé. Alors merci le Corse, je t'en dois une. »


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Mar 24 Oct - 23:13

Alliés d'Infortune
Alors qu’il n’était encore qu’un jeune enfant, Sampiero avait entendu dire par l’une de ses nourrices que les bohémiennes étaient des magiciennes, qu’elles avaient pactisé avec le Malin, que grâce à ce pacte elles étaient capables de prévoir leur avenir et donc de le pouvoir le changer à leur guise. Et même si le corse n’était pas superstitieux, il ne put s’empêcher de se poser quelques questions à propos de l’Egyptienne qu’il avait sauvé, lorsque les policiers quittèrent l’auberge sans même être entrés dans sa chambre. Cette voleuse était-elle aussi une sorcière au service de Satan ? Beaucoup d’hommes auraient sans doute été effrayés par cette éventualité, mais le militaire lui, ne fut que plus attiré par la belle rousse aux yeux clairs. Elle avait un petit quelque chose, un magnétisme, qui faisait que le d’Ornano se sentait attiré par cette inconnue… Et le fait de la voir complètement nue dans son lit n’arrangeait pas les choses ! Il avait beau être un véritable Ver Galant, il n’en restait pas moins un homme et elle une roturière particulièrement séduisante.  

Alors quand le bruit des bottes cessa et qu’il entendit les cheveux de la police s’éloigna de l’auberge dans laquelle ils se trouvaient, le méditerranéen laissa s’échapper un petit soupir de soulagement avant de refermer la porte de sa chambre histoire d’avoir quelques minutes de tranquillité bien méritée. Après cela, il se retourna avec un grand sourire satisfait aux lèvres. Magie ou pas, ils venaient de se sortir d’une situation particulièrement épineuse qui aurait très bien pu leur couter la vie. « Si tu m’en dois une, alors commence déjà par me dire ton véritable prénom l’Egyptienne… » Dit-il tout en allant s’asseoir au bord du lit, à quelques centimètres seulement de la miraculée qui lui devait effectivement une fière chandelle. Mais cette fois-ci il prit la décision de ne pas titiller la fierté de la gitane en lui rappelant qu’il lui avait sauvé la vie. Sans doute par crainte de se recevoir un verre remplit de vin en pleine poire. Un tantinet charmé, il jeta un rapide coup d’œil sur le corps dénudé de la criminelle avant d’attraper le chapeau qu’elle avait sur la tête et d’ainsi libérée son épaisse crinière rousse qui tomba sur ses épaules et le long de son dos.  Devant ce spectacle des plus séduisant, Sampiero s’empressa de reposer son couvre¬-chef sur la tête de son invitée de fortune et sourit à nouveau :

« Voilà, tu es quand même mieux ainsi… » Lâcha-t-il en ricanant, avant de ramasser un vêtement qui se trouvait prêt du lit et de le donner à la miraculée qui était encore nue et assise à côté de lui. D’un ton à la fois amusé et gêné il continua : « En revanche, tu ferais mieux de te rhabiller, si tu ne veux pas avoir ma mort sur ta conscience. Saches que tu vaux bien plus que la plupart des « Putains de la Haute » comme tu m’as dit tout à l’heure. Mais ça tu le sais sans doute déjà n'est-ce pas ? » Ce compliment, ce petit jeu de séduction à peine dissimulé allait sans doute réveiller la colère de la bohémienne, mais à vrai dire au vu de ce qu’il venait de vivre, Sampiero se fichait de se recevoir quelques claques ou de terminer avec des griffures sur le dos, les bras ou le torse. Non, en fait c’était même le cadet de ses soucis.


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Mer 25 Oct - 0:00

Alliés d'infortune

Le Corse & L'Égyptienne
« Esmée. » fit-elle, aussitôt qu’il se fut assis à ses côtés. « Je t’ai donné mon nom, alors il serait juste que tu me donnes le tien maintenant, le Corse. » C’était la moindre des politesses – si politesse il y avait entre eux – et elle le lui devait bien. Son regard glissa sur le torse du trentenaire, les fines lignes des cicatrices qui le barrait de temps à autre. Une foule de questions lui brûlait les lèvres, des questions qu’elle dû réprimer lorsque ses cheveux roux cascadèrent à nouveau dans son dos et devant sa poitrine. Il y avait quelque chose de particulièrement intime dans ce geste, ainsi que dans la situation qu’ils vivaient. Tous les deux nus, au bord d’une couchette d’une taverne de moindre notoriété. Esmée lui devait la vie, elle ne l’ignorait pas, et si elle comptait bien – un jour – payer sa dette, elle sut immédiatement que cela n’arriverait pas de sitôt. Le militaire était de ces hommes qui avaient fait des armes et de la mort leur quotidien, alliées et presque amantes, il jouait avec sans cesse jusqu’au jour où celle-ci viendrait le rattraper.

Le visage de la gitane fut soudain animé d’un sourire mutin, tandis qu’elle se penchait sans pudeur pour déposer le délicat verre de vin à même le sol. Lentement, la nuit laissait tomber sur eux son lourd manteau, et la gitane n’avait aucune envie de se retrouver dehors alors que la police rôderait dans les alentour dans l’espoir de l’attraper. « Est-ce que tu es en train de m’insulter, ou de me faire un compliment ? » Elle serra la chemise dans une de ses mains, tandis que de l’autre elle rejetait sa chevelure pour dégager son visage. L’Égyptienne tourna son regard clair vers lui, le repoussant mollement tout en le regardant « Tu n’as pas intérêt à crever avant que je ne paie ma dette envers toi. C’est là ma seule et unique condition, rentres toi bien ça dans la caboche. » fit-elle tout en passant la large chemise au-dessus de sa tête, laissant le tissu retomber sur ses courbes toujours agréablement dessinées – même pour une mère de deux enfants. Ses iris se perdirent à nouveau sur une cicatrice, dont elle effleura lentement les variations « Toi aussi tu as ton lot d’expérience, je vois. » Elle-même en possédait quelques-unes, chacune se rapportant à un souvenir plus ou moins douloureux de son existence. Des hommes qu’elle avait connus et auxquels elle avait accordé sa confiance à mauvais escient, des maladresses d’enfants, des combats qui avaient mal tournés. Tout cela était à jamais ancré dans sa peau, tout comme lui avait ses propres souvenirs dans la sienne.

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Mer 25 Oct - 17:28

Alliés d'Infortune
« Esmée… » Répéta-t-il à voix basse, tout en esquissant un petit sourire ravi et en se tournant légèrement vers la jolie rouquine – encore à moitié nue – afin de l’observer plus attentivement. Elle avait un beau prénom pour une bohémienne, même si celui-ci était beaucoup trop doux, élégant voir même dansant pour une bagarreuse de sa trempe. Néanmoins le corse adorait cette dualité et c’est sans doute parce qu’il était déjà sous le charme du personnage, qu’il ne la taquina pas à ce sujet et qu’il préféra répondre directement à la question que la belle criminelle venait tout juste de lui poser. « Je m’appelle Sampiero. » Il aurait également pu lui dévoiler son genre, mais au vu de son caractère, elle devait se ficher de savoir qu’il était de la maison d’Ornano et qu’il tenait son patronyme d’un petit château situé dans les montagnes corses. D’ailleurs même s’il trouvait cette bougresse fascinante, il se doutait bien, qu’elle ne savait même pas ou situer la Corse sur une carte du monde… mais bon, il ne pouvait pas réellement lui en vouloir, puisque beaucoup d’aristocrates et de bourgeois français étaient dans la même situation qu’elle, alors qu’eux étaient censés connaître ces choses-là.

Puis Sampiero manqua de rire lorsqu’elle évoqua la dette qu’elle avait envers lui. S’il n’était pas du genre à croire en ce genre de promesses – surtout lorsqu’elles venaient de hors-la-loi sans foi, ni loi –  le méditerranéen eut envie de croire à celle que l’on venait tout juste de lui faire. Peut-être était-ce parce qu’il lui trouvait quelque chose de spécial ? Parce que malgré ses attitudes de voyou, elle avait un cœur et surtout un petit peu d’honneur… Le militaire n’en était pas sur mais le naïf avait réellement envie d’y croire. Cependant, il passa vite à autre chose en voyant son invitée se redresser pour enfiler la chemise qu’il lui avait donné quelques minutes auparavant. Quel dommage. Pensa-t-il très fort en faisant attention de ne pas soupirer et en observant attentivement les courbes, plus qu’avantageuses de la belle Esmée qui n’avait décidemment rien à envier aux Dames de la Cour du Roi Soleil. L’Egyptienne avait un charme félin, une forme de sensualité assez unique, qu’il n’avait encore jamais eu l’occasion d’observer.   Et lorsque la peste parla de ses cicatrices, ou plutôt de ses « expériences » il esquissa un grand sourire charmeur et s’approcha un petit peu plus d’elle, la fixant du regard, il fit attention de ne pas se noyer dans ses grands yeux clairs…

« J’ai survécu à plus de guerres que n’importe quel homme. » Après cette petite phrase un tantinet présomptueuse, il posa sa main sur la jambe de la gitane de la faire remonter jusqu’à sa cuisse. A mi-parcours et après avoir constaté qu’elle ne l’avait pas encore roué de coups, il sourit à nouveau et continua. « Où peut-être parlais-tu d’un autre genre d’expériences ? Dans ce cas-là saches que je ne me suis encore jamais mesurée à une femme comme toi… » Il ne continua pas sa phrase, impatient, il colla ses lèvres à celles de la rouquine et l’embrassa avec fougue. Pourquoi ne pas terminer ce qu’ils avaient – faussement – débutés quelques minutes plus tôt ? Sans attendre, il enleva la chemise qu’elle venait pourtant d’enfiler et la regarder à nouveau dans le blanc des yeux : « Et oui, tout à l’heure c’était bien un compliment… » Il aurait pu continuer avec un « idiote », mais il préféra s’arrêter là, histoire de ne pas recevoir un énième coup de coudes entre les cotes.



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Guilhem de Gassion
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Dim 29 Oct - 12:26

Alliés d'infortune

Le Corse & L'Égyptienne
Le ton présomptueux du bougre lui tira un sourire amusé, tandis que d’une main elle continuait d’effleurer habilement une des nombreuses cicatrices trônant fièrement sur le torse du Corse. « Sampiero, le Vaniteux. » Cependant, son corps ne mentait pas. Un corps ne mentait jamais, et elle ne pouvait ignorer les traces que ses activités guerrières avaient une à une laissées sur sa peau. Des phalanges rendues calleuses par le maniement des armes vinrent alors se poser sur sa cuisse, avec une étrange douceur qu’elle n’aurait pu soupçonner. Il s’arrêta pourtant laissant le bout de ses doigts sur une épaisse ligne blanche : une trace indélébile laissée par la lame d’un amant jaloux.  Esmée avait connu assez d’homme pour comprendre ce qu’il voulait d’elle, et étrangement elle se sentit presque flattée qu’un soldat – visiblement important – puisse ressentir un semblant d’attirance pour une bohémienne de sa trempe. Elle planta alors son regard azur dans celui, plus sombre, de Sampiero, avant de lâcher « C’est parce-qu’il n’y a pas de femme comme moi. » souffla-t-elle avant qu’il ne vienne soudainement s’emparer de ses lèvres. D’abord quelque peu surprise par la tournure de la situation, la bohémienne ne resta pas passive très longtemps. Bientôt elle répondit avec la même fougue empressée du Corse, perdant une main dans ses cheveux sombres et épais. Il y avait quelque chose de plaisant chez cet homme, quelque chose de rassurant aussi, et Esmée concéda qu’en ce moment précis elle avait tout à fait besoin de se sentir moins seule. Alors elle le laissa lui ôter sa chemise tandis qu’elle collait son corps tout contre le sien. Dans sa maigre poitrine, son cœur battait dans un ordre désordonné, contrôlé par ce désir brusque et soudain qu’elle ressentait pour ce soldat qui lui avait permis de sauver sa peau il y a quelques minutes de cela. « Alors je compte bien te laisser un putain de souvenir de moi » Arrachant le chapeau accroché à son crâne, elle reprit de nouveau ses lèvres tout en posant ses mains sur ses joues. Sans perdre un seul instant – parce-qu’Esmée n’a jamais fait dans la délicatesse – elle le repoussa dans la couchette, sa main posée sur son torse lorsqu’elle impose une légère distance entre eux « Même si j’pourrais te laisser là à te languir de moi. » Et au fond elle le pense. Se venger à la basse manière des femmes serait un moyen comme un autre de lui faire payer son insolence, mais elle n’en a réellement aucune envie. L’Égyptienne reste après tout une femme comme une autre, avec ses plaisirs, ses désirs, ses faiblesses, et elle n’ignore pas le charmant militaire qu’elle pourrait très bien s’offrir en cette nuit où rien ne s’était pourtant déroulé comme prévu.

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Dim 29 Oct - 22:26

Alliés d'Infortune
Bien qu’étant issu d’une famille noble, fortunée, Sampiero n’avait pas l’âme d’un nobliau, il n’était absolument pas fait pour la vie de Château, il fuyait la cour comme la peste et préférait cent fois la compagnie des petits gens à ceux de tous les damoiseaux et les damoiselles au sang bleu qui bien souvent s’avéraient êtres bien plus fourbes que le plus fourbe des criminels. Les dames pomponnées, hypocrites et bien éduquées l’ennuyaient, elles le fatiguaient au plus haut point et c’est sans doute pour cette raison qu’il était tombé sous le charme tout particulier de la belle et tempêtueuse Esmée. Cette dernière était à mille lieux de toutes les godiches parfumées, poudrées, maquillées au possible qu’il avait pu croiser jusqu’à maintenant. Et la bohémienne lui prouva rapidement qu’elle n’était pas une femme ordinaire, en le repoussant assez brusquement et en le menaçant de le laisser en plan, dur comme un pieu, allongé sur ce vieux lit crasseux. Loin d’être effrayé, le militaire posa fermement ses mains cagneuses sur les hanches fines et dénudées de sa partenaire avant d’esquisser un grand sourire de défit.  « En effet il n’y a qu’une femme comme toi… » Lâcha-t-il d’un ton solennel avant de s’empresser de se redresser pour retrouver les lèvres de l’Egyptienne, la rapprochant de lui, il en profita pour l’embrasser fougueusement dans le cou, une fois dans cette région, il s’arrêta quelques secondes pour lui murmurer quelques mots à l’oreille. « Et Dieu merci elle est dans mon lit… »  La voleuse de la Cour des Miracles ne devait pas avoir l’habitude d’entendre ce genre de flagornerie, celle-ci allait peut-être même la faire rire, mais le d’Ornano était un gentleman avant d’être un coureur de jupons et il n’avait aucune honte à avouer ce genre de vérités on ne peut plus flatteuses.

Mais cet instant de courtoisie ne dura pas bien longtemps, puisque Sampiero ne put s’empêcher de la mordre dans le cou, comme pour marquer son territoire, avant d’embrasser passionnément la maigre poitrine de sa partenaire qui comme la combattante qu’elle était ne restait pas en reste et lui rendait coups sur coups. C’était une opposition, embrasée, passionnée, charnelle, comme une compétition qu’aucun des deux protagonistes ne voulait perdre ! Ils étaient les deux faces d’une même pièce et le destin avaient voulu qu’ils se retrouvent dans cette auberge… Dans cette chambre…Impatient, le petit fils de mercenaire tenta d’enlever, de faire glisser son pantalon – dernier bout de tissu qu’il avait encore sur le corps – sans pour autant enlever ses mains du corps divinement sculpté de la hors-la-loi, sans avoir à abandonner ses lèvres une nouvelle fois. Au fond il ne voulait rien perdre de ce moment hors du temps. « Alors ? Qu’as-tu d’inoubliables à me proposer Esmée ? » Dit-il avec un ton de défit avant de finalement réussir à enlever son vêtement. Allaient-ils enfin pouvoir passer aux choses sérieuses ? Etait-ce le début ? Le milieu ? La fin ? Sampiero n’en savait rien, il n’en avait que faire… Il la voulait… Il voulait profiter de cet instant voila tout…


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Mer 1 Nov - 20:38
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Jeu 4 Jan - 16:19

Alliés d'Infortune
La belle gitane à la crinière de feu était décidemment beaucoup plus complexe qu’elle en avait l’air et en réalité cette complexité n’était pas pour déplaire au Colonel Général des Corses qui était réellement en train de tomber sous le charme tout particulier de cette drôle de hors-la-loi. « Comment pourrais-je être déçu par Esmée l’Egyptienne ? Comment diable peut-on être déçu par une femme comme toi voyons !? » Dit-il après un tendre baiser tout en esquissant un petit sourire à la fois taquin et narquois avant d’attraper fermement les hanches de l’étrangère et de la serrer contre lui. Alors qu’il pouvait sentir son corps nu contre le siens et que l’excitation était maintenant en train de faire durcir la partie la plus intime de son corps, Sampiero plongea ses yeux dans ceux de la bohémienne. Son regard clair était sans égale. Il respirait la liberté, l’irrévérence, la colère, la rébellion… Même après de nombreux voyages, l’héritier de la maison d’Ornano n’en avait jamais vu de semblables ! Et c’était ces prunelles perçantes couplées à cette bouche provocante – de laquelle pouvaient sortir les pires insultes – qui charmaient le plus le militaire. Et alors que sa partenaire avait déjà pris ses aises, il glissa lentement sur le corps de la demoiselle, d’abord sur sa poitrine, puis le long de son ventre et enfin sur sa féminité ou il commença à y faire jouer ses doigts. Au fond la petite guerre qui s’étaient menés jusqu’à maintenant semblait s’être calmée… du moins le temps de ces quelques mises en bouches qui semblaient satisfaire nos deux protagonistes.

« Cela dit je n’imaginais pas que tu craquais sur les nobliaux dans mon genre ! » Lâcha-t-il en riant aux éclats avant d’embrasser fougueusement la criminelle et de la faire basculer en arrière afin de se retrouver à quatre pattes au-dessus d’elle. Sampiero savait pertinemment que sa nouvelle « amie » n’allait sans doute pas apprécier cette situation et qu’elle allait se dépêcher de le faire valser afin de reprendre le dessus, mais tel un sale gosse un profita de la situation pendant quelques secondes. Il profita alors de ce moment pour embrasser Esmée, dans le cou, puis plus bas au niveau de sa poitrine, qui fort heureusement ne ressemblait pas à celles de ces vieilles nourrices aux seins pendants. (#Humour). Quelque chose lui disait que cette partie de plaisir n’allait sans doute pas être la dernière, mais quelque chose en lui le poussait à profiter de chaque instant, chaque parcelle de la peau de la roturière ! Sans doute parce qu’il voulait garder un souvenir mémorable de cette jolie femme venue d’un monde dont il ignorait presque tout. « Alors !? Te voila devenue muette et inoffensive !? » Cette ultime provocation qui n'allait très certainement pas restée impunie fit sourire le goujat qui attendait avec impatience la réplique de la sauvageonne.


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Sam 20 Jan - 18:18
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