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Nous sommes en avril 1672.
La Cour est actuellement installée à Saint-Germain-en-Laye.

Event 1 : Les plaisirs de la fête.
Une fête somptueuse a lieu en ce moment à Versailles ! Il faudrait être fou pour manquer cela !

 Intrigue n°1 : Le marché des illusions

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Deus Ex Machina
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Mer 25 Oct - 23:01

Intrigue n°1 : Le marché des illusions

à la cour des miracles
C'était un jour de marché ordinaire. On entendait les commerçants clamer les divers bienfaits de leurs marchandises pour attirer la clientèle. Les belles dames regardaient les tissus, les rubans, les bijoux en compagnie de leurs amies, de leur époux. On cherchait les modèles de robe à la dernière mode, le parfum le plus époustouflant. De leur côté, il y avait ces mères de famille venues chercher de quoi subvenir aux besoins nutritifs de leur progéniture. Puis il y avait tous ces badauds qui se promenaient parmi tant d'odeurs et de couleurs.
Naturellement dans un pareil bain de foule, il y avait des mains baladeuses toujours prêtes à se saisir de quelques biens d'autrui. Les voleurs étaient au rendez-vous. Cela était courant aussi, on était vigilant. Les marchands surveillaient avec suspicion ceux qui avaient le profil de l'emploi et tant que possible on tentait de garder la main à sa bourse de peur qu'elle ne s'envole.

Tout ceci était en somme un jour de marché tout à fait ordinaire, en effet, quand, un éclat de voix attira l'attention. L'homme se tenait là, le visage ébahi, l'index sale pointé vers un pauvre gueux alors qu'il répétait une seconde fois : « Celui-ci s'apprêtait à dépouiller cette femme ! Je l'ai vu ! Au voleur ! »

Inscris à l'intrigue

◆ Adam Beaucieux
◆ Alexandre du Vernay
◆ Ariane Langlois
◆ Blaise Duplay
◆ Da-Xia Lee
◆ Diego "Le Traqueur"
◆ Esmée "l'Égyptienne"
◆ Jane de Forbin
◆ Léopoldine Derosier
◆ Lucien Gaudreault
◆ Lyanna Montfaucon
◆ Manon d'Adriac
◆ Sampiero d'Ornano
◆ Sarah Mercier
◆ Victoire de Mirabel

Règles de vigueur lors de l'intrigue

◆ Cette intrigue est ouverte à tous les groupes du forum !
◆ Afin d'optimiser la fluidité de l'intrigue nous vous demanderons de privilégier les réponses courtes, maximum de 500 mots.
◆ Il n'y aura pas d'ordre de réponse, faites au gré de votre inspiration !
Deus Ex Machina pourra intervenir à n'importe quel moment pour faire avancer les choses.
◆ Pour vous inscrire à cette intrigue, rendez-vous ici !

Bon jeu !
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Jeu 26 Oct - 6:36

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Ce jour-là, Lucien était affecté à la surveillance du marché sur l'île de la Cité, un lieu vaste et animé qui nécessitait l’appui de ses fidèles soldats Horace et Bastien. Plus d’une fois, le brigadier avait vu des affamés dérober un peu de nourriture en se croyant invisibles, mais il fermait les yeux sur ces agissements.
Il en allait autrement des voleurs à la tire, chaînons ultimes de la Cour des Miracles qui cherchaient à détrousser les honnêtes gens pour le profit. Ce pauvre hère qu’on accusait de tentative de vol appartenait peut-être à cette catégorie.

D’un geste de la tête, Lucien ordonna à Bastien de se placer aux côtés de l’accusé, au cas où celui-ci chercherait à s’enfuir. Tandis que le brigadier s’avançait au milieu de la scène, il usa de gestes codés pour commander à Horace – le plus expérimenté – de surveiller les alentours. Par expérience, il savait qu’une diversion de ce genre était une opportunité en or pour les voleurs : le public, obnubilé par l’incident, avait tendance à baisser sa garde et négliger sa bourse.
Après quelques vives enjambées, Lucien arriva devant la femme présentée comme future victime, puis déclara d’une voix forte et autoritaire, rompu à l’exercice :

« Mesdames, messieurs, je suis Lucien Gaudreault, brigadier des Gardes Françaises. Je prie toutes personnes ayant vu quelque chose de me rejoindre. Les autres peuvent continuer à profiter de cette belle journée en toute sécurité, nous gérons la situation. Je vous invite néanmoins à rester vigilants. Merci. »

Il salua la foule d'un hochement de tête, puis se tourna vers les trois personnes concernées et s’adressa à elles d’une voix qui se voulait rassurante :

« Pour commencer, déclinez vos noms et professions. D’abord madame, puis toi (désignant l’accusateur), et toi (désignant l’accusé). N’ayez crainte, je suis sûr que nous allons régler ce problème en un rien de temps. »
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Ven 27 Oct - 11:31

Le marché des illusions

EVENT
Je me promenais dans les longues allées du marché de la cité pour dégoter quelques légumes, fruits, viandes... nourritures et si je pouvais aussi trouver quelques herbes, cela me comblerait. Alors que je marchais, je saluais les gens que je connaissais et je gardais un œil sur mes amis des rues. Je n'aimerais pas me faire dépouiller par eux... De toute manière, cela signifiait beaucoup pour eux d'avoir une apothicaire et une soigneuse de leur côté, alors je doutais fortement qu'ils voulaient me mettre à dos, au risque de voir ma porte fermée... mais aussi que ma relation avec Xia soit entâchée par quelques larcins.

Une voix retentit par dessus le brouhaha de la foule. J'observais l'accusé puis l'accusateur... Je resta sur place ne sachant que penser. Je connaissais certaines méthodes de la cour des miracles, ayant vécu deux ans à la rue. Mais... Je ne pouvais intervenir, je le savais... Pourtant, le manant allait être roué. Je restais dans l'âme une femme de science, l’intéresse en premier. Hélas, depuis mes nombreux malheurs, j'avais appris à noyer ma raison dans un savamment mélange de gentillesse et de risque pour les gueux. Je fermais donc les yeux pour inspirer profondément. Non, il ne fallait pas que je réagisse.

C'est la voix puissante et autoritaire d'un homme qui me fit encore tourner la tête vers la scène. Je soupirais face à cette lieutenance qui prenait le relais. Mais c'était malvenu de penser que cela allait se finir ainsi. Je continuais donc de regarder et ma raison faillit. Je m'approcha d'eux pour en savoir plus. Peut-être connaissais-je ces personnes impliquées ? Si c'était le cas, qu'allais-je faire ? Que pouvais faire ? Je ne pouvais m'impliquer publiquement avec des gens de la Cour des Miracles. Je devais préserver mon masque et mon secret. 
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Invité
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Sam 28 Oct - 20:24

Le marché des illusions

Intrigue
Elle aimait les jours de marché. Ils lui rappelaient souvent ces temps lointains et oubliés, les jours d'insouciance où encore enfant elle emplissait les allées de ses rires. Époque lointaine et révolue où elle traînait les rues en compagnie de sa mère ou des compagnons d'infortune avec lesquels elle se pliait à quelques menus larcins. A présent sa mère n'était plus, et nul larcin ne lui était désormais nécessaire pour survivre. Mais elle aimait les jours de marché. Parmi la populace, elle pouvait redevenir l'espace d'un instant, la douce et discrète Léopoldine. Celle sur laquelle on se retournait sans pour autant la désirer. L'espace d'un instant, au milieu de toute cette foule grouillante, Olympe pouvait s'effacer un peu. La maison était devenue trop oppressante depuis les dernières semaines. La chute terrible de Marianne avait ébranlé tout le monde et depuis on quittait son chevet seulement pour laisser sa place à Adam. Les mines étaient sombres et les sourires offerts aux clients étaient plus factices que jamais. S'échapper de ce quotidien pesant, même pour quelques instants seulement, était un doux répit mais la courtisane restait malgré tout sur ses gardes. Elle connaissait parfaitement les dangers encourus en pareil lieu. Si elle ne pratiquait plus le vol à l'arraché comme autrefois, elle savait que celui-ci était devenu monnaie courante et n'avait aucune envie d'en être victime.

Mais un mouvement tout près d'elle lui fit baisser sa garde. Elle crut d'abord que c'était d'elle dont l'homme parlait mais elle eut le soulagement de constater qu'une autre femme venait de s'arrêter au même étal qu'elle. Le voleur désigné semblait interloqué et ne fit aucun geste pour s'échapper. Un cercle de badauds commençait déjà à se former tandis qu'on remarquait l'arrivée des forces de l'ordre. Léopoldine n'avait jamais apprécié les esclandres de ce genre, elle avait été trop souvent du mauvais côté de la barrière pour ne pas être prise d'un élan de compassion pour celui que tous pointaient du doigt. Mais la compassion était une faiblesse qu'elle s'interdisait depuis longtemps. Aussi voulut-elle continuer son chemin mais déjà elle se trouvait piégée parmi les curieux attirés par les cris. Des imbéciles à ses yeux. Le moment était à présent idéal pour quelque détrousseur qui voudrait se servir sans se faire voir. Le brigadier se présenta comme étant Lucien Gaudreault et si son visage lui parlait davantage que son nom, elle savait également que l'homme n'avait plus partagé sa couche depuis longtemps. Souvenir lointain ou non, elle n'aimait guère l'idée de se trouver aussi près de l'un de ses anciens clients dans un lieu comme le marché. Olympe ne pouvait s'effacer complètement. Ne s'estimant d'aucune aide pour le brigadier, elle voulut une nouvelle fois rebrousser chemin mais une femme à ses côtés l'interpella. « Quelle horreur ! Savez-vous ce qui a bien pu se produire ? » « Rien qui ne puisse vous concerner, je le crains. » lâcha-t-elle froidement. Pauvres comme riches, voleurs comme commères, tous étaient des vautours pour leurs voisins. Au marché, rien ne différenciait les princes des gueux songeait-elle avec amertume.
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Gabrielle Morvan
la demoiselle aux fleurs
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Âge : Bientôt 17 ans, un âge où on est plus tout à fait une enfant sans être tout à fait femme, où l'on commence à faire tourner des têtes et des regards.
Métier : Domestique, elle sert aux cuisines où elle a la responsabilité d'orner les différents desserts et encas, présentés au roi et à la cour, de fleurs.
Situation matrimoniale : Célibataire



Dim 29 Oct - 17:36

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Après avoir bordée Marianne ce matin là, Adam avait décidé de qui pouvait sortir et de qui devait rester pour s'occuper des clients du matin. Bien que suivant d'ordinaire un roulement strict pour ne faire aucune jalouse, depuis qu'il fallait veiller sur la mourante, il permettait chaque jour à celles qui la veillaient la nuit de sortir afin de leur permettre de changer d'air. Il fit de même parmi ses hommes. Pour la plupart, il s'agissait des gars de sa bande, le reste étaient ses espions, ses voleurs. Il lâcha les pies voleuses d'informations et d'objet sans scrupule, à l'exception d'un gamin chargé de venir le chercher au moindre problème avec sa mère adoptive, et pour ses alliés, il demanda à deux hommes de rester pour veiller sur le bordel et sur les filles. Chacun partit donc, non en un groupe mais en plusieurs petits voir seul. Adam pour sa part gardait un de ses compagnons d'aventure de jeunesse à ses côtés, il avait appris qu'on était jamais trop prudent.

Le marché était bruyant et il y régnaient un tel amalgame de senteurs opposées que ça finissait par empester. Toutefois, il lui fallait acheter du tissus pour les draps et les rideaux, ce qu'il commanda chez son tailleur habituel, un habitué qui lui faisait des prix en conséquence. Il fit aussi l'achat de fleurs pour la chambre de Marianne.
Ces deux courses faites, il resta sur la place, errant parmi les étalages. Il savait que les filles aimaient le marcher et lui ne faisait jamais dans la dentelle quand il s'agissait de les protéger. Aussi il restait attentif.

Quand on désigna un voleur du doigt, il fronça les sourcils, observant la scène, pinçant les lèvres. Encore un gamin affamé qui avait passé trois jours à se faire tabasser avant d'être lâché dans cette mascarade. Adam était passé par là, il connaissait la chanson. Il savait très bien que le pauvre gosse avait en vérité les doigts trop douloureux pour se saisir de la moindre pièce mais que ce serait les autres qui s'en mettraient plein les poches en profitant de l'agitation avant de filer en l'emmenant avec eux. Lui-même par habitude en profita pour alléger l'un de ses voisins de sa bourse pleine, la faisant passer à son comparse avant de siffler entre ses dents : "Et merde..."

Et quelle merde ! Voilà que les forces de l'ordre s'en mêlait. Ni une, ni deux le maquereau regarda autour de lui, croisant un, deux, trois, quatre regards. Ses quatre hommes-ci se chargeraient de rassembler les filles et de les ramener en sécurité. Il y allait avoir du grabuge. Lui pour sa part avait encore deux choses à faire. La première était de s'assurer que Lyanna n'était pas dans les parages et qu'elle ne se ferait pas attraper dans ce piège à lapin. La seconde était de s'assurer que la cour des miracles triomphe, il n'avait pas vu d'autre cagou que lui, c'était donc son devoir. Il choppa l'épaule d'un mioche qu'il avait souvent vu dans la rue à mendier et parfois à voler du pain, se pencha à son oreille :

"Va chercher l'Egyptienne. Dis lui que le moineau va se faire plumé, place du marché. File. Vite."

Il lacha le gamin en le poussant dans la bonne direction. Il aurait besoin d'Esmée et de ses gars sur ce coup là, à n'en pas douter. C'était la cour des miracles entière qui était menacée par cette intervention. Lui se redressa, cherchant la petite souris parmi la foule qui s'était faite curieuse et qui n'était alors plus qu'un ensemble de proies faciles prêtes à se faire dépouiller de leurs biens. Et ce n'était pas les deux-trois soldats qui y pourraient quelque chose.
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Guilhem de Gassion
diable béarnais
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Âge : vingt-sept ans.
Rang : Noble, Comte de Gassion, fils d'un maréchal de France.
Métier : Brigadier dans le régiment des Mousquetaires du Roi.
Situation matrimoniale : Célibataire, trop jeune pour se fixer.

Dim 29 Oct - 19:00

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Terrée dans son antre, l’Égyptienne au lourd chapeau de cuir trône sur un vieux fauteuil élimé lorsque le gosse entre en courant dans la modeste salle de bois et de terre battue. Il a le temps de voir la jeune femme entourée de ses deux enfants avant de s’écraser sur le sol, essouflé. C’est qu’il a couru à en perdre haleine pour parvenir à la prévenir à temps, et échapper aux gorilles bohémiens gardant sa porte fut probablement tout aussi épuisant. « On t’demande place du marché. Le moineau va s’faire plumer. C’est s’que j’devais dire. » Instantanément la fille du feu se redresse tout en lâchant un juron immédiatement repris par son garçon de trois ans qu’elle confie à une autre gitane. En quelques pas, elle traverse la pièce, abat la porte avant que son ordre ne claque « Bougez-vous. On va tous place du marché, y’a du grabuge. ». Cinq bohémiens lui emboîtent alors immédiatement le pas dans les ruelles de Paris, et si les regards du tout Paris la suit, elle n'en a que faire. L’Égyptienne et son escorte est en marche, et elle ne laissera pas le gamin tomber dans les griffes des forces de l’ordre.

Quelques minutes plus tard, les bohémiens se fraient lentement un chemin parmi la foule de la place du marché. Esmée s'y glisse plus aisément que ses comparses masculins - plus massifs et effrayants - ce qui lui permet d'avoir une vue d'ensemble de la scène. Le jeune voleur se tient la mine basse, face à un brigadier visiblement en grande forme. De l'autre se tient les accusateur : un gras commerçant aux doigts crasseux et au regard porcin, et une dame à la bourse visiblement bien remplie. La cagou serre alors les dents. Quel imbécile ! Maintenant elle allait devoir risquer sa sécurité journalière pour lui permettre de fuir. Elle se promit de lui donner une bonne correction une fois que tout cela serait terminé. Ajustant son couvre-chef pour dissimuler ses cheveux trop reconnaissable, son visage s'orne d'un sourire goguenard : « Gros lard ! T'as pas honte d'accuser un pauv'gosse ? Si on devait condamner quelqu'un ici c'est toi avec tes bajoues de cochon, et tes miches bien grasses ! Ta femme doit étouffer quand tu la baise ! » lâcha-t-elle dans un ricanement moqueur, repris par quelques bohémiens désormais éparpillés dans la foule. « Et toi le nobliau ? Ils sont où tes p'tits amis d'la garde ? Sans doute aux putes, pour changer ! »
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Dim 29 Oct - 21:41

Le marché des illusions

events
Il y avait des temps plus propices au vol que d'autres. C'est un fait, on ne vol pas le dimanche après la messe parce contre au marché c'est du pain bénis pour toute la racaille de Paris qui a appris à avoir la main habile. Je m'étais levée tôt se matin, retrouvant mes guenilles habituelle et profitant de replier les beaux vêtement que j'avais mis hier, il faudra que je remercie Léo, ses conseils avaient été des plus efficaces. J'avais promis à Adam de ne plus m'absenté aussi longtemps, mais il était hors de question de me privé d'un bon petit marché, surtout que ma chasse précédente n'avait pas été très florissante. Il me fallait, nous fallait des pièces sonnantes et trébuchantes.

Me retrouvant bien rapidement dans la foule quelques heures plus tard, je me mis a observer comme je le faisais toujours. Ariane était là, c'était une des femmes que je ne volerais jamais, elle m'est bien trop précieuse, sans elle, je suppose que je serais morte de quelques blessure que j'aurais reçue. Cependant je ne la protège pas non plus au risque de mettre à ma ma couverture discrète. J'étais la petite souris, beaucoup me connaissais mais bien peu savait qui j'étais. Je tenais à garder précieusement mon anonymat. Une bourgeoise arrêtée devant l'étale de fleur à côté de moi, penchée sur un bouquet de rose, trois, deux, un... Si elle en voulait je crains qu'elle ne pourra plus les payer.

Je continuais de marché la bourse bien calée dans mon corsage, les mains dans le dos. Je profitait d'un étale de fruit et légume pour prendre une pomme comme petit déjeuner. Quand tout à coup des cris, cela me fit doucement sourire, pauvre fou, pauvres crétins c'est exactement ce qu'ils cherches c'est un coup montés ! Je ne voyais pas vraiment la scène à cause de l'attroupement mais je trouvais normal d'en profiter, ce avant que Adam ne me mette la main dessus, je l'aime, mais il aime trop s'amuser sans moi, il voulait me savoir à l'abri, c'est gentil, mais , moi c'est le risque que j'aimais et puis je savais que même si je me faisais prendre, je trouverais un moyen de m'enfuir.

Une, deux, trois bourses pas toute pleines bien sûr il ne fallait pas éveiller les soupçons. C'est à peu prêt à ce moment-là que la cavalerie arriva, il me faisait rire ses soldats, tellement ridicules. Cela ne m'empêchais pas de continué mon petit manège en toute discrétion, toujours en faisant mine de m'intéresser fortement à ce qui se passait. Une vois s'éleva; L'Egyptienne, voilà qui promettait de devenir intéressant, Je jetais un regard autours de moi Adam ne devait pas être loin non plus mais impossible de le voir, la foule était dense. J'avais beaucoup volé et il ne fallait surtout pas que je manque de vigilance à partir de maintenant.
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Dim 29 Oct - 23:35

Le marché des illusions

Intrigue
S'aurait du être une matinée comme les autres. Une éternelle journée merveilleuse où, comme toujours seule -du moins sans autre compagnie qu'un pauvre homme chargé de sa protection- Jane serait allé découvrir les merveilles françaises dont elle s'était depuis longtemps lassée mais qui lui donnait une occasion de ne pas étouffer à la cour. Une matinée où elle s'était pomponnée et, où, cachée sous une ombrelle, elle aurait goûté des fruits à la chair juteuse, où elle aurait ri et se serait sorti de l'esprit cet enfant qu'elle espérait imaginer. Après un passage sur les bancs de l'église, après un salut au prête, elle s'était glissée dans une foule trop nombreuses sans même prêter attention aux gens qu'elle voyait si ce n'était son éternelle complice qui lui avait sauté dessus au détour d'une étale et qui lui avait planté deux bises sonores sur les joues. Elle avait encore les traits tirés sous son maquillage, entraînant un petit sourire complice de l'anglaise.

Bras dessus bras dessous, les deux femmes avaient continué leur chemin jusqu'à ce qu'un cri les interrompe. Immédiatement, l'homme de Jane avait porté une main à son arme, sur la défensive. La comtesse avait levé les yeux au ciel avant de s'avancer pour tenter d'en voir plus sur ce qui avait causé les cris. Elle entendit un homme, plus que charmant, prendre la parole. Tout occupée à le dévorer des yeux, elle ne sentit pas la petite main qui se glissa à sa bourse, simplement le cri effaré de son amie.

Il y en a d'autre ! qu'elle hurlait déjà, sous le regard surprit de Jane.
Attention à vos bourses !

Une main moins agile que les autres, qui s'était fait prendre en ayant déjà eu le temps de fuir. Les iris de l'anglaise s'arrachèrent au joli visage du soldat qui avait été interrompu pour se glisser sur la foule. Il y avait sûrement, au milieu de tout ça, quelques hommes délestant les honnêtes gens. Quelque hommes qu'elle aurait voulu démasquer.
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Lun 30 Oct - 1:29

Le Marché des Illusions
Sampiero avait été traîné au marché de l’Ile de la Cité par quelques-uns de ses plus fidèles lieutenants, qui allaient savoir pourquoi s’étaient mis en tête d’y acheter du poisson… Mais le noble, qui n’aimait pas ce genre d’ambiances s’éclipsa assez rapidement, pour aller pioncer tranquillement sur un muret au bord de la Seine. En train de se reposer, il ne fit donc pas attention aux cris et aux accusations qui poussèrent une partie des badauds présents dans le coin à se masser autour d’une des étables. Les mercenaires corses avides de potins, firent eux très vite attirés par ce brouhaha et ils se frayèrent un chemin dans la foule compact afin de voir le spectacle d’un peu plus près. Et c’est en jouant des coudes, que Santu, dont le visage était partiellement recouvert de bandages reconnu une voix, puis un visage familier, celle de l’Egyptienne, la gitane qui avait osé lui casser le nez quelques semaines auparavant… et en plus de cela, la pétasse oser arborer fièrement le chapeau préférer de son très cher Colonel Général ! Là son sang ne fit qu’un tour et ni une, ni deux, il posa son immense main sur l’épaule de la rouquine et la regarda de toute sa hauteur. « Tu fous encore la merde toi !? Cette fois-ci je ne vais pas me retenir… Je vais te buter l’Egyptienne ! J’vais faire ce que Sampiero aurait dû faire la dernière fois ! »  Santu n’était pas un mauvais bougre, il était simplement revanchard et avec un sacré problème avec l’alcool… Mais alors qu’il allait frapper la « pauvre » femme, un autre bohémien arriva derrière lui pour lui asséner un grand coup de matraque ! Après cela, il lâcha une pluie de jurons, qui cette fois-ci réveilla ‘Piero qui abandonna sa petite cachette pour se diriger vers la foule. Au même moment un autre mercenaire débarqua pour défendre son frère d’arme qui venait de se faire lâchement attaquer dans le dos ! La situation était extrêmement tendue…

Et alors qu’une bagarre générale semblait inévitable, l’héritier de la Maison d’Ornano, montra rapidement le bout de son nez et s’interposa… Il n’avait pas fait attention à cette histoire de vol et ne se doutait même pas que les miraculés s’étaient lancés dans une opération de sauvetage qui semblait peine perdue. Néanmoins, le méditerranéen ne voulait pas que la situation dégénère davantage, alors, il se contenta de se placer devant Santu qui était le plus véhément :

« Attends, pour cette fois-ci elle n’a rien volé c’est moi qui lui ait donné mon chapeau ! Et si tu veux régler tes comptes avec elle… alors règle ça en privé et loin de cette foule ! Ce n’est clairement pas un endroit pour régler ses comptes… »

Là il se retourna rapidement et plongea son regard noir dans les grands yeux bleus de la criminelle qui se tenait là juste en face de lui. « Putain Esmée, qu’est-ce que vous fichez là ? Cet endroit n’est pas assez chaotique pour toi !!? » Lâcha-t-il en murmurant, afin que son soldat et le gitan présent à quelque mètre n’entendent pas ce qu’il venait de dire. Il n’avait honte de rien, mais il ne voulait pas forcement être affilié à une tueuse…

AVENGEDINCHAINS
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Jeu 9 Nov - 23:32

Le marché des illusions

events
Adam allait me tuer, j'étais presque sûr qu'il était ici sur la place et qu'il me cherchait.
J'aimais le danger que procurait ce genre de situation tout en connaissant parfaitement les risques,
si j'était prise sur le fait on me couperait sans doute la mains et ça c'est si les gardes sont dans un bon jour, sinon on me flagellerait ou me tuerais en place public pour faire un exemple, mais honnêtement,
tout cela était un jeu, Je repérais certain petits voleurs et en un regard on se comprenait, à celui qui en volerait le plus, c'était puérile et dangereux mais ce jeu, j'y avais toujours joué, c'était mon univers.

Deux femmes riches s'avançaient pour voir le spectacle qu'offrait notre comparse d'infortune, ni une ni deux je n'hésitais. Le chaperon était bien trop occupé à regardé devant lui, une main agile dans la poche de cette femme brune richement vêtue et hop une bourse de plus avant de m'éloigner et d'entendre les cris de sa compagne était-ce moi qu'elle avait vu ou quelqu'un d'autre qui avait essayé.
Pour plus de sureté je ne me retournais pas et disparaissais sans la foule compact en glissant la bourse dans mon corsage. Il fallait que je reste calme surtout ne pas montrer que je me sens fondamentalement concernée, mais honnêtement je ne suis pas tranquille si cette bourgeoise m'a vue non seulement ma réputation en prenait un coup mais en plus et plus important j'étais en danger.
Il ne fallait pas que je paraisse pressée ni que je semble chercher quelqu'un je devais être normale une citoyenne pauvre de Paris, en attendant il est vrai que je regardais autours de moi je le cherchais lui ou l'un de ses compagnons
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Dim 12 Nov - 0:13

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Voilà bien longtemps que Blaise ne mendiait plus pour vivre, il marchait, espionnait, observait, s'assurait de la loyauté de tous. Quelle loyauté ? Celle à un Roi misérable ou celle à un peuple inégal et inégalé. Bien sûr, la loyauté de l'archissupot allait à ses pairs. Pas au Roi Thune quoi que le servir s'était servir la cour des miracles, jusqu'à nouvel ordre. Aussi, en juge de loyauté, il était l'homme idéal pour cette affaire et c'est donc dans ce but que malgré son mépris pour la foule, il marchait parmi les acheteurs et les commerçants sans leur prêter plus d'un regard, suivant des yeux ce garçon. Il en voulait. Il savait quelque part ce qui l'attendait mais il s'avançait, sa main était rapide, son geste assuré et naturellement, son complice avait scandé. La foule commençait à s'agiter et à cracher son venin déjà. Il en sourit. C'était bien pire que les coups sans doute.

Mais alors que tout semblait se présenter sous le meilleur jour, voilà que les soldats venaient à s'en mêler. C'était mauvais ça. Il fallait dire que c'était pas bien malin d'avoir choisi un marché mais bon, c'était pas lui qui en décidait. Tant qu'il était pas mis en danger personnellement, il s'en moquait bien. L'instinct de survie et plus fort que la loyauté, il l'avait toujours été et le serait à jamais qu'importe ce que d'autres pourraient en dire.

Et voilà que l'on commence à semer la pagaille. Il fallait permettre au gamin de se sauver et si pour ça y en avait une parfaitement loyale, c'était l'Egyptienne. Il sourit en coin, au moins n'aurait il pas à faire diversion en s'humiliant publiquement. Il fallait faire oublier aux soldat l'objet de leur intervention. Il s'appuya sur le bord de la Seine, observant l'ensemble de ce paysage agité en réfléchissant. Il était rusé, un peu plus que cette bohémienne dont la fougue était toutefois admirable.
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Dim 12 Nov - 11:37

Le marché des illusions

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Un chef ne dort jamais, il réfléchit. Dans mon cas je réfléchissais très intensément,
assis sur ce qui pouvais s'apparenté à une trône, fait d'os de bois et recouvert de plusieurs peau de bête, donnant à l'ensemble un aspect seigneurial plutôt effrayant. Lors que j'étais dessus cela était pire semble-t-il et bien tant mieux c'est là le but, j'ai une réputation à maintenir si on entre dans mon repère et que l'on ne se pisse pas dessus de trouille autant que je me jette dans la Seine de suite.

Enfin j'étais assis, les doigts croisés la tête penchée en avant les yeux clos, je réfléchissais, rappelons que je travaille principalement de nuit. Quant tout a coup mon fils Enzo entra, je reconnu sa démarche facilement. J'ouvris un oeil en grognant de mécontentement.

« Père y a du grabuge au marché, y a des soldats qui on arrêté un grosse des rues L'Egyptienne et sa bande et déjà sur place ça va dégénéré je suis sûr »

Je crevais d'envie de l'envoyer se faire voir. Je n'étais pas du genre proche des autre groupes de bohémien, en attendant il est vrai que s'il y a des soldats, cela pourrait rapidement finir en bain de sang et que je n'aimais pas l'idée que mon peuple soit victime de ça.

« Trouve ton frère, vous venez avec moi et vérifie que Belladone n'est pas dehors.Vous me rejoignez »

Dis-je en me levant, ajustant mon manteau en peau de bête correctement sur mes épaules et rabattant ma chevelure en arrière avant de sortir et de me rendre au marché, j'aimais le regard quelque peu apeuré des gens lorsque je passais grand, large, je n'avais pas du tout les mensuration d'un français moyen et cela m'amusait de les voir me craindre. J'arrivais en entendant l'Egyptienne insulter la garde.

« Tiens tiens tiens Il est claire que c'est plus facile de s'attaqué à un gosse qu'à leur parent pas vrai !
»


Dis-je assez fort d'une voix rocailleuse. Alors que la moitié des soldats se tournait vers moi alors que l'autre était concentrée sur la bohémienne.
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Dim 12 Nov - 12:48

Le marché des illusions

Intrigue n°1
Sortant d'un des souterrain menant à la Cour des Miracles, Da-Xia était résolue à prendre un petit bain de soleil. Elle s'était faite assez discrète ces derniers temps. L'envie de manipuler et de comploter lui passait des fois, elle ne voulait qu'une chose: c'était s'isoler.

Ce jour là, Xie s'était installée sur un bord de Seine en dégustant un peu de pain, des morceaux de poulets et des pommes. Elle voulait savourer le silence et le bruit de l'eau léchant les pierres et la vue des barques voguant. Emmitouflée dans sa cape, elle ne pensait pas du comment allait changer sa journée.

Entendant son nom, elle s'était retournée. Une de ses "servantes" courrait vers elle. Reprenant avec mal sa respiration, Xie lui demanda de se calmer et la raison de cette panique. La raison? Un jeune voleur de la Cour des Miracles s'était fait attrapé sur le marché. Certainement un débutant que son maître a envoyé trop tôt sur le terrain.
Dans d'autres circonstances, Da-Xia aurait répondu - même si elle détestait qu'on s'en prenne aux siens -que ce n'était pas grave et qu'il y avait d'autres voleurs pour désemplir les bourses des riches et remplir les leurs en même temps que leurs estomacs. Mais quand la jeune fille lui répondit qu'un attroupement s'était formé et que quelques membres de la Cour des Miracles étaient réunis là-bas, Da-Xia su que ça allait certainement dégénérer.

Normalement, elle n'aurait pas du y aller. Jean le lui aurait interdit par crainte qu'il ne lui arrive quelque chose. Mais elle avait l'habitude du danger... Elle n'avait pas toujours été ce joyau à garder dans un écrin et pouvait se défendre. C'est ainsi qu'elle se retrouva sur le marché.
Accompagnée d'un Cagou, Da-Xia cacha son visage quand elle reconnu Lucien, pour ne pas qu'il la reconnaisse, et vit Olympe un peu plus loin. Elle profita d'un mouvement de foule pour aller se cacher derrière un étalage de marchandises, toujours suivie et protégée.
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Gabrielle Morvan
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Âge : Bientôt 17 ans, un âge où on est plus tout à fait une enfant sans être tout à fait femme, où l'on commence à faire tourner des têtes et des regards.
Métier : Domestique, elle sert aux cuisines où elle a la responsabilité d'orner les différents desserts et encas, présentés au roi et à la cour, de fleurs.
Situation matrimoniale : Célibataire



Dim 12 Nov - 14:28

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Alors que l'agitation se faisait plus visible dans le marché, Adam pressait le pas, il devait lui mettre la main dessus. Tous ces honnêtes gens étaient en colère, ils avaient sans doute raison de l'être. Mais si ils osaient s'en prendre à elle, ils risquaient gros. Adam était un homme doux, un homme bon, il avait seulement grandit du mauvais côté de la barrière. Il était serviable, et sur bien des points, il n'avait rien à envier aux nobles se pavanant sur la place avec leur menton hautain. Toutefois, il ne fallait pas oublier qui il était, il était ce gamin qui s'était fait une place de choix à la force de ses poings. Aujourd'hui, il était respecté et en même temps craint. Si on osait s'en prendre à Lyanna, il partirait en guerre. Il n'y aurait aucune hésitation. Faire des veuves et des orphelins ne lui posait plus de problème quand nécessaire.

Quand enfin il la vit, tentant de se fondre dans la masse, il pinça les lèvres, se frayant un chemin jusqu'à elle ce qui n'était pas une mince affaire quand on avait sa carrure. Ôtant son menton, il le posa finalement sur ses épaules pour cacher sa tenue miteuse, la tirant dans le même geste face à lui, jetant un regard derrière lui pour s'assurer qu'elle ne soit pas suivie. Si elle fuyait en tentant de se faire discrète, c'était qu'elle avait fait un faux pas et il le savait, le moindre faux pas pouvait coûter très cher.

Passant un bras autour de sa taille, il la tourna vers lui, prenant ses lèvres.

"J'étais fou d'inquiétude... Tu ne devrais pas être là."

Il n'avait put réprimer ni son baiser ni son serment, quelque part, ils allaient de paire en cette instant. Elle avait été inconsciente mais c'était un peu ce qu'il lui plaisait chez elle aussi, son don pour éveiller en lui cette sourde inquiétude.
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Deus Ex Machina
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Dim 12 Nov - 14:46

Intrigue n°1 : Le marché des illusions

à la cour des miracles
Certains l'avaient justement deviné, l'initiation de ce futur voleur tirant à sa fin, après l'avoir battu et affamé des jours durant, on l'avait lâché dans la foule en lui désignant une victime avant de le dénoncer en toute conscience. Ce dans le seul espoir de s'en mettre plein les poches durant que la foule, émoustillée par l'évènement oubliait sa vigilance de rigueur.
Toutefois, pour les voleurs à la tire, rien ne s'était passé comme prévu puisque bien des soldats étaient aussitôt intervenus, prenant en otage, le jeune homme et son dénonciateur. Afin de sauver les deux hommes, on s'organise, plusieurs chefs de bande interviennent, rendant la situation bien plus risquée encore. Ce marché pourrait bien tourner au bain de sang, plus personne ne s'y trouve en sécurité.

Règles de vigueur lors de l'intrigue

◆ Cette intrigue est ouverte à tous les groupes du forum !
◆ Afin d'optimiser la fluidité de l'intrigue nous vous demanderons de privilégier les réponses courtes, maximum de 500 mots.
◆ Il n'y aura pas d'ordre de réponse, faites au gré de votre inspiration !
Deus Ex Machina pourra intervenir à n'importe quel moment pour faire avancer les choses.
◆ Pour vous inscrire à cette intrigue, rendez-vous ici !

Bon jeu !
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Lun 13 Nov - 8:42

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Les trois personnes impliquées dans l’incident se muraient dans le silence. Un silence qui, pour Lucien, trahissait leur culpabilité et certainement une complicité. Alors qu’il commençait à s’impatienter, Horace lui communiqua l’inquiétant résultat de ses observations :

« Ça grouille et ça vient, chef, des rats et des loups. »

Dans leur jargon, ce rapport signifiait : « Il y a de nombreux voleurs et tueurs dans la foule, et il en arrive davantage. »

Comme pour confirmer ces propos, l’agitation et les cris se multiplièrent, notamment chez un groupe de bohémiens. Attirés par le tumulte, les gardes situés aux abords du marché affluaient déjà. Le brigadier remercia intérieurement ces bruyants vauriens d’appeler ces précieux renforts.

Il en aurait besoin, car l’ampleur de cette réaction prouvait deux choses importantes.
D’une part, la Cour des Miracles était impliquée et possédait un repaire à proximité. Eux seuls étaient capables d’une telle organisation, et ses membres n’auraient pu affluer si vite sans un lieu de rassemblement proche du marché. La présence de quelques voleurs était anodine, celle d’une bande hétéroclite ne pouvait s’expliquer autrement.
D’autre part, sa prise détenait des informations utiles. Les miraculés ne se seraient pas massés de la sorte sans une bonne raison. Les trois larrons n’avaient peut-être rien avoué pour le moment, mais ils parleraient sous la torture. Le rôle de Lucien était de s’en assurer.

Après avoir rapidement évaluer la situation et compris les enjeux de cet incident qui n’avait plus rien de banal, le brigadier prit ses responsabilités. Au début, ses hommes et lui étaient trois face à la foule. Les forces s’étaient quelque peu équilibrées avec l’arrivée d’autres gardes, mais la situation risquait de dégénérer en bain de sang.
Sans hésiter davantage, il ordonna à ses hommes de former une barrière hermétique autour des trois prisonniers, à qui il adressa une parole menaçante :

« Si vous voulez vivre, ne bougez pas d’un pouce. Nous vous protègerons, ou vous tuerons si vous faites les malins. »

En réalité, il avait plutôt l’intention – et intérêt – de leur infliger des blessures aux jambes s’ils tentaient de fuir. Les morts ne pouvaient parler, les paralysés si.

Une fois le dispositif en place, le brigadier prit une grande inspiration, tira en l’air, puis hurla :

« Dispersez-vous ! Que personne n’approche ! »

La foule réagit exactement comme il l’avait espéré : par un mouvement de panique. Chacun cherchait à s’éloigner de l’origine du tir le plus rapidement possible, bousculant ses voisins pour se mettre hors de danger. Ce raz-de-marée bloquerait les miraculés suffisamment longtemps pour que des renforts plus conséquents, alertés par le coup de feu et les hurlements, arrivent sur place.

Si un scélérat trouvait le moyen d’approcher leur position, il serait accueilli par du fer ou du plomb. Quelques bleus, foulures et pieds écrasés étaient le prix que la foule devrait payer pour la sécurité de tous. Et, si Dieu le voulait, une piste dans la lutte de Nicolas de La Reynie contre la Cour des Miracles.


MESSAGE ADMIN : Attention Lucien, 500 mots et ton personnage n'a que deux hommes sous ses ordres propres, sois réaliste ! Merci.
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Mar 14 Nov - 13:44

Le marché des illusions

à la cour des miracles
Cette journée allait être une belle journée. Ou du moins, elle se devait de l'être. Aujourd'hui était un jour béni du ciel, car pour la première fois depuis des mois, Sarah avait obtenu l'autorisation de se prendre un jour de repos. D'ordonnance, ce genre de journée lui servait à prendre de l'avance sur le travail d'une robe, ou de rattraper son retard. Mais aujourd'hui, c'était différent. Elle avait décidé de prendre du temps pour elle et surtout pour Thomas, qu'elle laissait beaucoup trop souvent à son goût. Son fils était sa seule raison de vivre, de se battre, de se lever chaque jour. N'être qu'avec lui au lever et au coucher ne lui permettait pas de le voir grandir comme elle le désirait. Et il grandissait si vite… C'est pourquoi la jeune femme comptait profiter de cette journée pour être auprès de lui et profiter de ces petits instants qui la rendaient heureuse. Par chance, aujourd'hui était un jour de marché, le moment idéal pour sortir hors de leur logement et découvrir le monde avec son enfant.

Le marché était un lieu qu'affectionne tout particulièrement la couturière. C'est en ce lieu qu'elle pouvait rencontrer de nouvelles personnes, rêver sur des objets ou aliments qu'elle ne pourrait probablement jamais se procurer, mais aussi dépenser son argent pour son propre plaisir et celui de sa descendance.
Le petit garçon de 4 ans tenait fermement la main de sa mère, elle-même ne souhaitant pas la lâcher. Le marché était un lieu très fréquenté à cette heure de la journée et elle ne souhaitait pas le perdre de vue parmi tant de personnes, et encore moins qu'un homme -ou une femme- mal intentionné fasse du mal à son petit Thomas. Son autre main libre tenait un panier en osier dans lequel elle avait disposée quelques chiffons blancs, espérant y déposer quelques fruits et légumes. Sarah ne roulait pas sur l'or, mais son travail lui permettait de subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux de son fils, et là était le principal.

La sortie semblait bien démarrer et le panier se remplissait petit à petit…. Jusqu’au moment où la foule commença à s’agiter, visiblement à cause de voleur. Tirant Thomas contre elle, la jeune femme le sera et s’écarta un peu de la foule en voyant les soldats entourer petit à petit ce qui semblait être les coupables du jour. Le coup de feu la fit sursauter et elle sentait la poigne de son enfant de plus en plus forte. Pourtant, elle fut incapable de bouger, tétanisée à la foi par la peur et l’angoisse. Elle ignorait également où elle pouvait être en sécurité, car ignorant ce qui se passait exactement. Elle ignorait si elle avait été elle-même coupable d'un vol, tout ce qu'elle souhaitait, c'était rentrer en vie. La sortie devenait petit à petit un cauchemar.
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Dim 3 Déc - 12:11

Le marché des illusions

events
Les bohémiens étaient là mes hommes s'étaient dispercé dans la foule, certains avaient évidemment ordre de voler, d'autre simplement de surveiller. Mes deux fils avaient comme mission de trouver Belladone, elle n'était pas au repaire lorsque je suis parti alors si elle se trouvait ici ils devaient la retrouver. Quand à moi et bien j'avais l'objectif habituel, faire peur, je le faisais sans même m'en rendre compte avec ma carrure et mon regard assassin, je ne prenais jamais la peine de m'excuser lorsque je bousculais la foule, qu'ils crèvent tous. En venant ici, je ne cherchais pas la paix, loin de là je haïssait la garde et le roi, je lui pissais dessus ces monstres ont tué Jenna et tant d'autre juste parce qu'ils essayaient tous de survivre. Avant, quand j'étais encore jeune, j'étais, je crois un homme bon, je faisais ce que je faisais car je ne savais pas quoi faire d'autre pour gagner la croute mais maintenant, il est vrai que je le faisais avec plaisir et ce genre de manifestations, ou la situation peut dégénérer en quelques secondes, j'adorais car je faisais en sorte que tout parte en vrie par pure vengeance.

« Pour qui tu t'prends avec tes grand airs et ta caillasse autours du cou »

Hurlais-je à l'adresse du garde qui avait pris la parole ordonnant que la foule se disperse. C'est sûr qu'il avais l'air riche le fis de putain et qu'il n'avait pas volé les dorures qu'il portait, il les avait acheté bien proprement ou pire on les lui avait offert, il n'y avais aucun honneur à porter de telles bijoux si on avait pas payé le prix du sang pour les obtenir.

« T'es qui pour nous crevure ? t'es pas mon roi t'es pas mon chef et tu te permets de nous donner des ordres ? en maintenant un pauvre gosse juste parce qu'il avait faim t'es pas un homme ! Tu crois que tes hommes nous font peur mais ce que t'as pas compris petite blanc ! C'est qu'on est bien plus nombreux que vous alors c'est plutôt à toi de t'en aller si tu veux pas baiser ta bonne femme avec une queue en bois la nuit prochaine »

Continuais-je en entendant plusieurs gitans ricaner et abonder en mon sens la tension était palpable maintenant alors que je fixait le chef de ces petits soldats dans la moindre peur. Je n'avais pas encore sorti mes armes, il dégainera le premier, et s'il m'attaque se sera la guerre, car pour tout le monde le soldat aura attaqué un homme désarmé. Et cela prouvera en plus ce que j'ai dit. Le but était bien entendu de libérer le gosse mais ce n'était pas le seul objectif que je m'étais fixé au fond.
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Lun 11 Déc - 18:48

Le marché des illusions

Belladone & les autres
Belladone jouait avec une mèche de ses cheveux. Elle hésitait entre mettre le nez dehors ou rester bien au chaud dans la cache de son père. Enfin, au chaud, c’était une façon de parler parce qu’on ne pouvait dire qu’il faisait spécialement chaud ici. Enfin, Belladone s’en accommodait plutôt bien et elle avait appris depuis toute petite à faire avec. Après de longues minutes d’hésitation, la jeune adolescente qu’elle était avait fini par se décider. Elle avait faussé compagnie au regard de son frère Diego et était sortie discrètement dans les rues de Paris. En plus, ce jour-là, c’était jour de marché. Peut-être qu’elle ferait de bonnes affaires, plus ou moins cher, surtout moins chers.

Bella espérait aussi pouvoir trouver dans les rues de Paris sa petite souris préférée. Il fallait dire que depuis que Belladone avait fait la connaissance de Lyana, elle l’appréciait beaucoup. La jeune guérisseuse déambulait dans les rues de Paris lorsqu’un homme vint accuser un jeune garçon de vol. Bella n’était pas très loin et instinctivement elle s’éloigna du petit groupe qui se formait désormais alors qu’un soldat prenait les choses en main. Elle s’éclipsa un peu plus essayant de repartir d’où elle venait. Elle voulait au plus tôt retourner chez elle auprès de la haute stature protectrice de son père. Mais finalement, ce ne fut pas celle de son père mais d’Enzo qu’elle trouva en premier. « Père ne voulait que tu sortes, qu’est-ce tu fiches ici Bella. » La petite guérisseuse se rapprocha de son frère avec bonheur. « J’devais déjà être dehors. J’voulais juste trouver des plantes. » siffla Bella entre ses dents. « Père est là ? » questionna la demoiselle des rues. Enzo hocha de la tête et finalement les deux enfants du traqueur se retournèrent en même temps lorsque la voix de leur père raisonna dans la rue. Diego père faisait face au soldat et lui tenait tête.

Bella et Enzo se rapprochèrent alors en silence de la scène. « Tss faut sortir le gamin, Enzo. » Le garçon siffla entre ses dents. Enzo était évidemment pour l’aider mais il était hors de question qu’ils se fassent prendre tous les deux. Alors les deux enfants passèrent autour de la foule pour faire face à leur géniteur de l’autre côté des soldats. Belladonne ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire amusé.
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Guilhem de Gassion
diable béarnais
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Âge : vingt-sept ans.
Rang : Noble, Comte de Gassion, fils d'un maréchal de France.
Métier : Brigadier dans le régiment des Mousquetaires du Roi.
Situation matrimoniale : Célibataire, trop jeune pour se fixer.

Lun 11 Déc - 19:21

Le marché des illusions

à la cour des miracles
L’Egyptienne est tellement absorbée par la tâche qui lui incombe qu’elle n’entend pas la lourde carcasse d’un corse s’approcher massivement de sa position. Une main s’abat sur son omoplate, et Esmée cherche immédiatement à s’en dégager, un léger sourire flottant sur son visage « T’en redemandes encore ? Tu veux perdre ton nez ? J’me ferais un plaisir de t’ôter ce furoncle de ta trogne mon gars. » L’éclat d’une lame effleure alors sa paume, un de ses sbires venant immédiatement l’encadrer – bondissant sur celui qui la menace maintenant de son poing. La tension entre bohémiens et hommes d’armes est désormais à son comble, et Esmée ne fait rien pour rompre cette altercation qui commence à virer à la violence. Elle sait que ses comparses ne laisseront jamais qui que ce soit s’en sortir indemne après avoir porté la main sur elle, aussi elle s’apprête à créer une cohue qui distraira sans aucun doute la garde, et permettra de sauver le gosse des griffes des autorités. Or, c’est à ce moment que le Colonel-Général – et son diable d’amant – se décide à intervenir. La bohémienne range donc son arme, ajuste sur son crâne le chapeau à large bord qu’elle ne quitte plus, affichant un air à la fois provocateur et amusé lorsque Sampiero plonge son regard dans le sien : « C’est mes oignons, tu ferais mieux de déguerpir avec tes mignonnes, elles pourraient se faire mal. ». Elle désigne insolemment du regard les corses qui s’agglutinent derrière leur chef, tandis que les miraculés se rangent discrètement derrière Esmée qui glisse une main sur la chemise de l’homme du sud « Ou alors c’est que tu t’inquiètes pour moi mon tout beau, tu ne peux plus vivre sans moi ? »

Un coup de feu claque soudain dans l’air, provoquant hurlement et mouvement de panique dans la foute, poussant Esmée et sa bande loin de la scène. Donnant des coups de coudes pour se maintenir, malgré sa frêle constitution, elle veut profiter de l’instant pour attraper le gosse et le ramener à l’abri – ainsi que lui botter le cul comme il se doit pour les avoir tous compromis. « J’dois t’fausser compagnie, des affaires de voleurs, tu sais ce que c’est. » Elle le bouscule, se dégage, cherche à le fuir en traversant le flot humain tandis que la voix de stentor de Diego frappe sans concession et détourne l’attention de la Garde française.
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Deus Ex Machina
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Dim 4 Fév - 20:59

Clôture : Le marché des illusions

à la cour des miracles
La panique provoquée par les coups de feu tirés par les soldats a rameuté quelques bandes du quartier. Cependant, la foule les poussent et les repoussent, et malgré tout leurs efforts le jeune voleur est embarqué par les Gardes Françaises. Les mouvements de foules ont blessé plusieurs badauds, piétinés par leurs semblables, tandis que l’incident de la place du marché remonta jusqu’aux oreilles du roi qui renforça les patrouilles dans ce secteur.

Depuis cet événement, les voleurs et autres truands sont de plus en plus sur leurs gardes, car les arrestations – mais aussi les condamnations – se multiplient. Plusieurs voleurs furent pendus aux gibets pour montrer l’exemple, et la rage grogne dans les bas-fonds de la cité.
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